Les révolutions du XXe siècle. Avec Domenico Losurdo sur Radio Galère.


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2017

Peu à peu se fait jour l'idée que le communisme serait la cause initiale de tous les crimes du XXe siècle. Pour les tenants d'une histoire réactionnaire, le génocide de "race" initié par les nazis ne serait qu'une réponse au génocide de "classe" lancé par les bolcheviques. Domenico Losurdo démontre que les germes des massacres du XXe siècle, étaient pourtant bel et bien présents bien avant Octobre 17.
Contre les faussaires de l'histoire, Losurdo révèle à quel point le colonialisme fut une véritable école du crime de masse pour les nazis comme pour la plupart des pays libéraux de tradition démocratique. On pense à l'exemple saisissant d'Hitler fasciné par les massacres d'indiens par les américains.
L'originalité du travail de Domenico Losurdo est de dénoncer le discours hypocrite qui compare les crimes du communisme aux déclarations de principe de la démocratie libérale, en ignorant la pratique de cette dernière. Il s'amuse à inverser le processus.
Un exercice salvateur pour s'armer contre toutes les manipulations idéologiques de l'histoire.

La démographie africaine, une bombe pour l'Europe. Avec Michel Drac et Roubachoff sur Méridien Zéro.


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02.11.2018

L'Europe vieillit et se dépeuple. L'Afrique déborde de jeunes et de vie. Une migration de masse va se produire. Son ampleur et ses conditions constituent l'un des plus grands défis du XXIe siècle pour la civilisation européenne.
C'est en compagnie de Michel Drac et Roubachoff que ce problème majeur et sans précédent de géographie humaine est envisagé, et les différents scénarios arbitrés entre projections, ruptures, intérêts et idéaux...

Émission de "La méridienne", animée par Lord Tesla et Eugène Krampon.

Communisme et trajectoires chinoises. Avec Jean-Claude Delaunay à la Librairie Tropiques.


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18.09.2018

La Chine est entrée dans les temps modernes, au XIXe siècle, avec un mode de production inapte à assurer sa modernisation. La dynastie Qing en a fait l’expérience et le républicain Sun Yatsen n'a pas réussi à le dépasser. Seule la révolution communiste a débarassé ce pays de ses structures anciennes. Depuis lors, son économie a suivi de nouvelles trajectoires.
Jean-Claude Delaunay nous décrit les trajectoires réelles contemporaines de la Chine (démographiques, agricoles, industrielles, commerciales) et porte une attention particulière aux transformations subies par les idées et théories motrices de l'ensemble, à savoir le marxisme.

Migrations : faut-il avoir peur de l'Afrique ? Avec Stephen Smith et Serge Michailof chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


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17.03.2018

Si tant d'Africains quittent et quitteront en plus grand nombre encore, leur continent, c'est que les promesses de l'indépendance n'ont pas été tenues. Pourquoi ? Que s'est-il passé ?
Pour évoquer l'échec de la coopération et les enjeux de la migration Sud-Noir et cet exode massif qui se profile, le journaliste Stephen Smith et le chercheur Serge Michaïlof sont invités à partager leurs analyses de la situation.

Marxisme occidental et oriental, une scission malheureuse. Avec Domenico Losurdo à l'Université de Lisbonne.


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09.05.2014

Né au cœur de l'Occident, avec la Révolution d'Octobre, le marxisme s'est répendu jusqu'aux confins de la planète en se développant de manière différente et contrastée.
Contrairement aux expérience orientales, le marxisme occidental a raté la rencontre avec la révolution anticolonialiste mondiale -le tournant décisif du XXe siècle- et a fini par s'effondrer.
Comment comprendre cette fracture ? Que nous enseigne la pratique effective du pouvoir par les groupes révolutionnaires se revendiquant du marxisme ? Et existe-t-il aujourd'hui les conditions d'une renaissance du marxisme occidental ?

