Les iconoclastes, de Cromwell à Daech. Avec Robert Steuckers pour E&R à Lille.


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21.01.2017

Au XVIe siècle, les réformés, qui renouaient avec l'Ancien Testament, considérèrent le culte de Marie, les statues et autres représentations religieuses comme idolâtres. Ils se mirent à saccager ces ouvrages : c'est ce que l'on appelle l'iconoclasme protestant.
Les premiers actes iconoclastes se produisirent dans l’espace germanique à Zurich (1523), Strasbourg (1524), Copenhague (1530), Genève (1535), et Augsbourg (1537). La grande crise iconoclaste française eut lieu lors de la première guerre de religion en 1562. Dans les villes prises par les protestants, les édifices religieux furent systématiquement saccagés. En 1566, ce furent la Flandre et les Pays-Bas en général qui connurent une grande flambée iconoclaste. Le mouvement, d’inspiration populaire, commença à Steenvoorde et se répandit dans les alentours.
Cette obsession de destruction de l’héritage passé au profit d'une "table rase" n’est pas sans rappeler la destruction récente de la cité antique de Palmyre par l’Etat Islamique...

Les Tragiques, d'Agrippa d'Aubigné. Avec Max Milner à l'Université de Bourgogne.


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1975

Cette série de 4 cours constitue une introduction aux Tragiques d'Agrippa d'Aubigné et aux sept livres qui conduisent de Misères à Jugement.
Elle invite à pénétrer au coeur de la Divine Comédie huguenote et inscrit l'oeuvre dans son contexte historique, politique et esthétique, tout en dégageant son irréductible originalité.

La pensée de William Cavanaugh. Avec Jean-Noël Dumont pour les Alternatives catholiques à Lyon.


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03.06.2016

Encore peu connu en France, le théologien américain William Cavanaugh est considéré comme l’un des plus importants de sa génération. A 53 ans, ce théologien catholique enseignant à l’université DePaul de Chicago, est considéré comme l’une des figures marquantes de la nouvelle théologie politique.
Dans son dernier essai, Comme un hôpital de campagne, il reprend l’image du pape François pour parler de l’Eglise du XXIe siècle, une Eglise "qui risque sa sécurité et sa vie même pour panser les blessures infligées au cours de la bataille". Disciple de Stanley Hauerwas, Cavanaugh développe une théologie originale, faisant dialoguer politique, ecclésiologie et éthique économique.
Il n’hésite pas ainsi à remettre en cause la stricte séparation entre le religieux et le politique, montrant que l’Etat moderne s’était constitué contre l’Eglise en absorbant ses prérogatives. "Je suis en faveur de la séparation entre l’Etat et l’Eglise, mais je m’oppose à une séparation entre le religieux et le politique. La distinction est cruciale", explique-t-il.
Jean-Noël Dumont, fondateur du Collège supérieur, nous présente les axes d'une pensée audacieuse et rafraîchissante.

Religion et Histoire. Avec Damien Viguier et Youssef Hindi chez E&R à Ferney-Voltaire.


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28.01.2017

À l'heure où le fanatisme se répand dans certaines variétés eschatologiques du monothéisme (du judaïsme à l'islam, en passant par les sectes protestantes évangéliques), il devient urgent de réfléchir aux question des rapports de la religion et de la politique.
Deux intervenants vont s'y atteler avec une première intervention de Damien Viguier sur la question religieuse sous l'angle de l'histoire du droit et de la théologie politique, suivie dans un deuxième temps par Youssef Hindi dont les propos portent sur l'histoire politico-religieuse de l'Europe en général, et de la France en particulier.

Le déclin de la France. Avec Dominique Venner, Pierre de Meuse et Philippe Conrad chez Bernard Lugan sur Radio Courtoisie.


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04.02.2004

On emploie souvent le mot de "crise" pour décrire notre temps. Pourrait-on aller jusqu'à parler de "déclin" ou de "décadence" ?
En traçant quelques parallèles avec notre histoire nationale (Guerre de Cent Ans, Guerres de religion) et en s'appuyant sur une enquête menée auprès de plusieurs intellectuels de qualité (Marcel Gauchet, Jean-Paul Bled, etc), les invités de l'émission s'emploient à qualifier correctement les temps qui sont les nôtres.
L'aube n'est-elle jamais si proche qu'au plus noir de la nuit ?

