Les résistances au travail (1936-1944). Avec Michael Seidman sur Radio Libertaire.


(0)
116 Vues
0 commentaire
2018

Les travaux de Michael Seidman nous montrent la continuité des résistances au travail, en grande partie ignorée ou sous-estimée par les théoriciens et historiens du XXe siècle.
Au moment des fronts populaires, les ouvriers ont persévéré dans leurs pratiques antérieures qui donnaient déjà le caractère extérieur, utilitaire du sens de leur travail : des refus directs et indirects, par l'absentéisme, le coulage de cadence, le vol, la grève, etc. Les ouvriers se révoltaient contre un ensemble de disciplines, y compris celles imposées par les organisations ouvrières, car si les salariés souhaitaient contrôler leurs lieux de travail, c'était généralement afin d'y travailler moins !
Il nous est possible de voir, dans ces affrontements entre ouvriers et organisations ouvrières, des collectivités barcelonaises aux usines aéronautiques parisiennes, la contradiction interne des mouvements ouvriers, qu'ils aient été révolutionnaires ou réformistes. L'impossibilité d'un triomphe de la classe du travail, en tant que telle, se manifeste sous sa forme la plus empirique. C'est la faillite d'un programme ouvrier dans ses propres termes, alors sommé de se réaliser dans un moment critique.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Hispanidad, Lusophonie, Francophonie : prospérité dans l'Union-Latine. Avec Nicolas Klein pour Factuelle 66 à Ille-Sur-Têt.


(0)
93 Vues
0 commentaire
27.01.2018

Quand il regarde au loin, le citoyen français a tendance à de rien voir au-delà de l'Union (Soviétique) européenne et de l'ONU, sorte de proto-gouvernement mondial-mafieux. Et si l'avenir était à la culture latine, sorte d'union qui regrouperait l'Hispanidad, la Lusophonie et la Francophonie ?
Ce sont de ces réalités bien vivantes dont nous parle l'hispanisant Nicolas Klein.
Au lieu de rester enfermé dans de vieux schéma déjà condamnés par l'histoire, sachons regarder en avant et prendre le grand large !

L'illusion du séparatisme Catalan. Avec Nicolas Klein pour Factuelle 66 à Ille-Sur-Têt.


(0)
196 Vues
0 commentaire
26.01.2018

La récente crise catalane a fait naître, comme les champignons après la pluie, toute une génération de "spécialistes" qui avaient autant d'avis sur notre grand voisin espagnol que d'ignorance sur sa réalité.
Nicolas Klein, hispanisant, revient sur le poids de l'histoire, sur la vie politique espagnole et sur les grands défis auxquels l'Espagne est confrontée pour nous permettre de comprendre cette tentative de sécession régionaliste. Plus largement, il nous guide dans notre incompréhension française face aux affaires politiques de ce pays que nous connaissons finalement assez mal.

Les tourments européens de l'Espagne. Avec Nicolas Klein au Cercle Jean Bodin.


(0)
144 Vues
0 commentaire
25.01.2019

Si les espagnols semblent aujourd'hui sortis de l'europhilie béâte qui prévalait encore il y a quelques années, ils restent majoritairement très attachés à l'Union européenne, peuple et politiques compris.
Comment expliquer cet attachement à l'idée européenne ? Et alors que les crises économique et migratoire continuent de s'agraver, quelles évolutions pouvons attendre en Espagne sur ce sujet ?

Le mythe d'Al-Andalus et la guerre mémorielle en Espagne. Avec Arnaud Imatz sur Radio Courtoisie.


(0)
288 Vues
0 commentaire
17.10.2018

C'est en tant que spécialiste de l'histoire espagnole et notamment des enjeux mémoriels contemporains qu'Arnaud Imatz revient sur les polémiques récentes des tentatives d'exhumation de Franco et du mythe de la concorde des trois monothéismes dans Al-Andalus.
Une mise en perspective historique salutaire pour sortir des instrumentalisation diverses et variées qui ne visent qu'à diviser le corps social pour des enjeux bassement politiciens.

