Le meurtre et le martyre en Occident. Avec Philippe Buc sur France Inter.


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30.03.2017

Robespierre qui fait le sacrifice de sa vie et tue les autres d'un même mouvement… Les vieux bolcheviks pourchassés par Staline et qui s'offrent en victimes consentantes, se félicitant que le drapeau rouge qui triomphera des ennemis de classe contienne aussi une goutte de leur sang… Sans doute ces martyrs du temps de la Nation et de la Révolution seraient-ils étonnés d'être rapprochés des croisés, des fanatiques de l'Apocalypse du Moyen-Âge et des ligueurs des guerres de religion.
Mais le pari que fait Philippe Buc est d'interroger les origines de ces formes de violence qui ne disparaissent jamais en Occident : régulièrement, elles ressurgissent des profondeurs, leur force de destruction restée intacte, quel que soit le renouvellement du terrain de surface. Le nom de Dieu a pu disparaître en apparence ou être remplacé par ses frères jumeaux - l'État, la Nation, la Révolution -, mais n'y a-t-il pas une matrice commune ? Et comme il convient de prendre le religieux au sérieux, ne faut-il pas la chercher dans le christianisme ?
On va se récrier. Le Christ a dit "Remets ton glaive au fourreau" et le christianisme a pu amener à la pacification voire au pacifisme, en passant par les droits de l’homme. Bien sûr. Mais il a été dit aussi "Qui n’est pas avec moi est contre moi". Et le dernier livre du Nouveau Testament s’appelle… l'Apocalypse : le temps dernier est bi-partite, il amène la paix mais on baigne dans le sang jusqu'aux chevilles.
L'hypothèse développée ici est de se tenir du côté obscur de la Force : "Je ne suis pas allé venu apporter la paix mais le glaive"...

Émission "La marche de l'histoire", animée par Jean Lebrun.

Du talmudisme au judéo-christianisme, par Claude Timmerman.


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03.02.2018

Le concept de "judéo-christianisme", mis en avant par le concile Vatican II, est si souvent évoqué pour qualifier notre civilisation, devenu si banal, qu’on oublie souvent de s’y arrêter. Que veut-il dire ? Quelle est sa réalité ? En a-t-il même une ?
Alors qu’avec Constantin Ier le christianisme s’imposait au monde gréco-romain, le talmudisme, qui prétend éclairer la Torah par une compilation de Lois orales d’origine rabbinique, devenait la nouvelle acception d’un judaïsme définitivement dégagé du culte sacerdotal judéen. Judaïsme post-chrétien traitant de règles et de prescriptions, dans lequel le mot "foi" est singulièrement absent. Dès lors, que peut-on dire de cette prétendue filiation qui lierait le christianisme au judaïsme ?
Pour répondre à cette question, Claude Timmerman est retourné aux temps de l’écriture des textes bibliques. Il a puisé au cœur de l’archéologie, relevant les différents anachronismes, les acrobaties logiques et linguistiques au service des mythes historiques sur lesquels s’appuie la création de l’État sioniste et la perpétuation de sa puissance.
Une mise au point indispensable.

Penser l'apocalypse avec René Girard et Leonardo Castellani. Avec Erik Audouard au Cercle Aristote.


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26.03.2018

La crise actuelle a-t-elle une signification ? S’agit-il d’une simple étape de l’Histoire ou d’un combat métaphysique ultime ? Qui croire, les chantres de l’utopie ou les prophètes de malheur ? A quel rendez-vous nous convie l’idée d’apocalypse ?
Pour explorer ces questions, Erik Audouard se sert d’une boussole susceptible d’orienter notre regard dans la confusion et le chaos qui nous cernent d’assez près aujourd’hui : cette boussole intellectuelle et spirituelle sera formée par les deux grands pôles que sont les travaux de René Girard et l’expérience vitale de Leonardo Castellani.

Jung et la Gnose. Avec Françoise Bonardel au Cercle Aristote.


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29.01.2018

Médecin de l'âme et homme de culture, Carl Gustav Jung (1875-1961) s'est intéressé à la gnose dès les années 1910 alors qu'il effectuait des recherches sur les mythologies, mystères et croyances populaires. Son intuition lui disait que cette littérature étrange et difficile détenait un trésor d'images symboliques dont il lui fallait comprendre la signification. Peu après confronté à une crise intérieure (1913) dont il fit le récit dans Le Livre Rouge, Jung en vint à considérer les gnostiques comme les premiers explorateurs de l'inconscient, découvrant le monde des archétypes qui leur inspira leurs visions et leurs mythes.
Comme les alchimistes plus tard, ces visionnaires l'ont souvent guidé dans l'élaboration de la psychologie analytique, "gnostique" en ce qu'elle restitue une plénitude de sens à la vie désorientée de l'homme contemporain. Jugées hérétiques par les premiers auteurs chrétiens, les gnoses dont l'origine est incertaine (Syrie, Iran, Judée ?) laissaient libre cours à l'imagination créatrice et avaient du salut une vision aussi proche des initiations antiques que du christianisme. Valorisant la découverte de soi à travers l'expérience personnelle du divin, leur enseignement ne pouvait laisser Jung indifférent.
Fut-il lui-même "gnostique" comme l'en accusèrent Martin Buber et certains théologiens chrétiens ? S'il le fut, c'est à sa manière : afin de répondre
aux exigences spirituelles de son temps désireux de "savoir" plutôt que de croire.

