Les coulisses du commerce équitable. Avec Christian Jacquiau à l'Espace Mendès-France de Poitiers.


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04.12.2007

Les ravages de la mondialisation conduisent les citoyens à rechercher des moyens de peser sur l'évolution de la société. Leur consommation en est un. À la fin des années 1990, le concept de commerce équitable conquiert le grand public avec un produit-phare, le café. Très vite, tout produit se prête à sa version «"équitable", l'équitable devient tendance. C'est un petit business qui monte.
Son concept repose sur un triple engagement, celui des producteurs et des consommateurs arbitré par de nouveaux intermédiaires, les "acteurs" de l'équitable : les consommateurs paient "un peu plus cher" un produit acheté à un prix supérieur aux cours mondiaux pour assurer un revenu décent aux petits producteurs du Sud. Les acteurs veillent au respect des normes sociales et environnementales.
Qu'en est-il de la promesse que les uns et les autres se font ? Les organisations relais et entreprises qui font de l'équitable tiennent-elles leurs engagements ? Qui est vraiment gagnant ?
Répondre à ces questions, c'est éclairer d'un jour cru un aspect que certains "commerçants de la bonne conscience" aimeraient tenir secret. Initié par le militantisme citoyen, largement instrumentalisé par les bureaux de marketing, le commerce équitable a été récupéré par les marchands d'illusion. En se donnant à la grande distribution et à quelques transnationales en quête d'honorabilité, les adeptes de la marchandisation de l'équitable ont ouvert la boîte de Pandore.
Christian Jacquiau, qui a mené l'enquête pendant plus de deux ans, nous invite dans l'arrière-boutique d'un secteur méconnu et nous dévoile les dérives et abus commis au nom de l'équitable.

Le post-structuralisme français : une invention américaine. Avec François Cusset à Poitiers.


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07.02.2012

Les œuvres des philosophes français de l’après-68, de Foucault à Deleuze et Derrida, ont fait l’objet aux États-Unis, à partir de la fin des années 1970, d’une réappropriation systématique sous la rubrique d’invention américaine de "French Theory" : importation, traduction, recontextualisation, invention d’usages politiques et de pratiques textuelles inédits sont ici les ingrédients du phénomène de transfert intellectuel transatlantique le plus important de la fin du 20e siècle.
Car derrière le succès de ces textes, et les malentendus conceptuels féconds dont ils furent l’occasion, se dessine l’histoire agitée des politiques identitaires et des guerres culturelles qui déchirèrent l’université américaine, et bien au-delà, pendant le dernier quart du 20e siècle.
Un cas d’école de la circulation internationale des textes et des concepts, et la première étape d’une mondialisation irréversible de la pensée critique.

Pas d'histoire des sciences sans histoire des techniques et réciproquement. Avec Robert Halleux à l'Espace Mendès-France de Poitiers.


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30.01.2009

Comment comprendre la division entre l'étude de l'histoire des sciences, traditionnellement réservée aux facultés de philosophie, et l'étude de l'évolution des techniques, dont la responsabilité est assumée pour une grande part par des clubs d'ingénieurs à la retraite ?
Ces deux disciplines peuvent-elles être pratiquées sans un dialogue commun ?

Remarque : le volume de la conférence est particulièrement bas.