On arrête (parfois) le progrès. Avec François Jarrige à la Librairie Ombres Blanches.


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25.05.2023

Saviez-vous qu'au siècle de la machine à vapeur, on s'inquiétait déjà de la surconsommation d'énergie et des limites à la croissance ? Pensiez-vous que la "fée électricité" avait été rejetée par des réfractaires au confort moderne, soucieux de ne pas dépendre de grands systèmes techniques ? Imaginiez-vous que nos ancêtres fustigeaient les automobilistes "écraseurs" et s'en prenaient à l'accélération des transports ? Que des travailleurs s'opposaient au sacro-saint "développement des forces productives" ? Que des écologistes avant l'heure alertaient sur la destruction de la nature par la civilisation industrielle ?
Contrairement au fameux adage selon lequel "on n'arrête pas le progrès", le recours à l'histoire démontre qu'il n'y a pas de fatalité technologique. L'humanité n'est pas vouée à s'adapter, résignée, à l'implacable règne des machines. La course à la puissance a toujours fait face à de profondes remises en cause.
L'historien François Jarrive nous rappelle la mémoire de ces résistances pour nourrir la réflexion actuelle autour de la nécessaire décroissance. Alors que l'expansion indéfinie nous conduit à l'abîme et que l'artificialisation du monde s'intensifie, des bifurcations restent possibles. Et elles sont vitales.

Les animaux sont-ils des travailleurs comme les autres ? Avec François Jarrige pour Citéphilo à Lille.


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09.11.2023

L'essor de l'industrialisation au XIXe siècle a été associé à la présence des machines et aux innovations technologiques. Mais la révolution industrielle est loin d'avoir supprimé le recours aux animaux. Au contraire : on peut dire que chevaux, mulets ou chiens en ont été des acteurs importants. Au fond, l'énergie animale est le nécessaire pendant de l'essor de la mécanisation.
François Jarrige cherche donc, en historien, à rendre justice à cette autre classe laborieuse, plus invisible encore que le prolétariat. L'occasion d'interroger les nombreuses figures de la relation entre travailleurs humains et non humains, au cœur de la construction du monde moderne.

Une conférence animée par Laurent Keiff.

La ronde des bêtes. Avec Francois Jarrige à la maison du peuple de Besançon.


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26.09.2024

Dans son livre La ronde des bêtes, l'historien François Jarrige explore une facette méconnue de l'histoire industrielle : l'importance du moteur animal, un pilier énergétique souvent ignoré mais crucial (et décarboné !) de la révolution industrielle.
Lorsque l'on pense à cette révolution, l'image de la machine à vapeur, propulsant trains, bateaux et usines, émerge naturellement. Pourtant, cette vision est incomplète. Certes, le XIXe siècle est marqué par l'essor des énergies fossiles, mais il a également été le théâtre d'une autre forme d'énergie : celle fournie par les animaux. Une force motrice qui, contrairement à ce que l'on pourrait penser, a profondément façonné la modernité industrielle.
D'où l'importance de revenir en détails sur l'histoire fascinante de ces "animaux prolétaires", utilisés comme moteurs économiques. Bien avant l'ère des combustibles fossiles, ces bêtes ont occupé une place centrale dans l'économie occidentale, un rôle qui s'étend de l’Antiquité jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale, moment où leur usage a progressivement décliné.

Histoire du progrès technologique. Avec François Jarrige pour l'association ACTISCE.


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30.01.2024

La science possède son histoire et les enjeux auxquels elle a dû faire face n'ont pas toujours été les mêmes. Depuis plus de 150 ans, la science a un impact déterminant sur nos sociétés. Au fil des décennies, de nombreux débats ont émergé autour du rôle de la science. Certains ont envisagé un avenir de progrès et d'innovation sans limites, où les découvertes scientifiques révolutionneraient notre existence de manière positive. D'autres, cependant, ont exprimé des préoccupations quant aux implications éthiques et aux conséquences indésirables qui pourraient découler du développement scientifique.
L'historien François Jarrige revisite ces débats en réexaminant les arguments qui ont été présentés de part et d'autre afin d'explorer les concepts clés qui ont émergé autour du progrès technologique et d'ouvrir une vision prospective sur l'avenir de la science.

