Ou en sommes-nous ? Une esquisse de l'histoire humaine. Avec Emmanuel Todd à la Librairie Dialogues à Brest.


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22.09.2017

Pour comprendre le monde d'aujourd’hui, Emmanuel Todd mobilise dans son dernier livre le produit de 45 ans de recherches sur la famille, la religion, et l'idéologie. C'est, en effet, dans les profondeurs les moins conscientes de la vie sociale, celles auxquelles Emmanuel Todd a consacré sa vie de chercheur, que gît, affirme-t-il, l'explication de ce qui nous apparaît comme le grand désordre du monde.
Fondamentalement tourné vers l'intelligence de notre actualité, son dernier livre ne prend donc son ancrage dans l'émergence d'homo sapiens que pour mieux comprendre homo americanus et le phénomène Trump, la politique de puissance sans compromis de la Russie, la paralysie d'une Europe désormais dominée par l'Allemagne, la désintégration religieuse et étatique du Moyen-Orient.
Il propose, en bref, une revisitation complète de l'histoire de l'humanité pour apercevoir ce qui nous attend demain.

Qu'est-ce qu'être républicain aujourd'hui ? Avec Jean-Fabien Spitz pour les Amis de la Liberté à Nice.


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15.10.2016

Le modèle républicain en France appartient-il au passé ? La réponse à cette question ne semble plus faire de doute aujourd'hui.
Pour les libéraux, le modèle jacobin fantasme l'égalité abstraite de tous les citoyens mais il ne réussit, au nom de cet idéal, qu'à étouffer la société civile sous le poids de la bureaucratie et à paralyser les initiatives et la liberté des individus.
Les partisans déclarés de la république tiennent, pour leur part, que le projet d'autogouvernement est une arme de résistance à la marchandisation et à la transformation de la société politique en servante de la production et des échanges.
Si les libéraux ne veulent voir que l'économie, ils ne veulent voir que le politique, et demeurent convaincus qu'une société d'individus sans projet politique commun est vouée à la dévitalisation. Or le républicanisme français a toujours été autre, porteur d'une philosophie politique originale.
Profondément individualiste, elle pose que l'aspiration centrale de l'homme moderne - le bien être - est un objectif créateur de lien social pour autant qu'il est poursuivi dans des conditions d'égalité des chances. Cette égalité, qui légitime aux yeux de tous la quête individuelle du bien être, seule la présence de la puissance publique dans le jeu social la rend possible. Les sociétés modernes sont cimentées par la représentation de l'égalité de leurs membres. Or cette égalité trouve sa réalité non pas dans l'activité abstraite des citoyens débattant les uns avec les autres de ce qu'ils veulent faire ensemble, mais dans la construction d'un mode de répartition qui assure à chacun la même chance de vouloir et de faire par lui-même. Le fondement de l'être ensemble n'est pas l'action commune mais la justice de son objet.
Inactuel, le républicanisme ?

La montée des inégalités : qu'en est-il dans le monde arabo-musulman ? Avec Thomas Piketty à l'Institut du Monde Arabe.


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09.03.2017

La publication du Capital au XXe siècle a relancé le débat sur la montée des inégalités. Publié au Seuil en 2013, succès d'édition, ce livre a été traduit en une quarantaine de langues, notamment en arabe.
L'économiste Thomas Piketty y démontre, études chiffrées à l'appui, que l'absence de régulation du système capitaliste débouche sur l'accroissement des inégalités et menace à terme la démocratie.
Piketty reviendra, dans une perspective historique, sur les niveaux de concentration du revenu et du capital observés au cours des dernières décennies au Moyen-Orient et dans le monde arabo-musulman.
Il s’interrogera enfin sur les liens entre inégalité, modernité et religion.

Mises au point, par Michel Drac.


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2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, donne son opinion sur des points d'actualité, en essayant de les comprendre des points de vue historique et politique.

Des villes intelligentes, sans blagues ? Avec Claude Rochet au Cercle Aristote.


