La mécanique des passions. Avec Alain Ehrenberg à la Librairie Mollat.


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03.12.2018

De nouvelles sciences du comportement humain ne cessent de prendre de l'ampleur et de susciter l'engouement depuis le début des années 1990 : il s'agit des neurosciences cognitives. Leur ambition est de faire de l'exploration du cerveau le moyen de traiter les pathologies mentales (comme la dépression ou la schizophrénie) mais aussi de nombreux problèmes sociaux et éducatifs, comme l'apprentissage ou la maîtrise de ses émotions.
Ces sciences sont-elles devenues le baromètre de nos conduites et de nos vies, prenant la place autrefois occupée par la psychanalyse ? L'homme "neuronal" est-il en passe de remplacer l'homme "social" ?
Alain Ehrenberg montre que l'autorité morale acquise par les neurosciences cognitives tient autant à leurs résultats scientifiques ou médicaux qu'à leur inscription dans un idéal social majeur : celui d'un individu capable de convertir ses handicaps en atouts en exploitant son "potentiel caché". Elles sont la chambre d'écho de nos idéaux d'autonomie.

Les droits de l'homme dénaturé. Avec Grégor Puppinck aux mardis de Politique Magazine.


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08.01.2019

Les droits de l'homme ? Après la Seconde Guerre mondiale, ils apparaissaient comme une promesse universelle de paix et de justice. Aujourd'hui, ils sont devenus un champ de bataille idéologique, le terrain sur lequel se confrontent les civilisations en lutte.
Car les droits de l'homme sont d'abord le reflet de notre conception de l'homme. Or, celle-ci a beaucoup changé depuis la rédaction de la Déclaration universelle, en 1948.
Alors que cette déclaration d'après-guerre s'inspirait encore des droits naturels, l'affirmation de l'individualisme a généré de nouveaux droits antinaturels, conduisant aujourd'hui à l'émergence de droits transnaturels qui promettent le pouvoir de transformer la nature.
À l'oeuvre au coeur de cette transformation : la réduction de la dignité humaine à la seule volonté individuelle, au mépris du corps. Au-delà, les droits de l'homme accompagnent discrètement le transhumanisme, oeuvrant au dépassement de la démocratie représentative.

La crise des natures à l'ère de l'Anthropocène. Avec Philippe Descola à l'Université de Lausanne.


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24.11.2015

Le divorce entre les sciences de la nature et les sciences de la culture n'a cessé depuis un siècle de s'aggraver. Or l'inquiétude suscitée par les risques environnementaux ou biotechnologies montre assez que la compréhension de tels phénomènes n'est pas du seul ressort de la génétique ou de la climatologie et qu'elle exige une réflexion plus ample sur les usages et les représentations contrastés de la nature, à la fois milieu de vie pour les humains et substrat biologique de leur identité.
C'est le projet que nous propose le professeur au Collège de France Philippe Descola, l'anthropologue français le plus étudié et le plus commenté dans le monde depuis la publication de son ouvrage Par-delà nature et culture, paru en 2005, dans lequel il expose les différentes manières d'agencer les continuités et discontinuités entre l'homme et son environnement.

Contre le libéralisme. Avec Alain de Benoist au Cercle Pol Vandromme.


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19.03.2019

Une société libérale est une société où dominent la primauté de l'individu isolé, l'idéologie du progrès, l'idéologie des droits de l'homme, l'obsession de la croissance, la place disproportionnée des valeurs marchandes, l'assujettissement de l'imaginaire symbolique à l'axiomatique de l'intérêt. Le libéralisme a acquis en outre une portée mondiale depuis que la mondialisation a institué le capital en tant que réel sujet historique de la modernité. Il est à l'origine de cette mondialisation, qui n'est jamais que la transformation de la planète en un immense marché. Il inspire ce qu'on appelle aujourd'hui la "pensée unique" libérale-libertaire. Et bien entendu, comme toute idéologie dominante, il est aussi l'idéologie de la classe dominante.
Le libéralisme est une doctrine philosophique, économique et politique, et c'est comme tel qu'il doit être étudié et jugé. Le vieux clivage droite-gauche est à cet égard de peu d'utilité, puisque la gauche morale, oubliant le socialisme, s'est ralliée à la société de marché, tandis qu'une certaine droite conservatrice ne parvient toujours pas à comprendre que le capitalisme libéral détruit systématiquement tout ce qu'elle veut conserver.
Alain de Benoist nous propose d'aller à l'essentiel, au coeur de l'idéologie libérale, à partir d'une analyse critique de ses fondements, c'est-à-dire d'une anthropologie essentiellement fondée sur l'individualisme et sur l'économisme - celle de l'Homo oeconomicus.

Quand la société n'est pas un marché. Avec Alain de Benoist sur TV Libertés.


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03.2019

À l'heure où les démocraties illibérales rencontrent un succès croissant, Alain de Benoist décortique une idéologie déclinante -le libéralisme-, mais toujours hégémonique.

A. Le libéralisme : une erreur anthropologique ?
 1. Définition du libéralisme
 2. Une même racine, une même école, le primat de l'individu
 3. La religion des droits de l'homme et du progrès
 4. La société première dans l'histoire, non l'individu
 5. Comment retrouver les anciennes solidarités ou en inventer de nouvelles ?
 6. Un couple maudit : l'Etat-providence et la souveraineté absolue de l'individu
 7. C'est l'Etat moderne qui invente les marchés pour des raisons fiscales
 8. La folie anthropologique du contrat social
 9. Le politique l'emporte sur l'économique et non l'inverse
 10. Les droits subjectifs en question
 11. Le citoyen peut-il se sacrifier pour la patrie ?
 12. Le juste ou le bien ?

