Le Trotskisme dégénéré. Avec Patrick Gofman pour Fréquence Camisole sur Radio Libertés.


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26.01.2018

Depuis 1938, le trotskisme, dans ses mille et une chapelles, se présente comme la direction alternative du prolétariat révolutionnaire mondial.
La disparition du pouvoir soviétique, l'effondrement électoral et moral du PCF devrait donc ouvrir un boulevard aux trotskistes ? Eh bien, non. Les remous de l'immense naufrage stalinien entraînent vers le fond les frêles esquifs de son opposition de gauche.
Patrick Gofman, lui-même trotsko-lambertiste de 1967 à 1979, nous parle avec précision, humour et cruauté, des dégénérescences parallèles des staliniens et des stalinains, leur choc fatal avec l'iceberg de l'Histoire, leurs derniers gargouillis dans l'eau glaciale.

RAF : guerilla urbaine en Europe occidentale. Avec Anne Steiner et Loïc Debray sur Radio Libertaire.


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2006

En 1972, alors que la jeunesse occidentale poursuit sa mobilisation contre la guerre du Viêtnam, des bombes explosent aux quartiers généraux américains de Francfort et Heidelberg. Des soldats sont tués et des ordinateurs chargés d'assurer la logistique de l'armée américaine au Viêtnam sont détruits.
Pour la première fois, un groupe de lutte armée, la RAF, affirme qu'il ne représente que lui-même, qu'il est sujet révolutionnaire. Il attaque l'impérialisme au cœur même des métropoles, en Allemagne fédérale. Pour les militants de la Fraction armée rouge, le mot d'ordre du mouvement étudiant, "Il faut lutter ici et maintenant", est devenu une prescription éthique qu'ils ont assumée jusqu'en prison, dans les conditions les plus dures.
D'autres attentats suivront, contre des juges, des policiers. En 1977, le groupe prend en otage le chef du patronat allemand, un ancien SS chargé de hautes responsabilités sous le Troisième Reich.
Dans l'histoire qu'ils nous racontent, Anne Steiner et Loïc Debray ont accordé une place déterminante aux écrits de la RAF et aux enjeux qu'ils sous-tendent car c'est avant tout la production théorique du groupe qui éclaire le mieux sa cohérence et sa singularité.

Émission "Offensive sonore".

Indépendance des médias ? Avec Aude Lancelin pour ThinkerView.


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27.02.2018

Depuis son éviction de la grande presse écrite qu'elle avait intégrée depuis l’été 2000 journaliste -aventure qu'elle raconte dans Le Monde libre-, Aude Lancelin a rejoint les médias en ligne chez "Là-bas si j'y suis" et "Le Média".
Un choix en phase pleinement assumé : travailler aux côtés de gens qui croient aux idées, qui savent que journalisme et engagement doivent être d'urgence réconciliés et pour contribuer à réparer une vie démocratique française très abîmée.
Grâce à son parcours, Aude Lancelin est toute indiquée pour nous parler des relations malsaines entre le monde des médias et les pouvoirs, qu'ils soient politique ou économique.

L'impasse de la gauche radicale espagnole. Avec Nicolas Klein pour l'Université Réelle à Montpellier.


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17.06.2017

Alors que le parti Podemos a pris place au sein des instances gouvernementales espagnoles, qui et comment sera gouverné le pays ? Car le résultat des dernières élections modifie profondément le paysage politique et témoigne d'abord de la division du pays.
La "gauche radicale" est-elle la solution pour permettre à l'Espagne de relever les défis auxquels elle est confrontée ?

Désert de la critique, de Renaud Garcia. Avec Patrick Marcolini sur Radio Libertaire.


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27.05.2016

La nature humaine ? Fiction dangereuse. La raison analytique ? Instrument d’uniformisation culturelle. La vérité ? Objet relatif masquant les dispositifs de pouvoir. Le langage ? Geôlier de la créativité. L’universalisme ? Alibi de l’Occident pour dominer le monde. Le corps ? Pâte à modeler au gré des innovations technologiques. Tels sont les lieux, devenus communs, de la pensée de la déconstruction.
Et pour comprendre l'hégémonie du post-modernisme au sein de l'extrême-gauche, Patrick Marcolini nous parle du livre de Renaud Garcia Désert de la critique, récemment sorti aux éditions l'échappée.

La vie de Maurice G. Dantec. Avec Eric 'Riton' Vennettilli à L’Heure la plus sombre pour E&R.


