Code du travail, quel changement ? Avec Gérard Filoche chez ATTAC à Nantes.


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05.09.2017

Quelles conséquences concrètes auront les réformes du code du travail ? Quelles en seront les conséquences sur notre modèle social ?
Loin des argumentations politiciennes, Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail, nous explique comment le gouvernement actuel s'apprête à balayer cent ans d'histoire du droit du travail, cent ans de luttes pour construire une protection et des droits aux salariés.

La Gouvernance par les nombres. Avec Alain Supiot pour la Fondation Hugot du Collège de France.


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2017

Cet entretien, qui rend compte d'une série de deux cours prononcés au Collège de France par Alain Supiot ("Du gouvernement par les lois à la gouvernance par les nombres" et 2012 et "Les figures de l'allégeance" en 2013), nous permet d’accéder avec fluidité au déroulement d’une pensée complexe qui nous ouvre les portes de l’histoire du Droit et du mode de gouvernement des hommes. Nous découvrons comment le droit a toujours participé, avec l’art et la science, de l’imaginaire des hommes, véritable lien entre le réel et l’idéal, qui porte les civilisations.
Mais l’imaginaire industriel a fait son temps, et nous entrons aujourd’hui pleinement dans l’ère de l’imaginaire cybernétique, qui répond au vieux rêve occidental d’une harmonie fondée sur le calcul. Un discours qui vise la réalisation efficace d’objectifs mesurables plutôt que l’obéissance à des lois justes, ne laissant aux hommes, ou aux États, d’autre issue que de faire allégeance à plus fort qu’eux, au mépris du droit social.
Véritable manifeste contre le Marché total et les usages normatifs de la quantification économique, la parole d'Alain Supiot nous permet de pénétrer dans les arcanes du droit, les dysfonctionnements qui frappent l’Europe, et de mieux comprendre les soubresauts institutionnels qui bouleversent notre époque.

Etat social et mondialisation : analyse juridique des solidarités. Avec Alain Supiot sur France Culture.


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22.02.2016

Alain Supiot, juriste, nous présente l'objet d'étude visé par la chaire qu'il occupe au Collège de France.
A mi-chemin entre le droit social et la théorie du droit, il s'interroge sur l'état de santé de l’État social au sein du processus de la mondialisation.
Car ce souverain débonnaire, tolérant la contestation et répondant du bien-être de ses sujets, semble aujourd’hui frappé de misère. Quel est son avenir ?

Du gouvernement par les lois à la gouvernance par les nombres. Avec Alain Supiot au Collège de France.


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2013

Le sentiment de "malaise dans la civilisation" n’est pas nouveau, mais il a retrouvé aujourd’hui en Europe une intensité sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.
La saturation de l’espace public par des discours économiques et identitaires est le symptôme d’une crise dont les causes profondes sont institutionnelles. La Loi, la démocratie, l’État, et tous les cadres juridiques auxquels nous continuons de nous référer, sont bousculés par la résurgence du vieux rêve occidental d’une harmonie fondée sur le calcul.
Réactivé d’abord par le taylorisme et la planification soviétique, ce projet scientiste prend aujourd’hui la forme d’une gouvernance par les nombres, qui se déploie sous l’égide de la "globalisation". La raison du pouvoir n’est plus recherchée dans une instance souveraine transcendant la société, mais dans des normes inhérentes à son bon fonctionnement.
Prospère sur ces bases un nouvel idéal normatif, qui vise la réalisation efficace d’objectifs mesurables plutôt que l’obéissance à des lois justes. Porté par la révolution numérique, ce nouvel imaginaire institutionnel est celui d’une société où la loi cède la place au programme et la réglementation à la régulation.
Mais dès lors que leur sécurité n’est pas garantie par une loi s’appliquant également à tous, les hommes n’ont plus d’autre issue que de faire allégeance à plus fort qu’eux. Radicalisant l’aspiration à un pouvoir impersonnel, qui caractérisait déjà l’affirmation du règne de la loi, la gouvernance par les nombres donne ainsi paradoxalement le jour à un monde dominé par les liens d’allégeance.

Les fondements gaullistes de la protection sociale. Avec Hervé Gaymard et Frédéric Tristram à la Fondation Charles-de-Gaulle.


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05.10.2015

L'ancien Ministre Hervé Gaymard et l'historien Frédéric Tristram dressent un large panorama de notre système de protection sociale tel qu'il s'est mis en place après la seconde Guerre Mondiale. L'occasion de revenir sur le rôle important et constant qu'ont joué De Gaulle et les gaullistes dans son élaboration.

Face au public. Avec Adrien Abauzit sur Meta TV.


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10.06.2016

Adrien Abauzit, avocat, auteur et conférencier de son état, se prête au jeu des questions/réponses en répondant sans détour aux interrogations des métanautes.
Une entrevue sans langue de bois.

L'avenir du système social français. Avec Thomas Hirsh à l'Université Réelle de Montpellier.


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15.04.2016

Thomas Hirsch, assistant social diplômé d'État au sein du conseil départemental de l'Hérault et licencié en administration économique et sociale, revient sur l'histoire et l'état actuel du système social français.
Alors que de nombreuses décisions semblent infléchir la logique de notre modèle social, il est important d'identifier les dangers qui nous menacent et d'imaginer notre avenir commun.

La justice sociale. Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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11.03.2016

Fondateur de la société du Mont Pélerin et grand prêtre du "néo-libéralisme", Friedrich Hayek a réussi à imposer ses vues dans le domaine de la philosophie morale : il répétait que "le concept de justice sociale est nécessairement vide et dénué de sens" (dans Droit, Législation et Liberté, 1973).
Et c'est ainsi que la "justice sociale" a déserté le champ du discours politique. C'est tout un pan de la pensée philosophique, d'Aristote à John Rawls et passant par Thomas d'Aquin, Rousseau, Kant et Hegel qui a été mis hors-circuit.
Au moment où les inégalités explosent, où les protections arrachées par les travailleurs au cours de luttes séculaires sont balayées par les "réformes" d'un capitalisme devenu absolu, il est impératif de revisiter la pensée de la justice sociale, car il n'y a aucune liberté là où les droits et la dignité des plus pauvres sont bafouées.