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15.05.2017

Les villes intelligentes représentent un marché évalué à 350'000 milliards de dollars US pour les trente décennies à venir (250 en infrastructure et 100 en usage), à modèle économique, technologique et social inchangé, c’est-à-dire concernant la réhabilitation des tissus urbains existants et la construction de nouvelles villes.
Ce modèle économique n’est pas durable en ce sens qu’il reproduira les dysfonctionnalités des villes actuelles avec des émissions croissantes de CO2, de production de déchets et de nuisances urbaines. Et les scénarios plus agressifs intégrant des technologies et artefacts nouveaux pour maîtriser les émissions polluantes et améliorer l’efficacité énergétique estiment le volume de dépenses à 450'000 milliards USD.
Cet enjeu de marché s’inscrit dans un ensemble d’enjeux plus vastes : problèmes démographiques et économiques, géopolitiques, question de l'innovation et transformation des modèles d'affaires des firmes et de l'action publique.
Après un exposé de ces enjeux, Claude Rochet nous propose des pistes d’action pour une stratégie française des villes intelligentes.

Les hommes de Néandertal. Avec Marylène Patou-Mathis au Forum Universitaire De l'Ouest Parisien.


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11.2014

L'homme de Neanderthal est un mal-aimé.
Les savants du XIXe siècle, qui découvrirent ses restes, doutaient qu'il pût être notre ancêtre. Ceux du XXIe siècle s'interrogent encore sur les causes de sa mystérieuse disparition ou sur l'absence d'œuvres d'art qui en ferait des hominidés de second rang...
Leur mode de vie, en relation étroite avec la nature, était pourtant élaboré : grands chasseurs, ils fabriquaient les outils à la perfection, maîtrisaient le feu, enterraient leurs morts.
Autant de gestes qui attestent d'une humanité qui ne fait aucun doute pour les scientifiques aujourd'hui. C'est cette aventure que relate avec talent Marylène Patou-Mathis dans ce cycle de 4 conférences.

La domination masculine est-elle née avec les classes sociales ? Avec Christophe Darmangeat au séminaire "Marx au XXIème siècle".


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17.03.2012

Lorsqu'en 1877, l'anthropologue Lewis Morgan publia sa Société archaïque, Marx et Engels s'enthousiasmèrent pour ce qui représentait à leurs yeux le premier cadre théorique permettant de comprendre les sociétés primitives et, par extension, la préhistoire des sociétés de classes. Dans son célèbre ouvrage L'Origine de la famille, de la propriété privée et de l'État, rédigé sept ans plus tard, Engels en prolongeait les principales conclusions. Il établissait ainsi sur l'évolution de la famille et l'origine de l'oppression des femmes ce qui allait devenir la référence marxiste. Or, en plus d'un siècle, découvertes ethnologiques et archéologiques se sont accumulées, les fragments épars dont on disposait alors laissant place à une vaste fresque. Malheureusement les tentatives d'actualiser la contribution d'Engels sur la base de ces nouveaux matériaux ont été bien rares.
Tel est l'objectif poursuivi par Christophe Darmangeat au travers d'un examen didactique des relations très diverses que les hommes - et les femmes - ont nouées depuis les temps les plus anciens. Tout en relevant sans complaisance les nombreuses conceptions dépassées de l'Origine de la famille, la méthode matérialiste et critique proposée par Marx et Engels pourrait bien rester la meilleure clé pour pénétrer le lointain passé des sociétés humaines et mettre à jour la racine de l'inégalité des sexes, inégalité qui perdure au coeur de nos civilisations modernes.

À quel prix ? Philosophie de la marchandisation. Avec Michael Sandel sur France Culture.


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22.11.2014

L'essai que présente Michael Sandel est le résultat d'une enquête menée pendant une quinzaine d'années à partir de la lecture de coupures de presse et d'articles de journaux aux Etats-Unis à propos du rôle de l'argent dans la société, des travers de la marchandition à outrance, et la perte des valeurs qu'elle entraîne dans notre société.
Nous savons bien que l'argent ne saurait tout acheter. Et pourtant, la marchandisation des biens et des valeurs progresse sans cesse.
Mais c'est en Amérique que cela se passe, pensons-nous. Là-bas, les écoles en sont à payer les enfants s'ils ont de bonnes notes ; les entreprises paient les travailleurs qui font des efforts pour améliorer leur santé... Serions-nous à l'abri de ces dérives ici ?

Emission "La Suite dans les idées", animée par Sylvain Bourmeau.