Au-delà de la doxa, le vrai Montaigne. Avec Pierre Magnard au Cercle de l'Aréopage.


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09.03.2015

"Un parler ouvert ouvre un autre parler et le tire hors, comme fait le vin et l'amour" (III, 1, p. 794). Un parler ouvert est un parler affranchi et non pas retenu par la crainte, inhibé par l'avarice du coeur, contrôlé par les conventions ; un parler affranchi est un parler qui affranchit.
Montaigne nous interpelle, il nous provoque à la parole, non certes pour que nous ajoutions encore au "fourmillement" de commentaires académiques qui aujourd'hui finissent par étouffer son propos, mais pour que nous nous découvrions à l'épreuve des Essais et que nous nous exprimions, à la faveur de cette "entreglose".
On ne lit pas les Essais, ce sont eux qui nous lisent et nous déchiffrent. Tel est le "suffisant lecteur" ; qu'il inventorie son âme au miroir de celle de Montaigne, comme Montaigne découvrait la sienne propre à travers ses auteurs favoris, et c'en est fait du doctus cum libro si chacun n'est savant que de soi-même. La véritable "suffisance" n'est pas l'autorité donnée par un savoir accumulé, mais cette fécondité acquise d'une ouverture à qui nous interpelle. Ainsi les Essais, inachevés par essence, font leur jeu de cette mise en abyme de mille et une intériorités, qui se creusent en cet entretien infini.
Le privilège de ceux qui aujourd'hui s'expriment ne saurait leur donner qu'un devoir, celui de ne se point départir d'une grande humilité.

Le français, histoire d'un combat. Avec Claude Hagège sur France 5.


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1996

Voici, racontée avec fougue par Claude Hagège, professeur au Collège de France, l’histoire épique et tumultueuse de la langue française.
C’est l’histoire d’un combat, livré depuis les Serments de Strasbourg, en 842, jusqu’à la loi Toubon, en 1994, pour donner puis conserver au français sa place éminente dans le monde. A travers la langue, cette histoire, pleine de bruit et de fureur, est aussi, et tout simplement, celle de la France. Elle se poursuit donc aujourd’hui sous nos yeux. Ce livre offre ainsi à chacun les outils nécessaires pour mieux participer au rayonnement de la langue française. Mais aussi, et par là même, à la défense de toutes les autres langues…

Connaître et aimer son pays. Avec Jean Sévillia chez Fils de France.


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17.05.2014

D’après un récent sondage, 82% des Français pensent qu’il existe une "identité nationale française" et 75% d’entre eux se déclarent "fiers d’être français".
Ces sentiments, toutefois, ne s’observent pas dans la même proportion au sein de la classe dirigeante du pays, qui se réfugie derrière les nécessités politiques de la construction européenne ou les contraintes économiques de la mondialisation pour expliquer les limites de son action. Le patriotisme se manifeste moins encore dans les milieux culturels, obsédés par le respect de la diversité, le droit à la différence et l’ouverture aux autres, présentés comme des impératifs moraux.
Politiquement correct oblige, l’univers des historiens s’est aligné. L’école et l’université enseignent désormais une histoire multiculturelle et transversale, qui s’adresse à des citoyens du monde, et non à des citoyens français. Quant à ceux qui font de l’histoire de France, c’est presque en s’excusant, en prenant garde de prendre leurs distances avec le "roman national" de naguère et en veillant, en tout cas, à ne pas susciter de réactions confinant à l’amour du pays, réflexe qui serait indigne, paraît-il, d’une époque éclairée.
Alors c’est pour ceux qui pensent qu’il existe une identité française et qui sont fiers d’être français que Jean Sévillia s'exprime. Non pour leur faire croire que le passé national n’a pas ses pages sombres : ce serait faux. Mais pour retrouver, en racontant à grands traits l’histoire de France, des raisons de l’aimer, et même de l’admirer.