Liberté et langage. Avec Francis Wolff à l'Ecole Normale Supérieure.


(0)
84 Vues
0 commentaire
02.10.2017

Un agent est libre s'il peut être tenu pour cause de certains événements qui, par-là même, ne sont plus des événements mais des actions, les siennes. Corrélativement ces actions sont libres si, au contraire des événements qui sont causés par d'autres événements, elles n'ont d'autre cause que le sujet lui-même.
Francis Wollf nous montre que, pour qu'une action soit libre, il faut qu'elle ne soit pas seulement l'effet d'un désir conscient, mais d'un désir de second ordre, autrement dit d'une volition. Un désir est un événement de conscience, qui, en tant que tel, est causé par d'autres événements mentaux ; mais une volition est un acte de conscience d'un sujet qui n'a d'autre cause que le sujet lui-même.
Une telle structure "plissée" de la conscience est rendue possible par la structure prédicative (S est P, S n'est pas P) et indicative (je te dis que) du langage humain.
C'est avec une telle définition de l'action libre que l'on peut rendre raison des caractéristiques classiquement prêtées à la volonté et à la liberté. La volonté est opposée aux désirs occurrents ; elle suppose la négation. La liberté se connaît sans preuve puisque nous la sentons en nous ; elle est la source de la responsabilité morale et de la responsabilité juridique dans les systèmes rationnels de Droit : c'est pourquoi elle comporte des degrés.

Un exposé dans le cadre des "Lundis de la Philosophie".

Sade aujourd'hui. Avec Annie Le Brun à l'Ecole des Arts Déco de Paris.


(0)
92 Vues
0 commentaire
27.11.2014

Longtemps clandestine, l'œuvre de Donatien Alphonse François de Sade (1740-1814) est plus que jamais scandaleuse : en balayant avec violence les préjugés moraux, elle remet en cause l'ordre même des choses et nous confronte à un néant ténébreux, vertigineux.
Annie Le Brun, poète, essayiste, inspiratrice et commissaire de l'exposition Sade. Attaquer le soleil du musée d'Orsay, met ici en lumière la révolution de la représentation ouverte par les textes de l'écrivain.

Le projet Ars Industrialis. Avec Bernard Stiegler sur la RTS.


(0)
271 Vues
0 commentaire
06.2016

C'est à l'initiative de Bernard Stiegler que l'association Ars Industrialis a été créée le 18 juin 2005 en se présentant alors comme une "Association internationale pour une politique industrielle de l’esprit".
Car à notre époque, la vie de l'esprit, selon les mots d'Hannah Arendt, a été entièrement soumise aux impératifs économiques, et aux impératifs des industries culturelles, et des industries de l’informatique et des télécommunications. Ce secteur peut être défini comme celui des technologies de l’esprit.
À la critique du dévoiement de ces technologies comme instruments de contrôle des comportements, c'est à dire des désirs et des existences, Ars Industrialis associe la proposition centrale de former une écologie industrielle de l'esprit.
Retour sur la trajectoire et la dynamique Ars industrialis en compagnie de Bernard Stiegler et des nombreuses personnes qui se sont agrégées au projet.

Les affects de la politique. Avec Frédéric Lordon à la Sorbonne.


(0)
140 Vues
0 commentaire
18.01.2017

Que la politique soit en proie aux "passions", tout le monde l'accordera. Autrement malaisé serait de faire entendre que les affects constituent son étoffe même. La politique n'est-elle pas aussi affaire d'idées et d'arguments, et les "passions" ne sont-elles pas finalement que distorsion de cet idéal d'une politique discursive rationnelle ?
Le point de vue spinoziste bouscule la fausse évidence d'une antinomie entre les "idées" et les affects. On émet bien des idées pour faire quelque chose à quelqu'un - pour l'affecter. Et, réciproquement, les idées, spécialement les idées politiques, ne nous font quelque chose que si elles sont accompagnées d'affects. Faute de quoi, elles nous laissent indifférents.
En "temps ordinaires" comme dans les moments de soulèvement, la politique, idées comprises, est alors un grand jeu d'affects collectifs.

Une conférence qui s'inscrit dans le séminaire "Actualité de la philosophie et des sciences sociales" organisé par Geoffroy de Lagasnerie.

Les origines de la culture et du droit. Avec René Girard, Jacques Tremolet de Villers et Patrick Simon sur Radio Courtoisie.


(0)
161 Vues
0 commentaire
10.04.2006

Dans cet échange à trois voix, les travaux d'anthropologie religieuse de René Girard (Les Origines de la culture) et ceux de Patrick Simon sur le droit naturel sont au centre des débats.
L'occasion de confronter la théorie mimétique à la méthode de Friedrich Hayek (dont se réclame Patrick Simon) sur des terrains qui ne leur sont a priori pas familiers !

Émission du "Libre Journal de Jean Ferré".

La domestication de l'homme par le management et le coaching. Avec Baptiste Rappin au Cercle de l'Aréopage.


(0)
295 Vues
0 commentaire
20.11.2017

Quel pan de notre vie, aujourd’hui, ne se trouve pas aux prises avec le management ? Qui pourrait bien se targuer d’échapper à cette lame de fond qui bouleverse en profondeur les structures mentales de nos sociétés avancées ?
Force est pourtant de constater le flou conceptuel qui entoure le management : son arrivée dans le langage courant a en effet pour corollaire d’en masquer le sens, y compris aux premiers intéressés, les managers et les managés.
De ce point de vue, il s’avère expédient de reprendre la réflexion à la racine : le management est un projet technoscientifique, dont les soubassements sont théologiques mais la portée anthropologique et politique.
Nous pouvons dès lors nous poser la question des liens unissant le management avec les techniques de contrôle : de quelle nature sont-ils ? À l'heure où la souffrance au travail semble toujours plus intimement liée aux techniques managériales de contrôle des employés, la question se révèle de première importance.

La passion. Avec René Girard au Centre Pompidou.


(0)
264 Vues
0 commentaire
30.03.2005

René Girard, philosophe et spécialiste de la littérature, a essentiellement travaillé sur la notion de violence, comme fondement de toute société. C'est le désir mimétique, c'est-à-dire le fait de désirer ce que l'autre désire, qui conduit à la violence et menace de détruire la société. Canaliser ce désir mimétique et la violence qu'il entraîne n'est possible qu'en désignant un bouc émissaire : c'est en déviant la violence sur un innocent que se refait l'unité du groupe.
Cette théorie est indissociable de la religion puisque, selon le philosophe, toute civilisation est au départ une religion : toutes les institutions sont d'origine religieuse et conservent les traces de ces origines sacrificielles.

Un entretien mené par Benoît Chantre.

Le Féminisme Intégral. Avec Eugénie Bastié, Natacha Polony, Marianne Durano et Thérèse Hargot pour la Revue Limite.


(0)
299 Vues
0 commentaire
13.11.2017

La revue Limite organise un débat sur les nouveaux enjeux du féminisme, sur ses controverses actuelles, mais aussi - et surtout - de la nécessaire émergence d'un féminisme incarné, écologique, enfin réconcilié avec les femmes, toutes les femmes.
Le débat, arbitré par Kévin Boucaud-Victoire, réuni Natacha Polony et Eugénie Bastié, journalistes et essayistes (avec respectivement L'Homme est l'avenir de la Femme et Adieu Mademoiselle), ainsi que Marianne Durano, professeur de philosophie (qui s'apprête à publier son essai Mon corps ne vous appartient pas) et Thérèse Hargot, sexologue, auteure de Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque).
Un échange inédit sur le féminisme intégral !