La guerre des Russes blancs. Avec Jean-Jacques Marie au café Histoire à Paris.


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04.10.2017

De 1917 à 1922, la guerre civile a causé des ravages en Russie : des millions de morts, des épidémies de typhus et de choléra, la famine, la misère, des populations terrorisées, déportées, massacrées. À l'abdication de Nicolas II en 1917, les bolcheviks - les rouges - prennent le pouvoir. Comment les Blancs ont-ils pu perdre une guerre dont ils s'étaient vus tant de fois les vainqueurs ?
Les Blancs, des généraux de l'ancienne armée proscrits – notamment Denikine, Koltchak, Wrangel – organisent la lutte pour le retour du régime tsariste. Leur action prend naissance dans le sud du pays, puis s'étend jusqu'en Sibérie.
Face à la terreur rouge et blanche qui s’abat sur eux, les paysans se révoltent contre les réquisitions des récoltes et la conscription imposée, souvent appuyés par des bandes de pillards partisans. Les "Verts", comme on les appelle, se battent également contre les Blancs et les Rouges. Le pays est en plein chaos. Mais les Blancs connaissent des divisions politiques et militaires.
Devant l'ampleur des menaces, le gouvernement bolchévique proclame la mobilisation générale et obligatoire. Trotsky prend la direction de l'Armée rouge, qui passe d'un million d’hommes en 1918 à plus de cinq millions en 1920, et élimine les unes après les autres les armées blanches. Les dernières forces blanches rassemblées en Crimée par le général Wrangel sont battues par l'Armée rouge en novembre 1920.
C'est avec Jean-Jacques Marie, historien, spécialiste de l'histoire des révolutions russes et de l'Union soviétique, que nous redécouvrons ces années d'affrontements, d'exactions et de terreur qui firent des millions de morts parmi les troupes et la population victimes des combats, de la famine, des épidémies.

Histoire critique de l'état d'urgence. Avec Marius Loris sur Radio Libertaire.


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19.01.2016

Alors que le Parlement français vient d'approuver la prolongation de l'état d'urgence à la suite des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, il est important de ce demander d'où il procède.
Sur le plan légal, la la loi votée le 3 avril 1955, préparée sous le gouvernement de Pierre Mendès France et votée sous le gouvernement suivant dirigé par Edgar Faure, a été mise en vigueur trois fois durant la guerre d'Algérie : 1955, 1958 au moment de la crise de la IVe République et en 1961 durant le putsch des généraux.
Dès le départ, il y a une ambiguïté dans les termes de cette loi : l'état d'urgence est choisi plutôt que l'état de siège, afin de taire l'existence de la guerre d'Algérie mais aussi de nier le statut de combattants aux nationalistes algériens.
Cette ambiguïté demeure aujourd'hui et doit être réinterprétée avec les enjeux du moment.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Guerres de Vendée : crimes de guerre oui, génocide non ! Avec Jean-Clément Martin sur la Radio Chrétienne Francophone.


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14.03.2018

L'utilisation du terme "génocide" pour qualifier les exactions commises par les bleus sur les vendéens entre 1793 et 1794 fait débat depuis presque 30 ans.
L'historien Jean-Clément Martin, spécialiste de la Révolution française et de son historiographie, nous explique en quoi il est opposé à l'usage de ce terme pour décrire et définir les massacres qui se sont déroulés à cette époque en Vendée - 200'000 morts, soit 20 à 30% du total des morts de la Révolution française.
Réfractaire à tout catéchisme idéologique, il veut cherche surtout à (faire) comprendre le "phénomène vendéen" dans toute sa complexité, en affranchissant la période des interprétations consacrées qui l'inscrivent toujours dans une lutte entre le bien et le mal.

Les origines occultées de la Ve République. Avec Grey Anderson pour Le Média.