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.

José Ortega y Gasset, un spectateur dans l'Europe. Avec Soledad Ortega Spottorno, Miguel Ortega Spottorno, Julian Marias, Alain Guy, Ana Lucas, Celia Amoros et Cristina de Peretti sur France Culture.


(0)
129 Vues
0 commentaire
15.11.1984

À la fois professeur, essayiste, journaliste et conférencier, auteur d'une œuvre considérable, Ortega y Gasset fut considéré en son temps comme l'un des chefs de file de l'intelligentsia de son pays.
Ce philosophe est l'inventeur d'un système de pensée original, profondément cohérent quoique disséminé dans une multitude d'écrits trouvant leur unité, du point de vue formel, dans un style élégant et brillant, semé de métaphores, qui cherche d'abord à séduire son lecteur pour mieux le convaincre et pour mieux l'instruire.
Retour, en compagnie de ceux qui l'ont cotoyé de près, sur le parcours de cet être singulier qui aura marqué l'histoire intellectuelle espagnole et européenne au XXe siècle.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Jacques Munier.

Le mythe d'Al-Andalus. Avec Rémi Brague au Carrefour de l'Horloge.


(0)
401 Vues
0 commentaire
29.05.2018

Rémi Brague nous présente les travaux de l'universitaire espagnol et arabisant mondialement reconnu Serafín Fanjul, qui s'est penché principalement sur Al-Andalus, cette Espagne médiévale dite des trois cultures, où la domination politique de l'islam aurait permis pendant des siècles d'extraordinaires échanges culturels entre les communautés islamique, chrétienne et juive, sur fond de cohabitation harmonieuse.
Cette vision du passé relève davantage du fantasme que de la réalité. La vérité historique a été emportée par la croyance, et celle-ci est d'autant plus séduisante que les sirènes du conformisme ont su la détourner à leur profit pour faire de l'Espagne d'alors un véritable paradis perdu du multiculturalisme européen.
Face aux partis pris stériles et lieux communs en tout genre, Serafín Fanjul entend dissiper la brume pour "retrouver l'Espagne". Et la réalité historique que son travail restitue est celle d'une péninsule où règnent entre les communautés l'intolérance et le conflit, la souffrance et la violence, bien loin de l'ouverture et de l'apaisement trop souvent soutenus.
La minutie de l'argumentation de Serafín Fanjul, présentée par Rémi Brague, permet ainsi d'entrevoir, à rebours de la représentation habituelle, une Espagne qui a trouvé dans la Reconquista la voie de l'émancipation et de la libération.

Du marranisme au sionisme : une histoire profonde. Avec Laurent Guyenot chez E&R à Grenoble.


(0)
306 Vues
0 commentaire
13.05.2017

À chaque expulsion des juifs d'un royaume d’Europe, un grand nombre optait pour la conversion, et, même s'ils "judaïsaient " pendant une ou deux générations, ils finissaient par s’intégrer dans la chrétienté. Mais la conversion forcée, sans autre alternative que la mort, d'une centaine de milliers de juifs portugais (la plupart exilés d'Espagne) en 1496 transforma le phénomène en raz-de-marée civilisationnel. La dispersion de ces crypto-juifs animés d'un ressentiment profond et durable contre l'Église catholique, et d'une conscience raciale exacerbée, eut un impact majeur sur l'évolution économique, culturelle et religieuse de l'Europe, du Proche-Orient et des Amériques.
Le milieu marrane fut aussi le creuset du sionisme moderne. Depuis le 17e siècle, les sionistes travaillent l'histoire dans les profondeurs, par infiltration des cercles de pouvoir. Le néoconservatisme, avec son patriotisme de façade, est une forme moderne de crypto-sionisme. Car en dernière analyse, le crypto-judaïsme est bibliquement fondé sur le modèle de Jacob, vêtu "des plus beaux habits d'Ésaü" et disant à son père aveugle : "Je suis Ésaü, ton premier-né" (Genèse 27,15-19).