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Qu'est-ce qui inquiète dans l'enfant qui inquiète ? Dans des sociétés individualistes, l'enfant est compris comme un individu spécifique et, s'il inquiète, c'est parce que son trouble, quel qu'il soit, empêche le processus de socialisation et l'accession à l'autonomie. Pour autant, cette autonomie, si prégnante dans les projets éducatifs et thérapeutiques, n'est jamais questionnée ou définie.
Émission "Egosystème", animée par Florence Farion.


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Qu'est-ce qui inquiète dans l'enfant qui inquiète ? Dans des sociétés individualistes, l'enfant est compris comme un individu spécifique et, s'il inquiète, c'est parce que son trouble, quel qu'il soit, empêche le processus de socialisation et l'accession à l'autonomie. Pour autant, cette autonomie, si prégnante dans les projets éducatifs et thérapeutiques, n'est jamais questionnée ou définie.


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Philosophe et mathématicien, Olivier Rey explore les raisons profondes du déclin de la natalité en Occident, interrogeant notre rapport à la vie, à la mort et à l’avenir.
Alors que l'humanité a toujours vécu dans la précarité, ce qui n'empêchait pas nos ancêtres de procréer, il semble qu'aujourd'hui, l'idée de maîtriser notre destin grâce au progrès s'effrite : les défis écologiques, les incertitudes économiques et une vision individualiste de la liberté rendent l'enfantement moins évident.
Comment la société moderne, obsédée par la survie et l'évitement des contraintes, en vient-elle à considérer l'enfant comme un frein plutôt qu'une source d'épanouissement ?
- 0'00'00 : Pourquoi avoir écrit ce livre ?
- 0'01'49 : L'effondrement démographique qui vient
- 0'09'30 : L'avenir sombre, ou incertain ?
- 0'23'00 : Trop pauvres pour être parents, vraiment ?
- 0'26'43 : Le mode de vie individualiste
- 0'33'19 : Plus de décès que de naissances
- 0'36'52 : La quête de l'autonomie
- 0'43'41 : Les leçons du moment covidien
- 0'49'00 : La sacralisation paradoxale de la vie
- 0'53'32 : La mentalité "survivaliste"
- 1'03'38 : Le désir d'immortalité
- 1'11'19 : La société sans contact
- 1'15'42 : Conseil de lecture d’Olivier Rey
- 1'17'10 : Pourquoi lire ?


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Dépression, addiction et obésité sont les maux de nos sociétés. Autrefois l'apanage des élites, ces pathologies voient aujourd'hui leur prévalence augmenter dans les milieux défavorisés. Que disent-elles du XXIe siècle ?
L'anxiété a supplanté la peur, le stress annonce la dépression et favorise les addictions et les conduites obésogènes. S'appuyant à la fois sur la sociologie, la psychologie et les neurosciences, Hugues Lagrange montre que ces pathologies naissent d'un déséquilibre entre notre héritage génétique ancestral et les exigences du monde moderne. Ce faisant, il révèle que les formes contemporaines de domination nourrissent l'isolement et la honte, et contribuent à la dégradation de l'estime de soi. Ce mal-être altère le désir et l’accès au plaisir, entravant chez une fraction d'entre nous la capacité de restaurer des relations aux autres et à soi équilibrées.
Récusant la dissociation entre le social et le biologique, Hugues Lagrange met au jour l'investissement des corps par les tensions sociales.
- 0'00'00 : Pourquoi avoir écrit ce livre ?
- 0'04'12 : Avènement et massification des pilules
- 0'13'40 : L'efficacité relative des antidépresseurs
- 0'18'05 : Pathologies de l'individualisme
- 0'27'25 : Peur/anxiété/dépression chez les souris
- 0'36'35 : Sociologie du mal-être
- 0'45'48 : Typologie des drogues
- 0'56'13 : Qu'est-ce que l'extro-détermination ?
- 1'07'30 : La théorie du "Facebook-émissaire"
- 1'13'11 : De la mort du père à la tyrannie des pairs
- 1'21'11 : Conseils de lecture
- 1'25'39 : Pourquoi lire ?
Un entretien mené par Pierre Valentin.


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Chef d'entreprise, intellectuel et homme politique, Laurent Ozon est invité à partager sa vision d'abord écologique du social.
De l'impact des technologies numériques sur nos vies à la nécessité de lutter contre l'artificialisation des paysages et des rapports sociaux, des défis posés par la dissonance cognitive entre nos idéaux et nos modes de vies, il insiste sur l'importance de comprendre les émotions et les interactions humaines pour construire une société plus harmonieuse.Sont également explorées : les enjeux de la relocalisation économique, la nécessité de repenser notre rapport à la nature et aux communautés locales, et les limites de l'innovation technologique.
L'occasion de partager des anecdotes personnelles et des exemples concrets qui offrent une perspective à la fois critique et constructive sur les défis écologiques et sociaux contemporains.
Un entretien mené par Raphaël Paillot.Un entretien mené par Raphaël Paillot.



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C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.


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La pensée de Max Stirner repose essentiellement sur un seul livre, L'Unique et sa propriété (1845), où il démontre que l'homme est unique et qu'il se doit de considérer tout comme sa propriété. Parvenir à la libre conscience de soi, c'est se faire valoir à n'importe quel prix, même au prix du crime ; c'est faire appel aux virtualités créatrices du Moi, c'est permettre au Moi d'édifier un univers où l'homme rencontre les autres dans une totale indépendance.
A l'origine de l'anarchisme individuel, Max Stirner annonce le surhomme nietzschéen et la revalorisation de la personne humaine tentée par l'existentialisme. Une pensée passionnante à redécouvrir.
Émission "Une vie, une œuvre", produite par Jean Daive et Claude Giovannetti.



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Si les sociétés occidentales n'ont cessé d'évoluer au fil de leur histoire millénaire, la vitesse et l'ampleur des transformations qu'elles ont vécues au sortir de la seconde guerre mondiale sont sans précédent. Déferlements techniques, basculements sociaux, bouleversements idéologiques, métamorphoses des mœurs : comment penser ces mutations anthropologiques dont le "wokisme" et son ambition de rééducation populaire semble être l'ultime radicalisation ? Cette véritable révolution culturelle menée tambour battant et ses multiples implications n'ont toujours pas été pensées à leur juste mesure, civilisationnelle.
C'est ce à quoi se consacre depuis trente ans Jean-Pierre Le Goff, héritier de Claude Lefort et de Cornelius Castoriadis, sociologue et philosophe dont les multiples mais discrètes publications sur le monde du travail, la vie de village, l'héritage des années 60 ou la disparition de la Gauche, tentent de dresser le double portrait de cette France qui disparaît et de cette France qui advient.