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04.07.2016

Pour ce 43e numéro de "L’Heure la plus sombre", Vincent et Xavier recevaient Eric 'Riton' Vennettilli, ancien camarade de Maurice G. Dantec, pour un entretien sur le parcours de cet écrivain récemment disparu.

0'00'00 : Introduction
0'01'05 : La rencontre
0'02'05 : Jeunesse en milieu populaire
0'03'20 : Les débuts à l’extrême-gauche
0'06'09 : Période punk
0'07'45 : Création du groupe État d’urgence
0'09'55 : R.A.F Propaganda, du groupe État d’urgence
0'15'15 : Premier concert : épique
0'17'40 : Dantec, le guerrier chétif
0'20'13 : La période "autonomes"
0'24'19 : L’idéal anti-utopique
0'26'20 : Crash, du groupe État d’urgence
0'35'05 : Artefact ou le virage commercial
0'37'15 : La période New wave
0'39'25 : Un concept : la samplification
0'41'00 : Massacre à l’électrode, du groupe Artefact
0'46'25 : L’influence de Kraftwerk
0'48'25 : Un look de travailleurs industriels
0'50'30 : La guerre Rose bonbon
0'54'25 : Vie acide...
0'56'30 : ... dans une époque libérale
0'57'34 : L’underground : un cheval de Troie
1'00'20 : Deux visions divergentes, une explosion
1'06'00 : International Disco, du groupe Artefact
1'09'50 : Apothéose avant explosion
1'11'40 : Dix ans plus tard : Dantec écrivain
1'16'20 : Le virage technologique
1'22'13 : Dantec honnête ou stratège ?
1'30'00 : L’exil au Canada
1'33'30 : Du gauchisme au néoconservatisme
1'36'36 : Et Dieu dans tout ça ?
1'40'00 : Paradoxes
1'42'00 : Une fascination pour l’Amérique
1'43'25 : Autodestruction
1'48'47 : Frères ennemis
1'51'52 : La rupture finale
1'58'00 : Sans contrôle, du groupe État d’urgence

Le désert de la critique : déconstruction et politique. Avec Renaud Garcia sur Radio Libertaire.


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28.11.2015

La nature humaine ? Fiction dangereuse. La raison analytique ? Instrument d'uniformisation culturelle. La vérité ? Objet relatif masquant les dispositifs de pouvoir. Le langage ? Geôlier de la créativité. L'universalisme ? Alibi de l'Occident pour dominer le monde. Le corps ? Pâte à modeler au gré des innovations technologiques. Tels sont les lieux, devenus communs, de la pensée de la déconstruction.
Déconstruire... D'un concept plutôt ésotérique, les gauches "radicales" ont fait un programme systématique consistant à suspecter un rapport de domination sous chaque idée ou comportement. Si elles permettent de redoubler de subtilité sur les questions de moeurs - le domaine "sociétal" -, les théories de la déconstruction rendent les armes devant la marchandisation généralisée, l'emprise des industries culturelles et l'artificialisation du monde.
Qui évoque la nécessité d'une décélération, parle d'aliénation, remet au coeur de l'analyse le corps vécu dans un environnement limité, commet dès lors le crime ultime : réintégrer un moment conservateur dans la critique.
Occupées à déconstruire et à se déconstruire à l'infini, les gauches "radicales" ont négligé le terrain du social, qu'une extrême-droite opportuniste a investi en exploitant la détresse des perdants de l'histoire.
Renaud Garcia tente de comprendre comment nous en sommes arrivés là, de donner les raisons de ce sabordage intellectuel et politique, en analysant l'influence de la déconstruction sur la critique sociale contemporaine. Il en appelle par là même à un renouveau de la lutte contre le capitalisme sur de tout autres fondements théoriques.

Histoire de l'anti-parlementarisme en France. Avec Jean Garrigues et Jean-Claude Caron sur France Culture.


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22.05.2013

Qui sont les adversaires désignés des "chéquards", des "ventrus", des "cumulards" ? Veulent-ils abolir le régime parlementaire ou le réformer ? Jean Garrigues et Jean-Claude Caron interrogent ce qui donne corps à l'antiparlementarisme de la Restauration à nos jours.
Qu'il soit d'extrême gauche ou d'extrême droite, voire qu'il provienne des députés eux-mêmes, il est à la fois plastique et composée d'invariants : démocratie directe, pouvoir de la rue...
Ce registre appartient-il à un passé révolu ou résonne-t-il avec le temps présent ?