B. L'efficacité du marché de l'ordre des moyens, non des fins
 1. Le paradigme de l'homo oeconomicus
 2. Equilibre, ordre spontané, concurrence pure et parfaite
 3. De plus en plus de demande non solvable
 4. Pierre Manent et le refus du libéralisme d'examiner les fins sous l'angle du bien (problème de l'intérêt général)
 5. Pourquoi les sociétés libérales ont-elles du mal à légiférer sur la bioéthique ?
 6. Evocation de Péguy et Bernanos, ce qui est né par l'argent périra par l'argent !
 7. Société de marché ou société du marché.
 8. L'emballement capitaliste de l'argent : illimitation du capitalisme, hybris, démesure…
 9. Suis-je ce que j'ai ou ai-je ce que je suis ?
 10. Le néocapitalisme financier, dévalorisation de la valeur et absence de soubassement réel à la monnaie, le QE et la financiarisation de l'économie
 11. Une banque de la transition écologique ?

C. Libéralisme et démocratie
 1. Crise de la représentation
 2. La démocratie parlementaire représentative dite libérale, deux réalités disjointes désormais
 3. Quand le peuple n'est souverain que le jour des élections
 4. Lisbonne, Brexit les exemples se multiplient
 5. Un homme une voix différent de un citoyen une voix
 6. Le Conseil Constitutionnel et la Cour Européenne des DDH contre les peuples
 7. Les démocraties illibérales à l'est de l'Europe
 8. Le libéralisme est impolitique par nature (Carl Schmitt)
 9. Macron : droite et gauche dépassées par le libéralisme
 10. Ecrasement des partis de gouvernement
 11. Un monde s'efface, les Gilets Jaunes comme manifestation de l'épuisement de la démocratie libérale
 12. Un point de rupture significatif, progressistes contre populistes
 13. Effacement des modes de légitimation du libéralisme (consommation, emploi etc.)
 14. La davocratie (Michel Geoffroy) : la super classe mondiale contre les peuples
 15. Retour du localisme, des nouvelles sociabilités illustrées par les Gilets Jaunes sur les ronds-points
 16. Conservateurs et libéraux désormais en voie de séparation
 17. Les Gilets Jaunes, une répétition générale

Émission "Politique & Eco", animée par Olivier Pichon et Pierre Bergerault.

Combattre l'oligarchie. Avec Olivier Rey et Natacha Polony à Sciences-Po.


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28.01.2019

Personne, au sein de notre classe politique, n'aurait aujourd'hui l'idée de ne pas se présenter comme un défenseur de la démocratie. Alors même que tout le monde est démocrate, il apparaît pourtant que la démocratie représentative dans laquelle nous vivons n'est ni représentative ni même réellement démocratique.
Le sentiment de dépossession s'étend de plus en plus en France et le peuple comme sujet politique a de moins en moins l’impression d'être pris en compte dans le processus de décision politique. La crise des gilets jaunes nous le montre chaque jour, et les racines de cette crise sont profondes.
Il est donc plus que jamais urgent, pour quiconque défend la souveraineté populaire, de s'interroger sur les implications d'une authentique reconquête démocratique et sur la manière de recréer de l'autonomie, condition nécessaire à celle-ci. Notre société est en effet de plus en plus aliénante et il nous faut entamer une remise en cause profonde du système à l'origine de cette aliénation.
Afin de mener cette réflexion, deux penseurs qui ont consacré une grande partie de leur œuvre à la question de l'autonomie sont reçus : la journaliste et essayiste Natacha Polony et le philosophe et mathématicien Olivier Rey.

Une conférence organisée par l'association "Critique de la Raison Européenne".

Augustin Cochin et la Machine révolutionnaire. Avec Patrice Gueniffey à la Nouvelle Action Royaliste.


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13.02.2019

C'est François Furet qui tira d'un oubli qui n’était pas innocent un historien et sociologue qui travailla hors du cadre universitaire et produisit une œuvre indispensable à la compréhension du phénomène révolutionnaire : Augustin Cochin étudie en effet le rôle des sociétés de pensée dans le déclenchement de la Révolution française et dans le développement de la démocratie – loin des analyses complotistes et de la mystique du peuple révolutionnaire.
Chartiste de formation et historien de métier, Patrice Gueniffey a préfacé les œuvres complètes d'Augustin Cochin et nous présente La Machine révolutionnaire.

Délivrez-nous du bien. Avec Natacha Polony et Jean-Michel Quatrepoint au Cercle Pol Vandromme.


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21.11.2018

L'atmosphère est lourde. Les phrases, les situations qui semblaient autrefois anodines deviennent des crimes. Nous sommes tous coupables, et les inquisiteurs nous guettent. Coupables d'avoir bu un verre, d'avoir blagué sur les femmes, de manger de la viande, d'avoir offensé une minorité quelconque. Coupables d'avoir été du côté des "dominants". Chaque jour, un citoyen qui se croyait, non pas un héros, mais un type à peu près bien, se retrouve cloué au pilori, sommé d'expier ses crimes et de faire repentance.
Derrière cette traque aux dérapages et ces entreprises de rééducation, un mécanisme : la tyrannie de minorités qui instrumentalisent des combats essentiels, pour les transformer en croisade contre une supposée majorité, contre les "dominants". Au nom du Bien, on modifie le vocabulaire, on nie le plaisir, on criminalise le désir, on réécrit l'histoire.
Ces nouveaux bigots, qui détestent l'Homme tel qu'il est et le rêvent selon leurs diktats, sont les idiots utiles d'un néolibéralisme qui atomise les sociétés et fragilise les structures traditionnelles pour mieux imposer sa vision manichéenne du monde.