La "merde" de l'économie politique. Avec Francis Cousin pour le Cercle Marx.


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05.2017

Il est toujours très stimulant de discuter avec Francis Cousin ! Indépendamment de la validité de certaines de ses positions et analyses, l'homme est objectivement impressionnant au niveau de l'énergie intellectuelle déployée : on ne s'ennuie jamais !

Contenu détaillé de l'entretien :
 0'00'00 : Un entretien communiste et non marxien / Critique de la démocratie / Les élections présidentielles françaises / Libre-échange et protectionnisme / Critique du Front National / Macron et la banque Rothschild / La classe politique française / Critique de l’antifascisme / Critique de la social-démocratie / Critique du parti "communiste" français / Critique de la gauche du Capital / Le terrorisme comme phénomène capitaliste et étatique / La 8eme section du livre I du Capital / Le capitalisme comme révolution agricole / Critique de Trotski / Terrorisme et Communisme / Eugène Varlin contre le blanquisme / L'importance de la baisse tendancielle du taux de profit / Sanguinetti : du terrorisme et de l’État / Retour sur l’œuvre de Guy Debord / La place du situationnisme dans l'histoire de la pensée critique / Critique de la société de l'indistinction / Le travail de Francis Cousin
 0:51:00 : Questionnement sur les derniers attentats / Critique des vérités officielles / Le monde de la réalité renversée / L'importance du chapitre inédit : domination réelle et domination formelle du Capital / L'œuvre critique de Marx et sa profonde cohérence / L'inachèvement de l'œuvre de Marx / La disparition de la politique / Histoire de la philosophie : des présocratiques jusqu'à Kant / Hegel / La falsification léniniste de Marx / Marx contre Lénine / Marx critique du marxisme / L'importance de la Critique du programme de Gotha / Marx contre le capitalisme d’État / Marx critique du bolchevisme / La révolte de Kronstadt / La phase de transition / La falsification du concept de dictature du prolétariat / Critique de l’État / Les différentes phases du communisme / La révolution et l'auto-émancipation prolétarienne universelle / Critique de Proudhon / Critique du survivalisme / Mai 68 / Perspectives sur la crise terminale / Critique du narcissisme contemporain / L'autonomie de la pensée et le déterminisme historique / Héraclite
 1'34'00 : Le détournement situationniste comme pratique de l'anti-idéologie / Le vrai comme moment du faux / L'importance de la distinction entre domination formelle et domination réelle / Dépasser dialectiquement Debord avec Marx / L'importance de la baisse tendancielle du taux de profit / L'importance de Hegel / Apparence, Essence et Concept / La méthode dialectique hégélienne / Travail vivant et travail mort / Valorisation et dévalorisation / Smith et Ricardo / La plus-value en domination formelle et réelle / La saturation des marchés / Révolution prolétarienne ou 3eme guerre mondiale ? / Commentaires sur l'extrême radicalité des temps derniers / Le déterminisme historique / Bordiga / Critique de la science / Les présocratiques / Critique de Heidegger / Jacques Ellul / Bernanos / René Guenon / Critique de l'Université / Spinoza dans l'histoire de la philosophie / Spinoza vs Descartes / Spinoza et Hegel / Bordiga et le déterminisme historique / Éros et Thanatos / Freud / Castoriadis / Critique de Clouscard / Sade / Critique de la pathologie du pouvoir / Mai 68 / Les réseaux pédocriminels / L'affaire Pizzagate : la marchandisation des enfants / Maximilien Rubel et la question des traductions de Marx / Pierre Clastres et la chronique des Indiens Guayaki
 Conclusion : la merde de l'économie politique et l'abolition de la société spectaculaire-marchande.

Le quotidien : esclavage des temps modernes ? Avec Bruce Bégout sur France Culture.