Et si on arrêtait le progrès ? Avec François Jarrige et Jean-Baptiste Fressoz sur France Culture.


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24.11.2022

On connait l'adage "On n'arrête pas le progrès" ? Et si justement, on l'arrêtait, le progrès ? Le progrès, cette flèche du temps qui va vers l'avant, vers le mieux. Une notion qui accompagne l'histoire des 150 dernières années. L'innovation ce mot totem de notre époque, un "buzzworld" omniprésent. Mais "maintenant, c'est plus pareil, ça change, ça change…".
Face aux défis sans précèdent de la crise climatique. Est-ce que notre manière de penser le développement des techniques est à la hauteur de ce qu'il faut affronter ?

Émission "La Science, CQFD", animée par Natacha Triou.

Regard critique sur la Smart City. Avec François Jarrige sur Kawa TV.


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02.2020

Depuis quelques années, le concept de smart city ou ville intelligente s'est fortement popularisé dans différentes sphères de la société et semble faire consensus dans le champ politique, autant à droite qu'à gauche. Mais que recouvre ce concept ? La smart city fait-elle réellement partie intégrante des solutions vers un avenir plus durable ?
Historien contemporain spécialiste de la pensée technocritique et des pollutions environnementales, François Jarrige s'intéresse particulièrement à l'idéologie du "progrès" qui tend à légitimer toutes les externalités négatives de notre modernité industrielle.
Il propose ici de revenir sur l'histoire de la smart city, ses enjeux économiques, sociaux et idéologiques.

Une histoire de la pollution. Avec François Jarrige pour Centrale Nantes.


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11.01.2022

Autrefois sources de nuisances locales circonscrites, les effets des activités humaines sur l'environnement se sont transformés en pollutions globales. Rendre compte de l'histoire des pollutions à l'échelle planétaire permet de ne pas sombrer dans la sidération ni dans le découragement face à un processus qui semble devenu inéluctable.
Car le grand mouvement de contamination du monde qui s'ouvre avec l'industrialisation est avant tout un fait social et politique, marqué par des cycles successifs, des rapports de force, des inerties, des transformations culturelles.
L'historien François Jarrige analyse les conflits et l'organisation des pouvoirs à l'âge industriel, mais aussi les dynamiques qui ont modelé la modernité capitaliste et ses imaginaires du progrès.

Les animaux sont-ils des travailleurs comme les autres ? Avec François Jarrige aux Rendez-vous de l'histoire de Blois.


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08.10.2021

Si depuis les débuts de leur domestication les animaux n'ont cessé de travaillé au service des humains, les formes et l'ampleur de ce travail ont beaucoup varié selon les époques.
En Europe, le nombre de chevaux, de chiens, de bœufs, de mulets utilisés pour tirer et soulever des charges, ou pour transformer des matières, s'est beaucoup accru aux XVIIIe et XIXe siècle avant de décliner sous l'effet de la motorisation et de l'électrification au siècle suivant. Massivement utilisés pour accélérer les transports, ils furent aussi une source majeure de force motrice, souple et flexible, adaptée à de nombreux contextes et situations de travail : dans les mines et les premières usines textiles, dans les plantations coloniales comme dans de nombreux ateliers artisanaux, ils furent attachés à des manèges pour produire de la force, broyer des matières.
Loin de les faire disparaître, l'industrialisation européenne a intensifié leur mise au travail, démultiplié leur présence dans les ateliers, à côté des enfants, des femmes et des ouvriers. Ces "moteurs animés" constituent un chaînon manquant et oublié de l'industrialisation et des transformations sociales du XIXe siècle. Le travail des bêtes s'est transformé parallèlement à celui des hommes, dans une logique de coopération et de rivalité, avant de devenir une source de rejets, de débats, voire de scandales.