La pensée du politique : histoire et perspectives. Avec Claude Lefort au Collège de France.


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16.04.2008

Claude Lefort se propose d’éclairer la nature de la démocratie moderne à travers la distinction entre la politique (essentiellement tournée vers la considération du régime) et le politique, qui veut en penser les conditions sociales.
La science politique méconnaît la nature profonde de la démocratie parce qu’elle laisse dans l’ombre la société dans laquelle elle s’est formée.
La démocratie n’est pas localisable dans la société : elle est une forme de société. Dans l’Ancien Régime, le pouvoir monarchique était incorporé dans la personne du prince. La démocratie introduit dans cette perspective un bouleversement : le pouvoir n’est plus incorporé, c’est un lieu vide.
Le conflit est alors institutionnalisé, le pouvoir dans une démocratie ne peut exister qu’en quête de sa légitimité. La démocratie n’est pas réductible à un certain nombre d’institutions.

La conférence est suivie d'une session de questions posées par Pierre Rosanvallon auxquelles Claude Lefort répond.

Penser avec Aristote. Avec Norman Palma au Cercle Aristote.


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13.03.2017

Aristote est notre contemporain. Face à une pensée déboussolée par la noirceur du siècle, la Grèce et ses philosophes restent pour nous un modèle d’équilibre, d’ordre et de tempérance. Éclipsé par les idées à la mode, Aristote revient aujourd’hui comme un miroir de notre modernité.
Norman Palma nous guide à travers la pensée de ce géant en illustrant les grands thèmes de son oeuvre et de sa vie.

La radicalisation de la modernité. Avec Marcel Gauchet au Collège des Bernardins.


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07.2010

Nous observons un phénomène curieux : les éléments fondamentaux de la vision moderne de l’homme –l’esprit scientifique des Lumières, l’essor de la démocratie politique, l’autonomie du sujet personnel– sont à la fois radicalisés et ébranlés par les développements historiques de la "modernité tardive".
Est-il pour autant nécessaire de postuler l'existence d'une postmodernité qui serait radicalement différente à la grand épopée moderne ? Mais comment pouvons-nous alors comprendre cette transformation ? Quels problèmes dessine-t-elle pour l’avenir ? Et de quelles ressources disposons-nous pour les éclairer ?
Marcel Gauchet conteste l’idée qu’il existerait quelque chose comme une postmodernité au profit d’une interprétation différente de la situation qui est la nôtre. La vérité est que la discontinuité bien réelle que la notion de postmodernité a la vertu de signaler doit être comprise autrement que comme une remise en question de la modernité.

La fraternité, idéal républicain. Avec Marcel Gauchet sur France Culture.


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09.11.2016

La fraternité, troisième volet de la devise républicaine, est-elle mise à mal par le "pessimisme" français ?
C'est l'une des thèses que défend Marcel Gauchet dans Comprendre le malheur français. Il analyse ce pessimisme à l'aune d'une mondialisation malheureuse : la relégation de la France au rang de puissance secondaire conjuguée au souvenir de sa grandeur passée se traduirait par une défiance envers l'avenir qui n'est que le corollaire d'un malaise bien présent.

Emission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

Rousseau et le républicanisme aujourd'hui. Avec Céline Spector et Patrice Canivez pour Citéphilo à Lille.


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06.11.2016

Rousseau joue un rôle particlier dans la représentation que la républicanisle français se fait de lui-meme et dans les critiques que la tradition anglo-saxonne adresse à ce dernier : c’est de lui que procéderait la tendance à concevoir la participation à la vie publique comme la forme d’exercice exemplaire de la liberté politique et à donner pour mission à l’État d’assurer l’émancipation des individus.
Un tel républicanisme apparaîtrait trop proche de celui des cités antiques et les critiques que lui adresse Benjamin Constant conserveraient toute leur pertinence.
Cette représentation du rousseauisme est-elle conforme à l’esprit et à la lettre de l’oeuvre de Rousseau ? Et si tel n’est pas le cas, peut-on trouver dans le rousseauisme des ressources pour repenser le républicanisme aujourd’hui ?

Sécession. Avec Julien Rochedy pour le Bréviaire des patriotes.


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01.2017

Pour ce cinquième numéro de Sécession, Julien Rochedy entame une réflexion plus politique et philosophique avec l'ambition, à quatre mois maintenant de l’élection présidentielle, de formuler une véritable doctrine pour la droite.

Sommaire de l'entretien :
 - 0:01:00 – De quoi Hollande est-il le nom ?
 - 0:22:02 – Interdiction de la fessée : dans quel libéralisme vivons-nous ?
 - 0:34:25 – Quelle politique économique ?
 - 0:43:41 – De l’absence d’une doctrine de droite
 - 0:52:06 – Les 3 grands postulats de la gauche philosophique
 - 0:58:19 – La gauche contre la Civilisation
 - 1:01:57 – L’Egalité comme vertu cardinale de la gauche
 - 1:09:05 – Qu’est-ce que la Civilisation ?
 - 1:22:51 – La dérive de l’humanisme européen
 - 1:37:02 – Michel Onfray : camarade ou salopard ?
 - 1:50:59 – 2017, année charnière ?

L'heure du Peuple. Débat entre Chantal Mouffe et Jean-Luc Mélenchon à la maison de l'Amérique latine.


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21.10.2016

Jean-Luc Mélenchon, homme politique, et Chantal Mouffe, philosophe belge, s'interrogent sur la notion de "peuple" dans les combats politiques actuels.
Mais d'abord : qu’est-ce que le peuple ? Et quelle est la relation entre le peuple et la démocratie ? Le populisme est-il un gros mot ? Vivons-nous dans une ère post-démocratique, et comment pouvons-nous en sortir ?
Autant de questions qui doivent trouver une réponse non seulement théorique, mais également par dans la réappropriation du politique par le plus grand nombre.

Louis Dumont (1911-1998). Avec Stéphane Vibert au Collège des Bernardins.


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01.06.2016

Anthropologue, spécialiste de l'Inde, Louis Dumont a nourri toute une réflexion sur les sociétés occidentales. Partant de l'étude des castes, il procède par "détour anthropologique" : confrontation avec des mondes humains radicalement différents qui induit une compréhension renouvelée de la culture occidentale, de son histoire et de son originalité. Aussi, toute l'entreprise de Dumont - dont l'œuvre traverse les domaines les plus variés : philosophie, histoire, droit, sciences politiques, sociologie, anthropologie - tente-t-elle de mieux appréhender les contours d'une modernité centrée autour de l'individualisme, en contraste avec le holisme porté par d'autres civilisations, dont l'Inde constitue le paradigme.
Car même dans les régimes démocratiques, la prééminence en valeur de l'individu libre, moral et rationnel, ne reste pas moins soumise à l'existence d'une société comme "sens, domaine et condition du sens", dont les significations partagées contribuent à définir le "bien commun".