La réalite du catharisme. Avec Claire Colombi pour E&R en Ariège.


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14.01.2018

C'est aux alentours de Montségur que Claire Colombi, historienne, médiéviste et auteur de La Légende noire du Moyen Âge, vient nous parler de la réalité du catharisme et des enjeux liés à sa remise récente sur le devant de la scène.
Se pourrait-il que ce thème historique soit utilisé à des fin d'instrumentalisation des mémoires ?

Traditions populaires et christianisme dans l'histoire de l'Europe. Avec Mélusine et Clémentin Hautain sur Méridien Zéro.


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14.07.2017

Cette émission est consacrée aux liens complexes unissant croyances originelles de l’Europe –le paganisme en d’autres termes– et christianisme catholique depuis l’Antiquité romaine.
Pour traiter de cette question, Wilsdorf reçoit une universitaire, historienne médiéviste, qui sera appelée Mélusine et Clémentin Hautain des Editions du Rubicon.

Le bouleversement de Luther. Avec Alain Pascal au Cercle de l'Aréopage.


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02.10.2017

La Réforme de Luther, une vraie réforme ? Non, une révolution qui est la conséquence de la Renaissance et donc un produit de la gnose et de la Kabbale.
La Renaissance étant une imposture, sa fille, la Réforme, est une régression religieuse, mais aussi une révolution politique. Car, au-delà d’un bouleversement du dogme de l’Église et des Sacrements, Luther est responsable du premier nationalisme révolutionnaire, le nationalisme allemand qui s’attaque à l’Empire de Charles Quint.
En inscrivant la Réforme dans la suite de la Kabbale, Alain Pascal ouvre une brèche sur le politiquement correct concernant le nationalisme allemand, mais aussi sur le religieusement correct car il décrit le protestantisme comme un nouvel instrument des initiés contre l’Occident chrétien.
C’est évidemment l’histoire secrète du XVIe siècle sur laquelle on revient, l’initiation des principaux Humanistes et "réformateurs" à l’ "illumination" kabbalistique, véritable raison de leur complicité dans la Guerre des gnoses contre la tradition chrétienne.
Alain Pascal dénonce leur attaque commune contre l’Église et énumère les crimes commis par les protestants sur les catholiques pendant tout le siècle, en procédant à une véritable révision de l’histoire des guerres de Religion, qu’il ne limite pas à la France puisqu’elles commencent en Allemagne avec la Réforme de 1520.

Le Wahhabisme : histoire et actualité. Avec Jean-Michel Vernochet pour le Cercle Henri Lagrange.


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12.2017

Cet entretien avec l'écrivain, essayiste, journaliste et géopolitologue Jean-Michel Vernochet permet de mieux cerner les enjeux liés aux résurgences récentes des courants fondamentalistes musulmans.

Thèmes abordés :
 - 0:00:32 : Différence entre sunnisme et chiisme
 - 0:03:57 : Présentation des quatre écoles traditionnelles de l'Islam sunnite (hanafite, malikite, chafiite et hanbalite)
 - 0:07:19 : Qui était Mohammed ben Abdelwahhab ?
 - 0:10:28 : Quelle fut sa doctrine et en quoi se distingue-t-elle des quatre écoles traditionnelles sunnites déjà évoquées ?
 - 0:13:37 : Le wahhabisme est-il une hérésie, un courant schismatique, un fondamentalisme ?
 - 0:16:44 : Wahhabisme, salafisme et takfirisme sont-ils une seule et même chose ?
 - 0:20:39 : Wahhabisme et capitalisme
 - 0:24:23 : Origines dönme d'Albdelwahhab et Mohammed ben Saoud
 - 0:28:14 : Quel rôle ont joué les Britanniques dans l'émergence de l’État saoudien ?
 - 0:30:54 : Le Qatar
 - 0:31:35 : Articulation entre pouvoir politique et pouvoir religieux en Arabie saoudite et au Qatar
 - 0:36:02 : L'Arabie saoudite et le Qatar sont-ils les seuls États théocratiques de la région ? Ne peut-on pas également qualifier les pays anglo-saxons de "théocraties" ?
 - 0:39:44 : Le pacte du Quincy
 - 0:42:50 : L'alliance entre les USA et les États wahhabites.
 - 0:49:15 : Opposition wahhabisme/nationalisme arabe
 - 0:51:31 : Carte actuelle du wahhabisme dans le monde
 - 0:52:34 : Facteurs permettant l'expansion du wahhabisme
 - 0:55:07 : Impact des attentats du 11 septembre sur les rapports entre le monde wahhabite et l'Occident
 - 0:57:58 : Rapport entre wahhabisme et terrorisme. Rôle joué par les État wahhabites dans l'émergence de l’État islamique.
 - 1:00:17 : Positionnement géopolitique d’Israël vis-à-vis des États wahhabites
 - 1:04:16 : Dialectique entre le monde wahhabite et l'arc chiite.
 - 1:07:22 : Rapports entre l'Arabie saoudite et le Qatar
 - 1:08:30 : Pourquoi le Quai d'Orsay a-t-il misé sur le Qatar ?
 - 1:10:19 : Le wahhabisme en France