Banque mondiale, une histoire critique. Avec Eric Toussaint à Dakar.


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29.10.2022

La Banque mondiale cherche-t-elle à combattre la pauvreté dans le monde ? Quel est le bilan de son action qui s'étend sur plus de sept décennies ? Qui dirige la Banque mondiale et comment fonctionne celle-ci ? Quels sont ses rapports avec les grandes puissances et en particulier avec les États-Unis ? Quelles relations entretient-elle avec d'autres grandes institutions internationales comme l'ONU, le FMI, l'OMC ? Pourquoi les politiques qu'elle recommande ne garantissent pas aux populations la satisfaction de leurs besoins fondamentaux et de leurs droits ? Pourquoi la Banque mondiale soutient-elle des régimes dictatoriaux ? Pourquoi intervient-elle pour déstabiliser ou aider à renverser des gouvernements qui cherchent une voie originale ? Pourquoi affirme-t-elle qu'une montée des inégalités est nécessaire au développement ? Pourquoi affirme-t-elle que les pays du Sud doivent s'endetter pour se développer ? A-t-elle une responsabilité dans l'éclatement des crises de la dette des pays en développement ? Quel est l'impact de son action sur la sécurité alimentaire, sur l'environnement, sur la santé publique, sur les femmes, sur ceux et celles qui vivent de leur travail ?
Eric Toussaint adopte une démarche chronologique pour analyser la Banque mondiale des origines à nos jours. Un soin particulier est apporté à situer la politique de la Banque mondiale dans son contexte politique et géostratégique. En outre, plusieurs études de pays viennent illustrer la politique de la Banque mondiale, ses mécanismes et ses conséquences.

Le racket de la dette. Avec Pierre-Yves Rougeyron au Cercle Aristote.


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2024

Notre rapport actuel à la dette repose sur un sentiment de culpabilité hérité de traditions religieuses, mais aussi sur un système institutionnel qui en a fait un outil de contrôle politique. Pierre-Yves Rougeyron rappelle qu'historiquement, la dette n'a pas toujours été perçue comme un problème à rembourser à tout prix, et qu'elle peut masquer des crises sociales plus profondes. 
Pour comprendre l'origine du discours actuel sur la dette, il faut également remonter aux bouleversements économiques et monétaires du XXᵉ siècle, notamment la fin de l'étalon-or et l'émergence du dollar comme monnaie mondiale soutenue par quatre piliers : finance internationale, puissance militaire, pétrodollar et réseaux criminels. Ces évolutions, combinées à la libéralisation financière et au libre-échange, ont transformé le rôle de la dette publique : d'outil national de financement contrôlé par l'État, elle est devenue un actif intégré aux marchés mondiaux, dominé par des acteurs privés et supranationaux. La dette est désormais devenue de fait un mécanisme structurant de la "grande rente", servant à maintenir un équilibre favorable à certaines classes sociales et à la finance internationale.
Il s'agit donc d'un système vivant, qui s'infiltre dans tous les secteurs de l'économie et sert avant tout de levier politique. L'enjeu n'est pas tant de rembourser la dette que d'en reprendre le contrôle politique en ce qu'elle n'est pas qu'un problème comptable, mais un instrument de pouvoir. La clé réside dans la capacité à reprendre la main sur ses mécanismes et ses conditions d'émission.

Le Capital de Marx. Avec Antoine Vatan pour le Café marxiste.


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2025

Docteur en économie, agrégé de sciences économiques et sociales et professeur à l'université Paris-Nanterre, Antoine Vatan a publié en 2022 La Situation de la classe laborieuse en France (Éditions Delga), dans lequel il étudie, statistiques à l'appui, les conditions générales du capitalisme, au stade impérialiste, en France, et ses conséquences sur les conditions de vie des travailleurs mais aussi les potentialités révolutionnaires objectives liées à cette situation.
Ce long entretien forme une sorte d'introduction au Capital de Karl Marx. Objectif : mieux comprendre les principaux concepts et résultats de cet ouvrage majeur, toujours d'actualité pour comprendre le monde et le transformer. En effet : les notions de "taux d’exploitation" ou de "baisse tendancielle du taux de profit", comme bien d'autres, demeurent tout à fait opérantes, à la condition d'être rigoureusement précisées, ce qu'Antoine Vatan s'emploie à faire ici avec clarté.

1. Karl Marx avait raison
 - 0'00'55 : Parcours d'Antoine Vatan jusqu'à Marx
 - 0'05'27 : La situation des travailleurs en France
 - 0'08'12 : La baisse tendancielle du taux de profit
 - 0'15'02 : Les prédictions de Marx se sont réalisées
 - 0'21'32 : Le marxisme, seule théorie des crises
 - 0'32'17 : Contradictions fondamentales du capital
 - 0'41'17 : L'actualité du Capital de Marx

2. La méthode Karl Marx
 - 0'00'32 : La démarche théorique de Marx
 - 0'04'45 : Critique de l'idéologie bourgeoise
 - 0'08'01 : Marx : idéologue ou scientifique ?
 - 0'15'22 : Le matérialisme dialectique
 - 0'21'22 : Le matérialisme historique
 - 0'24'48 : Le marxisme : un économicisme ?
 - 0'33'02 : Marx a-t-il une vision morale ?

 3. Qu'est-ce que le Capital ?
 - 0'00'31 : Le Capital = un patrimoine ? (Piketty)
 - 0'07'37 : L'analyse de la marchandise
 - 0'10'17 : Qu'est-ce que la valeur chez Marx ?
 - 0'15'39 : La valeur : une substance ? (Lordon)
 - 0'20'03 : Transformation de l'argent en capital
 - 0'29'56 : Les indépendants : des prolétaires ?
 - 0'35'23 : Dépasser Marx ?

