L'industrialisation et l'accélération des transformations économiques et sociales en France au XIXe siècle. Avec François Jarrige pour l'Association des Professeurs d'Histoire et de Géographie.


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04.2020

L'historien François Jarrige nous présente les grands débats et les principaux enjeux de l'industrialisation au XIXe siècle et propose des pistes pédagogiques pour présenter cette période.
Dans un deuxième temps, il revient sur la trajectoire emblématique de Michel Chevallier, ingénieur, économiste et homme politique français du milieu du XIXe siècle et présente enfin un tableau de Bonhommé sur Le Creusot, l'occasion de décrire ce grand centre industriel français entre 1836 et 1984 dirigé par la famille Schneider.

Émission "Brèves de classe", animée par Yohann Chanoir et Nicolas Charles.

Pourquoi (et comment) critiquer la technologie aujourd'hui. Avec Jean-Baptiste Fressoz, François Jarrige, Alain Gras et Paul Jorion pour Sciences Critiques.


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29.05.2019

C'est en compagnie des historiens Jean-Baptiste Fressoz et François Jarrige et des socio-anthropologues Alain Gras et Paul Jorion qu'est abordé la nécessité de faire émerger une communauté technocritique aujourd'hui, dont les armes intellectuelles doivent être renouvelées en fonction des enjeux qui sont les nôtres. Le projet politique alternatif de la décroissance, l'action directe contre les machines ou encore le retour à une véritable culture humaniste nous donnent-il un but pour lequel nous pourrions nous battre ?

Interventions :
 1. L'Anthropocène, ou les dégâts du progrès, par Jean-Baptiste Fressoz
 2. Une (brève) histoire de la technocritique, par François Jarrige
 3. Les imaginaires de l'innovation technique, par Alain Gras
 4. Les effets et les méfaits du techno-capitalisme, par Paul Jorion

Une histoire désorientée des techniques agricoles. Avec François Jarrige aux rencontres de l'Atelier Paysan.


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14.12.2019

Le concept d' "histoire désorientée" implique en miroir une histoire orientée, c'est-à-dire dont la lecture est enfermée dans l'orientation linéaire du progrès technique, marquée par le fatalisme technicien et un imaginaire modernisateur.
Étudier une histoire "désorientée" revient donc à construire un autre récit historique, adapté aux défis contemporains, qui échappe à la lecture déterministe et évolutionniste des machines.
Cela permet ensuite d'essayer de réinventer d'autres manières de penser le machinisme, d'autres machines pour d'autres objectifs.

Résister à la technique ou la dompter ? Avec François Jarrige sur France Culture.


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03.06.2019

Rares sont les métiers aujourd'hui dont les machines sont absentes : la technique s'est peu à peu insinuée dans toutes les activités ; la maîtriser est un atout majeur sur le marché de l'emploi.
C'est au XIXe siècle que le développement technologique s'accélère comme jamais auparavant, les nouvelles techniques gagnant tous les pans de la société et la modifiant en profondeur, et en premier lieu, le monde du travail.
Ouvriers, artisans, comment les travailleurs voient-ils leur activité et par conséquent tout leur quotidien modifié, et comment appréhendent-ils ces changements ? L'univers machinique nouveau a-t-il suscité des résistances, des enthousiasmes ? Comment les penseurs du travail s'en sont-ils emparés ?

Émission "La Fabrique de l'Histoire", animée par Emmanuel Laurentin.

Pétitions et formes brèves de l'imprimé : une "barricade de papiers" contre la restriction du suffrage universel en 1850. Avec François Jarrige à l'Université de Bourgogne.


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16.03.2017

Au cours du processus de réaction conservatrice qui caractérise l’évolution de la Seconde République, le vote de la loi restreignant le suffrage universel masculin le 31 mai 1850 constitue un moment charnière. Devant la répression accrue, la résistance à cette loi prit essentiellement la forme d’un vaste mouvement de pétitionnement qui, en quelques semaines, parvint à réunir plus de 500 000 signatures.
À travers l’étude de ce pétitionnement exceptionnel (stratégies de la collecte, géographie de la France pétitionnaire et usages parlementaires de ces pétitions), François Jarrige envisage certains aspects de la mobilisation démocratique et des réactions anti-républicaines en France au milieu du XIXe siècle.

Une conférence qui s'inscrit dans le colloque "Les formes brèves, de l'imprimé au numérique (XIXe-XXIe siècles)".

L'homme contre les machines. Avec François Jarrige sur France Culture.