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05.03.2019

"Le régime gaulliste sentira jusqu’à sa fin et dans toutes ses manifestations l’arbitraire et la violence dont il est issu", écrivait Jean-Paul Sartre dans L'Express en septembre 1958, peu avant la ratification par référendum de la constitution de la Ve République.
Grey Anderson retrace les événements des années 1958-1962, volontairement oubliés au profit d'interprétations euphémisantes et légalistes, qui ont conduit à l'instauration des institutions politiques actuelles.
Du coup d'État fomenté par une coalition des gaullistes, des ultras de l'Algérie française et de l'extrême-droite vichyste (mai-juin 1958) jusqu'au référendum instituant l'élection du président au suffrage universel (octobre 1962), gagné par de Gaulle, on découvre les conditions troubles et fort peu démocratiques dans lesquelles a pris forme la constitution qui régit encore la vie politique française.
L'autoritarisme présidentiel, la puissance des technocrates non-élus, le déséquilibre des pouvoirs au bénéfice de l'exécutif, avec la marginalisation du parlement et le manque d'indépendance de la justice, enfin les abus de l'appareil répressif sont inscrits depuis les origines dans les structures d'un régime né d'un putsch feutré mais bien réel et d'une guerre civile larvée qui dura 4 ans.
Bien des problèmes contemporains s'éclairent à la lumière de ces rappels.

Émission "La grande H.", animée par Julien Théry où Grey Anderson répond en anglais aux questions qui lui sont posées.

Polémologie et géopolitique : notes de lecture, par Michel Drac.


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2018

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'emploie ici à dégager les lignes de forces des affrontements internationaux contemporains.
Les divers acteurs, les tendances lourdes et la structuration des conflits diplomatiques, des jeux d'influence et des conflits armés sont étudiés avec plusieurs notes de lecture sur des ouvrages consacrés à ces questions.

L'émergence du capitalisme en Angleterre. Avec Armel Campagne sur Radio Libertaire.


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2018

Loin d'être l'aboutissement nécessaire d'une tendance naturelle de l'espèce humaine à faire des échanges, sans être non plus un simple accroissement du commerce, du profit, des villes ou encore des relations monétaires dans toute l'Europe occidentale à partir du Moyen Âge, l'émergence du capitalisme a été un processus spécifique, violent, en rupture avec l'histoire des sociétés humaines.
Et c'est d'abord en Angleterre qu'un tel processus unique a eu lieu, avec son féodalisme particulier, ses expropriations, ses violentes guerres civiles et son imposition généralisée du travail salarié.

La fabrication de l'ennemi dans les démocraties. Avec Pierre Conesa à la Maison Franco-Japonaise de Tokyo.


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18.10.2016

Contrairement à ce qu'on peut lire dans les manuels de relations internationales, la démocratie n'est pas par elle-même porteuse de paix, sinon les colonisations française et britannique n’auraient jamais eu lieu, les Américains ne seraient pas en Irak et les Israéliens ne coloniseraient pas les Territoires occupés. À l'inverse, toute dictature n'est pas belliciste.
Qui fabrique l'ennemi ? Fabriquer de l'ennemi suppose diverses étapes : une idéologie stratégique donnée, un discours, des faiseurs d'opinion que nous appellerons des "marqueurs" et enfin des mécanismes de montée à la violence. Les "marqueurs d'ennemi", ce que les Américains appellent les strategists qu'il faudrait ajouter à la catégorie des marqueurs identitaires des sociologues, sont multiples et différents selon les types de conflits.
Si donc l’ennemi est une construction, il doit être possible d'en dresser une typologie : l'ennemi proche, le rival planétaire, l'ennemi intime, l'ennemi caché, la guerre du Bien contre le Mal, l'ennemi conceptuel et enfin, l'ennemi médiatique.
Et si l'ennemi est une construction, il doit être possible de le déconstruire.

Quel avenir pour l'Occident ? Avec Eric Werner sur Radio Courtoisie.


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01.09.2012

C'est en compagnie d'Eric Werner et du patient travail de réflexion qu'il a mené tout au long de sa vie d'intellectuel que nous tentons de comprendre ce à quoi renvoit le terme d'Occident et quel est l'avenir de ce concept.
Un exercice nécessaire à l'heure où la mondialisation semble brouiller les repères auxquels nous étions habitués.

Émission du "Libre Journal des lycéens", animé par Hugues Sérapion.