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31.05.2013

"Ah ! Que la vie est quotidienne"... lançait Jules Laforgue dans sa Complainte sur certains ennuis. Le quotidien serait-il une manière d’esclavage ? La banalité reconduite des jours qui se répètent. Serait-il la marque d’une vie sans aventure, incapable d’héroïsme, soumise au rythme des horloges, des sonneries d’école, des pointeuses, des embouteillages, des queues infernales aux caisses de nos supermarchés ? Serait-il l’expression d’une pensée tiède incapable de prendre son envol et de se soustraire au trop plein de réalité qui nous entoure ? Drôle de question, en cette période d’austérité, où il se présente plutôt comme un refuge, une chambre à soi, une échappée, un art de faire, un régime de vie, pour nombre de nos contemporains. Ne faudrait-il pas plutôt affirmer que le quotidien se présente très souvent à nous comme une contrainte et une libération, comme un paradoxe existentiel, voire un révélateur de nos désirs inconscients, et qu’il serait de ce fait autant un gage de servitude qu’une porte ouverte vers une liberté accrue ? Preuve s’il en est que le quotidien est une catégorie récente. Qu’il est apparu avec les temps modernes, avec l’apparition de la vie privée, de l’espace domestique, avant de se confondre avec le monde de la vie courante, en se dissociant des mondes spécialisés, qui avaient nom, le monde scientifique, politique, esthétique, ou religieux.
Alors, comment comprendre le monde quotidien ? Comment l’aborder ? Comment décrire, à la manière de Georges Perec, "ce qui se passe chaque jour et qui revient chaque jour, le banal, le quotidien, l’évident, le commun, l’ordinaire, l’infra ordinaire, le bruit de fond, l’habituel, comment en rendre compte, comment l’interroger" ?
Aujourd’hui, nous allons donc nous interroger sur les vicissitudes du quotidien, sur ses combines, ses arrangements, ses ajustements, en compagnie de Bruce Bégout, auteur de La découverte du quotidien, paru en 2005.

Une émission enregistrée dans le cadre du "Festival européen de philosophie" à Saint-Émilion, animée par Philippe Petit.

Le spectacle comme illusion et comme réalité. Avec Gérard Briche au Parlement des Philosophes à Strasbourg.


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22.02.2007

La notion de "spectacle", dont les situationnistes ont fait leur concept critique le plus connu, est une notion équivoque. Sa banalité apparente a été pour beaucoup dans le fait qu’elle soit employée par nombre de coquins, qui s’autorisent de Guy Debord en toute inconscience ou en toute imposture.
Les propos de Gérard Briche ne sont pourtant pas de préciser la théorie situationniste du spectacle. Ils sont à la fois plus modeste et plus ambitieux. Modestes, car ils vont se limiter à situer le concept situationniste de spectacle. Ambitieux, car ils prétendent en montrer le développement en articulant l’analyse du spectacle à l’analyse de la marchandise.
Guy Debord a donné une consistance rigoureuse à la société du spectacle (désignée comme société spectaculaire-marchande, rappelons-le), mais il ne va pas au bout du chemin...

Une conférence prononcée lors du colloque "Dérives pour Guy Debord", organisé pour célébrer les 40 ans des "événements de Strasbourg".

Le sujet contemporain, le travail abstrait et le temps abstrait. Séminaire d'Anselm Jappe au Collège international de philosophie.


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2017

Le travail abstrait, ou "côté abstrait du travail" (Marx), comme forme sociale, consiste dans la réduction des différents travaux humains à leur seule quantité, mesurée en temps. Ce temps est tout aussi abstrait et vide de contenu que le travail qu'il mesure.
Le temps mathématique et abstrait s’est diffusé à partir de la fin du Moyen Âge, en s'opposant aux formes précédentes de temporalité. Le temps abstrait est devenu la norme du travail entre le XIVe et le XVIIIe siècle. C’est le temps qui compte, non ce qu'on fait dans ce temps. Les objets et les personnes tirent leur "valeur" exclusivement de la quantité de temps de travail qu'ils représentent. La différence entre temps abstrait et temps concret mène à la dichotomie entre richesse concrète et richesse abstraite (donnée par le seul temps abstrait accumulé).
La diminution du temps de travail nécessaire pour chaque marchandise produite comporte-t-elle une redéfinition de la valeur et de l’heure de travail, ou conduit-elle à une "désubstantialisation" de la valeur conduisant à la crise du capitalisme ? Quel est le rapport entre le temps social, le temps individuel et le temps de groupes humains particuliers (sociaux, culturels, ethniques, religieux), et quels conflits peuvent en naître ? Existe-t-il un antagonisme entre les différentes temporalités à l’intérieur de la sphère capitaliste (gagner du temps dans la production versus perdre du temps dans la sphère "affective", domestique – une distribution des tâches qui est souvent liée au gender) ?
Quels sont les effets du temps abstrait sur nos vies quotidiennes ? Le thème de l'accélération constitue-t-il le lien entre l'analyse théorique et les conséquences immédiates du temps abstrait ? Peut-on parler d'une radicalisation du conflit entre les besoins du vivant et ce qu'impose la valorisation abstraite ?
L'arrière-plan théorique du séminaire est constitué par la "critique de la valeur", un courant de critique sociale basée sur une relecture originelle de l’œuvre de Marx. Elle fut élaborée notamment par Robert Kurz en Allemagne et Moishe Postone aux États-Unis.