4. Le procès de production capitaliste
 - 0'00'20 : Travail non payé et taux d'exploitation
 - 0'06'05 : Plus-value absolue et relative
 - 0'12'31 : L'armée de réserve du Capital
 - 0'19'21 : L'accumulation primitive
 - 0'28'28 : La circulation du Capital (livre 2)
 - 0'38'39 : Différence profit / profit moyen
 - 0'41'54 : Baisse du taux de profit (équations)
 - 0'49'57 : Intérêt et rente foncière (livre 3)

5. Keynes et les néoclassiques
 - 0'00'22 : Marx VS les classiques (Smith, Ricardo, etc.)
 - 0'08'46 : Marx VS le malthusianisme
 - 0'14'15 : Marx VS les néo-classiques (Hayek, Friedman, etc.)
 - 0'22'45 : Marx VS keynésianisme (Sismondi, Keynes, etc.)
 - 0'32'52 : Le protectionnisme est-il progressiste ?
 - 0'40'45 : Néolibéralisme ou capitalisme ?

Crise, croissance, résilience : la Suisse dans l'échiquier global. Avec Olivier Delamarche au Cercle Rousseau.


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31.10.2024

Analyste économique et financier réputé pour ses prises de positions hétérodoxes, Olivier Delamarche décrypte la place de la Suisse dans le contexte économique mondial, avec un regard unique sur les enjeux financiers globaux.

L'économie russe ne s'est pas effondrée, mais la nôtre va mal ! Avec Jacques Sapir pour Elucid.


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09.2024

Économiste, spécialiste des questions monétaires et de la mondialisation, Jacques Sapir est très critique de l'euro, une monnaie qui a fait la preuve de son échec. Il explique notamment en quoi le protectionnisme est la voie la plus logique vers un système économique fonctionnel, assurant notre sécurité et notre pouvoir d'achat.
Dans ce contexte de crise géopolitique, et de sanctions généralisées contre la Russie, Jacques Sapir démontre l'échec de l'Occident en déclin économique, face au reste de monde qui résiste encore et rabat les cartes.

Un entretien mené par Olivier Berruyer.

Histoire des dettes et de leurs répudiations. Avec Eric Toussaint chez Les Amis du Monde diplomatique à Montpellier.


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05.11.2018

De l'Amérique latine à la Chine en passant par la Grèce, la Tunisie et l'Égypte, la dette a été utilisée comme une arme de domination et de spoliation. Le recours à l'endettement extérieur et l'adoption du libre-échange constituent à partir du XIXe siècle un facteur fondamental de la mise sous tutelle d'économies entières par les puissances capitalistes. La Grèce des années 2010 est un exemple supplémentaire d'un pays et d'un peuple privés de liberté sous le prétexte de rembourser une dette illégitime.
Cette dictature de la dette n'est pas inéluctable. En deux siècles, plusieurs États ont annulé leurs dettes avec succès. Eric Toussaint analyse les répudiations réalisées par le Mexique, les États-Unis, Cuba, le Costa Rica et la Russie des soviets. Il met en lumière et actualise la doctrine de la dette odieuse.

Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Cercle Aristote.


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14.04.2024

Dans ce grand entretien, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique du mois d'avril de l'année 2024.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.

Actualités nationales
 - 0'00'00 : ️Introduction
 - 0'15'01 : Nécessité de renouvellement de l'offre politique.
 - 0'28'53 : La Russie en Géorgie et le droit de la guerre
 - 0'43'27 : Édouard Philippe et Alexis Colère
 - 0'58'47 : ️Francophobie générationnelle
 - 1'12'21 : L'Union européenne vue de France

Actualités du Cercle Aristote
 - 1'25'29 : Événements à venir

Actualités internationales
 - 1'40'43 : ️La lutte contre la corruption comme base du contrat social
 - 1'54'39 : Une escalade entre Israël et Iran ?
 - 2'23'32 : Donald Trump, les élections américaines et la Russie
 - 2'37'29 : Les USA, Rome et l'Empire

Point doctrinal
 - 2'51'06 : La question de la dette en France

La démocratie disciplinée par la dette. Avec Benjamin Lemoine sur Fréquence Paris Plurielle.


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19.05.2022

La dette est devenue un outil de gouvernement de la démocratie. Si la crise sanitaire a ouvert une brèche dans les politiques qui lui sont liées, celle-ci risque vite de se refermer. Il est donc indispensable de s'armer pour bien argumenter face à ceux qui ne rêvent que de revenir à l'austérité.
Les institutions publiques de la dette et de la monnaie (Trésor et Banque centrale) opèrent aujourd'hui comme une usine à garantie de l'industrie financière privée. Mais émettre une dette qui puisse satisfaire l'appétit des investisseurs mondiaux n'est pas sans risque pour la démocratie et s'accompagne de contreparties sociales, économiques et politiques qui sont négociées, à l'ombre de la vie politique, sur les scènes marchandes d'attestation du crédit.
Le débat public se limite à une pédagogie rudimentaire : il faut payer la facture de la pandémie et, pour rembourser la dette, consentir à des sacrifices : travailler plus, augmenter les impôts sur la consommation (et non sur la fortune), renoncer à des services publics et des droits sociaux.
Pour les pouvoirs publics, il faut "cantonner" le potentiel subversif de cette crise sans précédent. Réduite à un événement exceptionnel et exogène au capitalisme financier, la pandémie serait une parenthèse circonscrite qu'il conviendrait de refermer au plus vite sans tirer aucune leçon structurelle, avant de "retourner à la normale" d'un marché qui sert de garde-fou aux États sociaux et discipline les peuples dépensiers.


Émission "Les Oreilles loin du Front".