Développement durable et gouvernance par les nombres : une approche juridique. Avec Alain Supiot pour l'Agence Française de Développement.


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09.11.2017

Alain Supiot nous présente la manière dont les objectifs du développement durable s’inscrivent dans le mouvement plus général de substitution de la gouvernance par les nombres au "régime de droit" exigé par le Préambule de la Déclaration Universelle des droits de l'Homme.
Car le droit est un objet familier et mystérieux, dont l’importance est souvent sous-estimée. Il a pourtant une place centrale dans la construction de nos sociétés. Il ne sert pas seulement à voir le monde tel qu’il est, mais tel qu’il pourrait être.
Chaque époque possède sa propre représentation du monde et donc ses propres "lois". L’État social est la grande invention institutionnelle occidentale issue de la révolution industrielle. Mais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, nous observons le passage progressif d’un "imaginaire industriel" à un "imaginaire cybernétique" qui porte avec lui l’idéal d’une gouvernance par les nombres : l’action de l’État ne serait plus pensée en termes de législation mais en termes de programmation, les individus répondant alors à des objectifs chiffrés suivant les orientations fixées par les gouvernements.
Aujourd’hui, cet État social est déstabilisé par le contexte de la mondialisation qui remet en question la façon occidentale de penser la société. À l’opposé, la globalisation propose l’idée d’un "marché total, peuplé de particules contractantes n’ayant entre elles de relations que fondées sur le calcul d’intérêt. Ce calcul tend ainsi à occuper la place jadis dévolue à la Loi comme référence normative sous l’égide duquel on contracte".

Développement durable : réflexion critique et philosophique sur le statut des sciences sociales. Avec Pierre Caye à l'Institut d'études lévinassiennes.


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11.05.2017

Le Développement Durable est dans toutes les bouches. Il apparaît comme la solution à tous nos maux, le mode de production capable de résoudre tous les problèmes écologiques tout en assurant la croissance. Pourtant, dès que l’on essaie de définir cette notion, les choses deviennent plus floues.
Les uns jugent que parler de développement durable est une tautologie : tout développement se développe nécessairement dans le temps ; d’autres y voient une contradiction en tant que le développement serait nécessairement vouée à prendre fin en raison des limites des ressources naturelles.
Quoi qu’il en soit, cette expression a le mérite de souligner que l’écologie n’est pas seulement une affaire de préservation de la nature et de sa biodiversité, mais concerne l’ensemble de nos pratiques et en particulier de nos pratiques productives, autrement dit que l’écologie est une question globale qui passe par la nécessaire dialectique de la nature et de la technique, et non par leur séparation dualiste.

Pour une histoire spécifique et globale de l'émergence du capitalisme. Avec Armel Campagne et Benjamin sur Radio Libertaire.


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2018

L'histoire de l'émergence du capitalisme est une histoire lourde d'enjeux politiques : s'il a toujours existé, qu'il n'est qu'une prolongation d'un penchant de l'homo oeconomicus aux échanges, qu'il a émergé pacifiquement dans toute l'Europe occidentale à partir du Moyen Âge et/ou qu'il n’a jamais eu aucun lien avec des oppressions comme celles du patriarcat, du racisme, de l'esclavage, du colonialisme, de l'exploitation des milieux naturels et de l'État, alors comment ne pas en conclure qu'il n'y a pas de sortie possible du capitalisme ?
Et si, au contraire, il avait émergé violemment, en rupture avec l'histoire des sociétés humaines, mais aussi – c'est l'objet de cette émission – de manière globale, en articulation avec ces formes d'oppression ? Il s'agit désormais de combiner une histoire de l'essor spécifique du capitalisme, issue du "marxisme politique", et une histoire de son expansion impériale et de son interconnexion avec des sociétés non-capitalistes, issue de "l'histoire globale", en dépassant de ce fait leurs limites respectives.

Émission "Sortir du capitalisme".