La société du spectacle. Avec Patrick Marcolini à la Bibliothèque nationale de France.


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13.04.2013

Le concept de "société du spectacle" est le plus souvent mal compris et ne rend pas justice de la puissance de l'analyse développée au sein du mouvement situationniste en général, et par Guy Debord en particulier.
C'est bien l'analyse du spectacle comme modalité de l'aliénation qui est originellement visée, et la dénonciation d'un rapport social où l'identification psychologique des masses s'accorde aux représentations de la vie qui leur sont données à voir. La conséquence n'étant autre que leur maintient dans un état de passivité quant à leur vie réelle.
Avec Patrick Marcolini, retour sur la genèse de ce concept qui trouve ses racines dans la critique que Bertolt Brecht fait du théâtre.

Marx, critique du marxisme. Avec Francis Cousin pour le Cercle Kritik.


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10.2015

Ce premier entretien du Cercle Kritik est mené avec Francis Cousin, qui nous fait le plaisir d'exposer en détails la pensée de Marx et du marxisme.
Au programme : la pertinence du distinguo "jeune Marx" - "vieux Marx", la logique du Capital, la social-démocratie, le structuralisme, Louis Althusser et le Freudo-Marxisme...
Les pendules pseudo/post/para/-marxistes vont être remises à l'heure !

Contre le fétichisme de la marchandise et le spectacle étatique du mensonge terroriste. Avec Francis Cousin à Lyon.


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27.02.2015

Index chronologique de la conférence :
 00:00 : De l’importance des rencontres plurielles (entre personnes qui ne sont pas sur la même ligne idéologique) pour sortir des cases pathologiques dans lesquels le Capital nous place.
 02:30 : Développement du concept de fétichisme de la marchandise.
 04:00 : Historique du concept de fétichisme de la marchandise , origine de la philosophie , des arts et de l’écriture.
 08:35 : Passage des communautés de l’être aux sociétés de l’avoir.
 12:18 : De la fonction aliénatoire de la philosophie.
 17:30 : De la vieille marche germanique qui a fait émmerger l’Europe comme berceau des insurrections les plus subversives.
 25:05 : Du mouvement ouvrier, du communisme, du Marxisme, du socialisme, du Blankysme, du Proudhonisme, du Bakouninisme.
 37:10 : Du bolchévisme et des luttes de libération nationale.
 39:00 : De l’oubli de l’histoire et de l’oubli de l’être.
 41:00 : De l’aliénation , de la chosification et de la réification.
 49:40 : De la politique.
 51:00 : De la crise, de la baisse tendentielle du taux de profit, de la saturation des marchés, de la guerre, de la fin des Etats nations.
 1:04:00 : Du terrorisme : instrument de la manipulation du spectacle Etatique de la marchandise universelle. Spectacle théatral de la géopolitique globale.
 1:21:10 : De la réinformation et des complots.

Questions/Réponses :
 1:27:48 : Combien d’ agents de la CIA y’a-t-il parmis nous ?
 1:34:15 : Comment situez-vous un de Gaulle ?
 1:36:16 : Partant de Bordiga, peut-on dire que l’antisionisme est le pire produit du sionisme ?
 1:45:13 : Sur quels points Marx est-il d’ accord avec Hegel et à quel moment s’en sépare-t-il ?
 1:50:22 : Comment concilier l’approche de Marx et la vie dans le monde actuel ? Et comment vivre sans argent ?
 2:00:23 : Question sur la politique d’immigration et d’assimilation culturelle. La communauté de l’être se fera-t-elle en même temps sur tous les continents ou à différentes échelles ?
 2:08:40 : Quelle est votre perception du Christ et est -il pour vous de descendance divine ? En quoi l’ Islam s’ inscrirait à l’instar du judaisme , dans l’ évolution et le dévellopement du fétichisme de la marchandise ?
 2:16:00 : Dans votre analyse des dires du Christ, est-ce que vous vous êtes posé la question de la véracité des paroles ?
 2:16:40 : Pensez vous que la naturopathie n’était pas une digestion par le capital d’un mouvement de l’être arrivant à une époque ?

Guy Debord, un bilan. Avec Pierre-André Taguieff et Vincent Kaufmann à Répliques sur France Culture.


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22.12.2001

Réflexions sur la vie et l'oeuvre de Guy Debord, animateur principal -quoinque discret- du mouvement situationniste.