Y-a-t-il une alternative à la société libérale ? Avec Jean-Claude Michéa et Mathieu Laine à Répliques sur France Culture.


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14.01.2017

Le libéralisme est le grand sujet d'étude et d'inquiétude de Jean-Claude Michéa. Après L'empire du moindre mal, Le complexe d'Orphée, et La gauche et le peuple, échange épistolaire avec Jacques Julliard, il publie Notre ennemi, le capital.
Aussi enthousiaste que Michéa est critique, Matthieu Laine , auteur du Dictionnaire amoureux de la liberté, vient de préfacer une anthologie des discours de Margaret Thatcher. Le titre de cette préface est : "France, cet impérieux besoin de Thatcher".
La discussion sera vivve entre ces deux invités qui, de leurs points de vue respectifs, tenteront de nous éclairer sur l'origine, la dynamique et les impasses du système économique et social dans lequel nous vivons aujourd'hui.

Des nombres peuvent-ils dire le monde ? Avec Olivier Rey chez Etienne Klein sur France Culture.


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07.01.2017

Une mesure, de quelque nature qu’elle soit et à quelque objet qu’elle s’applique, aboutit toujours à des nombres. Dès lors, simple relation de cause à effet, à mesure que les mesures se font plus nombreuses, les nombres se font toujours plus envahissants. Ils engendrent quotidiennement des myriades de courbes et de graphiques, ils se déguisent en indices, en pourcentages, en taux, et ils alimentent à haute cadence toutes sortes de statistiques. Cet empire ou cette emprise du nombre est un fait, et même un "fait social total", eut dit Marcel Mauss : les statistiques règnent désormais sur la société, régentent les institutions, colonisent la politique et affectent la vie sociale sous tous ses aspects.
Une entité aussi dépouillée qu’un nombre serait-elle capable d’emporter avec soi, comme dans un filet, quelque chose de la substance dont il est issu ? À première vue, la "nombrification" du monde semble plutôt pulvériser le réel pour ne plus nous laisser que la cendre des chiffres. Mais ne devrions-nous pas plutôt lire la situation dans l’autre sens, c’est-à-dire considérer que c’est notre façon d’habiter le monde qui l’a transformé en un simple reflet de la statistique ?
Retour sur la question avec Olivier Rey, mathématicien et philosophe, et son dernier essai Quand le monde s'est fait nombre (Stock).

Emission "La conversation scientifique", animée par Etienne Klein.

Louis Dumont (1911-1998). Avec Stéphane Vibert au Collège des Bernardins.


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01.06.2016

Anthropologue, spécialiste de l'Inde, Louis Dumont a nourri toute une réflexion sur les sociétés occidentales. Partant de l'étude des castes, il procède par "détour anthropologique" : confrontation avec des mondes humains radicalement différents qui induit une compréhension renouvelée de la culture occidentale, de son histoire et de son originalité. Aussi, toute l'entreprise de Dumont - dont l'œuvre traverse les domaines les plus variés : philosophie, histoire, droit, sciences politiques, sociologie, anthropologie - tente-t-elle de mieux appréhender les contours d'une modernité centrée autour de l'individualisme, en contraste avec le holisme porté par d'autres civilisations, dont l'Inde constitue le paradigme.
Car même dans les régimes démocratiques, la prééminence en valeur de l'individu libre, moral et rationnel, ne reste pas moins soumise à l'existence d'une société comme "sens, domaine et condition du sens", dont les significations partagées contribuent à définir le "bien commun".

Quand le monde s'est fait nombre. Avec Olivier Rey à la Bibliothèque nationale de France.


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03.12.2016

Dans son dernier livre, Quand le monde s'est fait nombre (Stock, 2016), Olivier Rey (mathématicien et philosophe​, chargé de recherche au CNRS​) s'intéresse au symptôme que constitue le déferlement des statistiques.
Moyen au service d'une mesure du monde, ​ces dernières sont devenues une fin en soi. C'est parce que nous nous accrochons ​furieusement ​à nos différences que ​nous les avons fait disparaître.
Nous sommes ainsi devenus la proie du nombre. Le règne des statistiques ne nous a pas été imposé, il est le fruit de notre individualisme​, ou​ le tyran que nous nous sommes choisi.

