Gaston Bachelard, une enfance parmi les eaux (1884-1962). Avec Claude Gaignebet sur France Culture.


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02.1985

Comment Bachelard, fils d'un cordonnier, professeur de physique et chimie, a-t-il pu devenir cet humaniste aussi savant que philosophe, aussi penseur que poète ?
Il n'a pas emprunté les chemins balisés, ceux des élites universitaires et culturelles. Il a contrarié les pronostics et les conventions. Il s'est adjugé contre vents et marées le droit de penser par lui-même en bousculant les frontières des savoirs et de la culture et en dérangeant les us et coutumes établis.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Claude Mettra et Claude Givanetti.

Les grandes philosophies. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


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2020

Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.

Quand pouvoir faire, c'est pouvoir dire. Avec Francis Wolff pour Citéphilo à Lille.


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23.11.2019

Faire ce qu'on désire, ce n'est pas agir librement, c'est être mené par son désir. Le drogué, par exemple, n'est pas libre, puisqu'il désire une substance qu'il désirerait ne pas désirer. Être libre, c'est pouvoir agir comme on veut, c'est-à-dire conformément à ce qu'on désire désirer !
D'où vient, chez l'être humain, cette étonnante capacité à faire ce qu'il veut et non pas seulement ce qu'il désire ? Le philosophe Francis Wolff nous montre qu'elle est liée à une autre aptitude proprement humaine : le langage, plus particulièrement la capacité à dire "je", à dire "non" et à être son propre interlocuteur.

Une conférence modérée par Nassim El Kabli.

Psychanalyse et subjectivité. Avec Cornelius Castoriadis sur la RAI.


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05.1994

"L'essentiel du travail de Freud a consisté, peut-être, dans la découverte de l'élément imaginaire de la psyché – dans le dévoilement des dimensions les plus profondes de ce que j'appelle ici l'imagination radicale." Cornelius Castoriadis, L'institution imaginaire de la société
C'est donc de son rapport à la psychanalyse en général et à Freud en particulier dont disserte Castoriadis ici : une mise au point aussi importante que passionnante.

Émission "L'univers de la connaissance", animée par Renato Parascandolo.

Les luttes intérieures de l'âme dans le Phèdre de Platon. Avec Jacqueline de Romilly au Collège de France.


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23.05.1981

La grande helléniste française Jacqueline de Romilly nous présente ici la façon dont Platon, dans le Phèdre, décrit métaphoriquement les divisions et luttes intérieures de l'âme.
Elle montre notamment en quoi ce texte de Platon diffère à la fois des textes qui l'ont précédé bien qu'utilisant la même métaphore d'un attelage ailé pour décrire l'âme, mais aussi de la tragédie grecque dans la façon dont elle envisage les divisions de l'âme.

La condition anarchique. Avec Frédéric Lordon pour Citéphilo à Lille.


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17.11.2019

"Anarchie" du grec anarkhia, "sans commandement", ne se répand qu'à la fin du XIXe siècle avec le sens général de "désordre politique faute d'autorité". La Révolution française entérine cette acception péjorative tout en admettant l'existence d'une doctrine politique qu'elle combat et qui appelle à la suppression du pouvoir d'État. Si État - entendu comme stase (stato) - il y a, c'est aussi qu'il y a flux, entendu comme changement continu que l'État se donne notamment pour vocation de réguler.
La condition anarchique résulte-t-elle de ce changement continu observable dans toute société depuis Athènes ? Ou tient-elle à l'absence de fondement propre à toute société démocratique ? Est-il possible de parler de "condition anarchique" sans aborder la question de l'anarchisme au sens qu'il a pris au XIXe et au XXe siècles ?

Une conférence modérée par Léon Wisznia.

Qu'appelle-t-on panser ? Avec Bernard Stiegler et Charles Melman à l'Association Lacanienne Internationale.


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2019

Quelle "nouvelle économie psychique" émerge des mutations économiques, politiques, sociales, induites par le développement des technologies numériques ?
Quels enseignements tirer aujourd'hui des avancées de Freud dans Massenpsychologie und Ich-Analyse, publié en 1921 ?
La gouvernementalité algorithmique ne propose-t-elle pas, en effet, par le biais aussi des réseaux sociaux, un "nous" imaginaire et narcissique, un "nous" du resssentiment plus que civilisationnel, projeté sur des identifications d'autant plus radicalisées qu'elles ont perdu la références aux savoirs et à la mémoire collective, ainsi qu'un ancrage symbolique ?
Comment contrer la fabrication, par un capitalisme appuyé sur la troisième révolution industrielle, la révolution numérique, d'un "homme sans gravité", atopique et hors discours ? Que faire de la "disruption" au XXIe siècle ?
Le philosophe, directeur de l'institut de recherche du centre Georges Pompidou et créateur et président du groupe Ars Industrialis Bernard Stiegler poursuit un dialogue engagé depuis quelques temps avec le psychanalyste Charles Melman sur ces questions de la plus haute importance.

Une conférence modérée par Esther Tellermann.

Jacques Lacan (1901-1981). Avec Gabriel Pignoly, Marcel Czermak, Pierre Rey, Perla Dupuis-Elbaz, Claude Léger, René Dupuis et Charles Melman sur France Culture.


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10.10.1996

Une émission qui cherche, d'une part, à faire valoir les ressorts logiques et structuraux du texte de Freud tel que Lacan l'a donné à entendre au fil de son oeuvre. Il s'agit donc de montrer ce qu'a apporté Jacques Lacan dans sa fidélité au texte freudien, à la psychanalyse contemporaine. Les intervenants font apparaître les éléments cruciaux qui animent chacun d'entre nous dans sa relation au langage, au monde social et aux questions politiques contemporaines. Le fameux stade du miroir et les travaux de divers psychanalystes sur la petite enfance permettent-ils aujourd' hui de parler d'un progrès en matière de soins infanto-juvéniles ? Le discours de Lacan permet-il, quinze ans après sa mort, de penser et d'engendrer un nouveau discours capable de réaliser notre vie privée et notre vie sociale sur d'autres tourments que ceux d'un échec sans cesse ressassé ?
D'autre part, il s'agit de rendre compte de ce que fut la pratique de Jacques Lacan et, au-delà, de ce qu'est aujourd'hui une psychanalyse dite lacanienne. "Lacan était un homme pressé" dit Pierre Rey. Il était habité par l'impatience toujours à la limite du coup d'éclat. "Sa pratique était déconcertante car il mettait au principe de ses démarches que lorsqu'il dialoguait avec quelqu'un il ne comprenait pas" (M. Czemak). C'était un dialogue qui mettait en suspens toute connivence. Lacan posait l'incompréhension au principe de tout échange.
C'est dans cette ligne de fracture d'une pratique, d'une époque et d'une lecture des concepts freudiens que l'émission installe son propos. Ainsi "Lacan est venu faire une psychanalyse parce qu'il n'y a pas de rapport sexuel" affirme Charles Melman, là où Freud célébrait l'amour du père. Mais qu'attendre d'une psychanalyse ? "De cesser de vivre des passions inutiles. De s'engager en vrai" répondront certains intervenants.