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07.10.2017

Toutes les manifestations contemporaines d’inquiétude envers les vertiges du progrès scientifique, envers les nouvelles technologies de la communication, quant à l’organisation du travail, aux équilibres de la nature, à la préservation des libertés individuelles, n’ont pas surgi récemment. Elles s’inscrivent dans la ligne de longues protestations contre les effets de l’industrialisation des sociétés à partir des machines triomphantes.
François Jarrige, auteur d'un récent Techno-critiques. Du refus des machines à la contestation des technosciences est l’homme adéquat pour traiter de ce sujet.
L'intention n'est pas de jeter sur la science les couleurs d'un long chagrin, mais seulement de proposer quelque recul par rapport aux fascinations du scientisme.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Le steampunk comme uchronie technologique. Avec François Jarrige, Sylvie Allouche, Alain Damasio et Olivier Gechter aux Utopiales à Nantes.


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31.10.2016

Lorsque les auteurs de steampunk imaginent des mondes alternatifs où la vapeur et le charbon se sont imposés comme énergies, ils mettent en place une esthétique mais aussi une technologie alternative.
Quelles sont ces superbes machines ? Ne pourrions-nous rêver de les voir rouler, travailler ou voler ? Qu’est-ce qui nous fascine dans la machine à vapeur ?

Histoires collectives des socialismes : longue durée et grande échelle. Avec François Jarrige, Vincent Bourdeau et Jean-Numa Ducange au séminaire de l'histoire sociale des idées politiques à Sciences-Po Paris.


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08.04.2016

Cette séance intègre deux communications : Vincent Bourdeau et François Jarrige interviennent d'abord pour revenir sur l'ANR Utopies 19 dont est issu, notamment, l'ouvrage Quand les socialistes inventaient l'avenir. Presse, théories et expériences, 1825-1860, et Jean-Numa Ducange présente ensuite le projet EUROSOC.
L'intérêt de ces deux projets est que la comparaison historique qu'elles permettent révèle en creux la profonde dévaluation des idées au sein du mouvement socialiste international, avec des variantes nationales bien sûr mais selon un processus structurel généralisé malgré tout. Le socialisme est un objet historique très particulier en ce que son émergence est concomitante de celle des sciences sociales. Ce n'est là ni le fruit du hasard ni même une simple homologie structurelle, mais bien un seul et même processus. Comment comprendre cette dévaluation de la production doctrinale, du débat idéologique dans les partis qui s'en réclament ?
Un autre intérêt de ces deux entreprises réside dans la focale d'analyse : l'étude des media qui servent de supports matériels et de véhicules aux idées socialistes (la prise en compte de la matérialité du texte et des "régimes médiatiques", soit les configurations successives du champ médiatique). Avec en arrière-fond la révolution des techniques de communication qui, comme le télégraphe et le chemin de fer, accélère la circulation de l'information et des idées.
Enfin, ces deux entreprises sont précieuses comme antidote à ce que nous pouvons qualifier de néophilie. Par quelque étrange mouvement de l'histoire qui dépasse de loin la simple mode intellectuelle, le nouveau fait figure d'idole, monnaie dont nul ne discute plus la valeur. On est passé du commentaire des Autorités, de la reproduction des Anciens, de la Tradition à la néophilie, à la valorisation de la novation pour elle-même. Cela a pu participer d'un certain progrès (mais ce mot même, il convient de s'en méfier). Pourtant, la néophilie est aussi une plaie de notre temps. D'une part, elle finit par se suffire à elle-même pour justifier toute nouvelle réforme néolibérale ou conservatrice. On ne compte plus les lois dites de "modernisation" (de l'Université, de l'hôpital), avec les succès que l'on sait, les appels à l'élaboration d'une gauche "moderne", d'un "nouveau progressisme", parmi les écrits sociaux-libéraux. D'autre part, en condamnant l'ancien au nom du fait même qu'il est passé, la néophilie nous empêche de trouver dans le passé des ressources pour l'avenir. Les deux entreprises dont nous parlons ici sont précieuses, précisément parce qu'elles esquissent quelque chose comme une méthode rétro-prospective : rouvrir le passé, souligner sa contingence pour en faire ressortir les possibles non advenus, méditer les échecs ou aller y puiser des ressources pour l'avenir.
L'histoire dont il est question dans ces deux projets de recherche n'est pas seulement la science d'un passé qui serait passé, elle est aussi celle d'un passé qui ne passe pas et d'un autre qui pourrait bien advenir.