Sur les principes de la Philosophie du Droit de Hegel. Avec Franck Fischbach à la Librairie Tropiques.


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16.10.2025

S'inscrivant dans la continuité des travaux de Bernard Bourgeois, le philosophe Franck Fischbach analyse ici la structure des Principes de la philosophie du droit de Hegel, conçue initialement comme un manuel universitaire. Il se focalise sur le déploiement du concept de "volonté libre", qui permet à Hegel de dialectiser le passage du droit abstrait et de la conscience morale subjective vers l'éthicité concrète (Sittlichkeit), stade où l'individu se réalise au sein de la famille, de la société civile et de l'État.
Lors des développements, la vision hégélienne est confrontée à la critique marxiste, abordant la tension entre l'idéalisme de Hegel et le matérialisme historique. Il explore des concepts clés tels que l'universel concret, les dangers d'une liberté abstraite menant au fanatisme, et la distinction entre la morale individuelle et les mœurs sociales.
L'échange s'étend également aux interprétations politiques postérieures, évoquant les lectures de Lénine ou Kojève, pour questionner la pertinence de ces outils philosophiques dans l'analyse des rapports de pouvoir modernes.

Faire ensemble : reconstruction sociale et sortie du capitalisme. Avec Franck Fischbach à la Librairie Ombres Blanches.


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04.12.2024

Il n'a jamais été aussi urgent de faire oeuvre commune pour faire face au changement climatique, à l'effondrement de la biodiversité, mais aussi pour assurer le soin des populations, remédier à la précarisation des vies, aux inégalités… Pourtant cette capacité à faire ensemble, à agir de manière véritablement sociale et à faire du collectif un véritable sujet pratique se trouve aujourd'hui minorée ou ignorée au profit de la seule rationalité de l'agent individuel. C'est que les fondements philosophiques d'un agir commun doivent encore être mis au jour.
En inscrivant ses pas dans la tentative encore méconnue des "Jeunes hégéliens", Franck Fischbach montre que l'essence humaine réside dans son oeuvre commune, qu'elle est un "faire ensemble". Mais, loin de valoriser de manière abstraite ou incantatoire l'association et la coopération, il s'agit de faire comprendre que nous sommes d'ores et déjà engagés pratiquement les uns envers les autres. Cet engagement, de nature sociale, se distingue des dimensions économiques et politiques de l'existence qui occupent souvent le devant de la scène des pensées critiques. Or, la mutualité de nos relations constitue le meilleur antidote aux rapports de domination.
Ainsi, déployer ces relations par lesquelles nous nous associons les uns aux autres dans des liens de complémentarité et de réciprocité peut nous aider à nous approprier le sens social de nos vies et à en maîtriser démocratiquement les conditions de réalisation.

Travail et démocratie. Avec Franck Fischbach et Emmanuel Renault pour Citéphilo à Lille.


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25.11.2023

Le travail comme l'éducation sont des modes de relations complexes où souvent l'autorité prend le pas sur l'esprit critique. Pourtant il ne peut y avoir de démocratie sans apprentissage généralisé de l'égalité et de la discussion critique de l'exercice du pouvoir, pour paraphraser John Dewey.
Même si le travail ne suffit pas à définir la totalité de nos vies, il est une activité durable et structurante qui nous engage fortement et reste centrale dans nos existences. C'est pourquoi la démocratie reste vide de sens si la démocratisation des lieux de travail n'est pas réalisée.

Une conférence animée par Jean-Claude Poizat.

Philosophies de Marx. Avec Franck Fischbach à la Librairie Tropiques.


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24.04.2025

Philosophies de Marx, au pluriel. Cela veut dire qu'il y a bien de la philosophie chez Marx, mais que cette philosophie ou plutôt ce philosophique résiste à son unification et s'affirme comme pluriel. Sans doute aura-t-il fallu que l'on renonce à unifier la pensée de Marx en une doctrine pour la redécouvrir comme philosophique.
Franck Fischbach propose d'exposer ce pluralisme philosophique marxien sous trois rapports qui s'imposent plus que d'autres mais qui ne sont pas exclusifs d'autres : la philosophie de l'activité, la philosophie sociale, la philosophie critique. Ce sont trois directions dans lesquelles le philosophique chez Marx a insisté et a cherché à se déployer, mais sans jamais se stabiliser ni s'unifier – sinon peut-être tendanciellement dans la troisième perspective, qui ne désigne cependant pas une doctrine mais une attitude critique.
Plus qu'une philosophie, ce que Marx nous a transmis est une certaine pratique de la critique dans la théorie (qu'on peut appeler "philosophie") et la tentative de l'articuler aux pratiques sociales elles-mêmes critiques.

Travail et démocratie. Avec Franck Fischbach au Collège des Bernardins.