La société du malaise. Avec Alain Ehrenberg à Rennes.


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05.06.2013

Alain Ehrenberg s’est particulièrement intéressé à l'individualisme contemporain et aux changements qui en résultent pour la vie privée mais aussi la vie en société.
Dans son ouvrage paru en 2010, le sociologue analyse la société du malaise. Celle-ci reposerait sur une double idée : le lien social s’affaiblit tandis qu’en contrepartie l’individu est surchargé de responsabilités. L’originalité de son analyse tient à la confrontation entre deux contextes forts différents : la France et les Etats-Unis.
Ce regard croisé met en lumière le pessimisme de notre représentation qui apparaît comme une spécificité nationale. Cet élargissement de perspective offre ainsi une image plus claire et plus nuancée des inquiétudes logées dans le malaise français et par là-même ouvre probablement des pistes nouvelles sur ce par quoi nous pouvons faire société.

La psychanalyse et le fait religieux : l'attraction fondamentaliste. Avec Marcel Gauchet pour l'Espace Analytique à Paris.


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10.03.2016

Notre siècle voit coexister un éloignement de la pratique religieuse comme fait social structurant avec des retours brutaux de son invocation politique. Il est apparu que ce qui pour certains n’avait pas d’avenir en un siècle athée, et qui pour Freud était une illusion, a bel et bien un présent.
La psychanalyse mesure selon ses concepts la place du fait religieux pour l’être parlant, elle en pèse le poids, étudie les ressorts de la croyance, évalue les conditions de l’athéisme.
Il est temps d’évaluer ce que l’élaboration  psychanalytique observe du fait religieux, et ce qu’elle reconnaît comme efficace structurel susceptible d’assurer les fonctions nécessaires à la construction du sujet, que cela accompagne ou non une croyance religieuse, laquelle peut aussi bien participer à une structure efficace qu’être utilisée comme ravage.

La démocratie est-elle la religion du mondialisme ? Avec Maxence Hecquard chez Philippe Maxence sur Radio Courtoisie.


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24.05.2016

La démocratie est aujourd’hui une valeur sacrée, une véritable religion. Dans son dernier ouvrage où toute l’histoire de la pensée politique moderne et contemporaine est citée à comparaître, Maxence Hecquard revisite les fondements et la genèse de cette religion séculière.
L’antique ordre du monde s’est écroulé. La mort de Dieu, définitive depuis Darwin, fait place à un État de droit fondé sur une "vérité scientifique" : le Progrès. Qui contesterait un tel régime ?
La cohérence remarquable du système apparaît ainsi à l’énoncé de la métaphysique sous-jacente : celle d’un univers en évolution peint par Condorcet et Teilhard de Chardin, mais véritablement pensé par Kant, Hegel et Darwin.
La démocratie est le moment politique de ce progrès. Hasard et liberté, droit et morale, intérêt et bien commun forment désormais autant de couples indissolubles. Le lien social devient essentiellement économique.

L'imposture de la démocratie : vers un nouveau régime politique ? Avec Eric Guéguen et Christophe Buffin de Chosal sur TV Libertés.


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06.2016

Le philosophe Eric Guéguen et l'historien belge Christophe Buffin de Chosal nous propose un débat de haut vol sur notre émocratie et les maux qui en découlent.
Tous deux partagent l’idée selon laquelle notre gouvernement représentatif est un régime moribond incapable d’assurer le bien commun.
A travers le prisme du libéralisme, ils reviennent sur la notion d’opinion publique, proposent une critique des mouvements populistes en Europe et tentent de donner des pistes pour élaborer un régime taillé pour la France.