L'armistice de 1940. Avec François-Georges Dreyfus, Louis-Christian Michelet, Philippe Conrad, Dominique Paoli et Jacques Le Groignec sur Radio Courtoisie.


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07.01.2008

Que la défaite française de 1940 ait été un désastre sans précédent, c'est une évidence. Imitant l'Angleterre, la France avait déclaré la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939. Le prétexte était de défendre la Pologne qui ne sera pas défendue. Et quand l'URSS envahira à son tour la Pologne le 17 septembre, ni l'Angleterre, ni la France ne lui déclareront la guerre.
Après plusieurs mois de "drôle de guerre" où rien ne fut tenté pour améliorer nos forces, l'armée française, image d’une société décadente, fut balayée en huit semaines de combat. Du jamais vu.
Mais cet effroyable désastre suscita des volontés contradictoires d'en relever le défi. Et si, a contrario des positions gaullistes, l'armistice et la Révolution nationale de Vichy ne furent pas autre chose que l'expression d'un espoir de revanche ou de redressement ?

Émission du "Libre Journal d'Henry de Lesquen".

Vers la fin de la double monarchie austro-hongroise. Avec Jean-Paul Bled sur Radio Courtoisie.


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24.06.2014

Bâti sur les décombres de l'Europe napoléonienne, réformé en 1867 pour donner un rôle accru à la Hongrie, l'Empire austro-hongrois pouvait sembler, en 1914, l'une des puissances les plus solides du continent. C'était un empire à l'ancienne, c'est-à-dire qu'il avait l'ambition de fédérer de nombreux peuples hétérogènes. Dans les faits, une majorité d'Allemands et de Hongrois régissaient les destinées de Slaves (Tchèques, Polonais, Slovènes, Croates, etc.) de Roumains et d'Italiens - lesquels cohabitaient d'ailleurs plutôt mal entre eux.
C'est à la suite de l'assassinat de son prince héritier François-Ferdinand que le vieil empereur François-Joseph s'est laissé entraîner dans la guerre, aux côtés de l'Allemagne. Déchiré entre des nationalités différentes, des religions antagonistes, véritable tour de Babel linguistique, l'empire n'a pas supporté le choc. Cinq ans après Sarajevo, ce sont cinq pays nouveaux, fondés sur le principe des nationalités, qui remplacèrent la Double Monarchie. En Autriche même, devenue un État croupion, le jeune empereur Charles Ier (qui avait succédé à François-Joseph en 1916) dut renoncer.
Jean-Paul Bled retrace avec minutie l'agonie d'une monarchie qui n'a pas su s'adapter aux temps nouveaux en dépit des atouts non négligeables qu'elle détenait.

Les Cristeros : la tragédie mexicaine. Avec Alain Sanders sur Radio Courtoisie.


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17.06.2014

Entre 1926 et 1929, le Mexique connaît une révolution dans la révolution (1910-1940) : la rébellion des Cristeros. Dans sa volonté de transformer la société, l'État, sous la présidence Calles, agresse frontalement l'Église catholique qui réagit en suspendant le culte. L'État ferme alors les églises, interdit le culte privé et la distribution des sacrements.
S'agit-il d'un énième épisode d'un conflit séculaire entre deux vieux adversaires, d'une diversion idéologique dans un contexte économique difficile, alors que plane la menace d'un nouveau bras de fer avec l'encombrant voisin américain ?
Quoi qu'il en soit, l'épisode débouche sur un fait totalement inattendu : le peuple, blessé dans ses convictions les plus profondes, à bout de patience après avoir épuisé tous les moyens légaux de résistance, se soulève au nom du Christ-Roi (Cristo Rey). Malgré une répression impitoyable, non seulement l'insurrection ne s'éteint pas, mais elle se structure et se développe. L'État se découvre dans une impasse. Il en sort grâce à la médiation américaine : en 1929, le culte reprend, les Cristeros déposent les armes. Mais le bilan humain est tragique : plus de deux cent mille morts, combattants des deux camps et civils, des centaines de milliers de Mexicains ont fui leur pays. Une chape de plomb tombe alors sur l'événement, que l'histoire officielle va s'appliquer à oublier...