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11.03.2024

Ubérisation, robotisation, fin du salariat… Comment travaillerons-nous demain ? Quelle place accorder au travail dans nos vies ? Et où en est vraiment notre rapport au travail aujourd'hui ? Assistons-nous à un basculement qui nous éloigne des paradigmes perçus il y a peu comme incontournables dans les sociétés du salariat ou bien à de simples ajustements grossis par nos perceptions ? Peut-on travailler en faveur du bien commun, d'une société ? Travaillons-nous pour notre propre bonheur ? Quels sont les enjeux de réalisation de soi ou de libération collective dont sont porteuses les activités de travail ?
Philosophe spécialiste de la philosophie sociale et du marxisme, Franck Fischbach évoque le sens du travail dans une démocratie. 

Théorie critique et crise écologique. Avec Franck Fischbach à l'Université Paris VIII Vincennes.


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25.01.2023

La théorie critique de la société fait-elle face à la crise écologique comme à un défi qui l'oblige à se renouveler et à se transformer ? Poser la question en ces termes, c'est présumer que la théorie critique ne serait en réalité pas véritablement armée pour faire face au défi de la crise climatique et écologique, que son histoire et l'héritage qu'elle porte ne lui permettraient pas de l'affronter sans devoir subir un sévère aggiornamento. Ce jugement est aujourd'hui largement répandu, notamment au sein de l'éco-marxisme nord-américain.
Tout en reconnaissant que "l'une des contributions durables des théoriciens sociaux de l'École de Francfort, représentée en particulier par la Dialectique de la raison publiée en 1944 par Max Horkheimer et Theodor Adorno, a été le développement d'une critique philosophique de la domination de la nature", John Bellamy Foster et Brett Clark n'en estiment pas moins que, "lorsque le mouvement écologique a émergé dans les années 1960 et 1970, le marxisme occidental était, avec sa notion abstraite, philosophique de domination de la nature, mal équipé pour analyser les formes changeantes et de plus en plus périlleuses de l'interaction matérielle entre l'humanité et la nature".
Franck Fischbach se demande dans quelle mesure une telle critique de la catégorie de domination est fondée et dans quelle mesure aussi cela peut justifier de lui substituer la catégorie de "rupture métabolique". Est également posée la question de savoir si la liquidation de la catégorie de domination n'aurait pas le tort de s'accompagner de l'occultation d'un double lien auquel les théoriciens de Francfort accordaient à juste titre une importance considérable, à savoir d'une part le lien entre la domination de la nature et la domination sociale, et d'autre part (mais les deux sont inséparables) le lien entre raison et domination.

Une conférence organisée par le Centre d'études sur les médias, les technologies et l'internationalisation, dans le cadre du séminaire "Capitalisme Cognitif : communs, plateformes et crise écologique".

Pourquoi Marx a-t-il eu besoin de Spinoza ? Avec Franck Fischbach à la Maison des Sciences de l'Homme.


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26.05.2023

Par la lecture conjointe de Marx et de Spinoza, Franck fischbach se propose d'explorer les ressources offertes par la thèse, partagée par les deux philosophes, selon laquelle les hommes doivent être compris comme des "parties de la nature" (partes naturae, Teile der Natur) : peut alors être considéré comme ressort fondamental de l'aliénation tout procédé théorique et tout dispositif pratique aboutissant à la séparation des hommes et de la nature, à l'abstraction du sujet hors du monde objectif, à la formalisation de la raison indépendamment de ses contenus.
Marx et Spinoza ont en commun d'avoir vu, en amont de toute Dialectique de la raison (et en ouvrant la voie qui y menait), que ces procédés et ces dispositifs d'abstraction du sujet et de subjectivation de la raison, instaurés initialement en vue d'assurer la maîtrise des hommes sur la nature et du sujet sur l'objectivité, devaient se renverser en leur contraire et engendrer un sujet impuissant parce que dominé par ce dont il s'est lui-même séparé.

L'aliénation : un concept encore utile aujourd'hui ? Avec Franck Fischbach pour Sciences-Po Nancy.


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04.10.2021

Au sein du dispositif capitaliste, le fait majeur que nous devons penser est celui de la privation de monde (et de la privatisation du monde). Ce dispositif a fait de nous ce que les philosophes modernes ont pensé que nous étions : des sujets séparés de l'objectivité, des sujets sans monde, retirés du monde, spectateurs désinvoltes d'un monde qui n'est plus le leur.
La perte du monde et la séparation d'avec l'objectivité sont deux manières d'exprimer un même phénomène : celui de l'aliénation. Ce dispositif a produit l'illusion du sujet souverain et la réalité d'une masse d'individus dépossédés de leur puissance.
Au cœur de ce diagnostic, Franck Fischbach nous propose une relecture de Marx et une confrontation critique avec des penseurs contemporains et actuels comme M. Foucault, S. Zizek et A. Negri.

Une conférence qui s'intègre dans le séminaire "Psychologie politique : entre philosophie et passions".