Les identitaires sont-ils en train de gagner ? Avec Alain de Benoist, Aurélien Bellanger et Dominique Reynié sur France Culture.


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16.09.2018

L'ouverture de la Nouvelle librairie rue de Médicis à Paris invite à s'interroger. Libraire historique ayant été la propriété du mouvement de l'Action Française fondé par Charles Maurras avant d'être reprise ensuite par George Valois, elle a rouvert cet été 2018 sous la direction de François Bousquet, le rédacteur en chef de la revue Eléments, qui veut en faire un instrument de "guérilla culturelle".
Pendant ce temps, Frédéric Taddeï commence une nouvelle émission sur la chaîne officielle du gouvernement russe Russia Today, Natacha Polony prend la tête de Marianne, et à Lyon, Marion-Maréchal Le Pen ouvre l'Institut des sciences sociales économiques et politiques destiné à former les cadres de "la jeunesse conservatrice". Bien sûr, ces figures sont toutes différentes, mais, sur les ruines d'une gauche qui, pour reprendre les termes de Pierre Rosanvallon, n'a plus rien à dire, elles ont pour point commun de se lancer toutes à l'assaut d'un paysage culturel hanté par la correction politique.
Cette émission se propose donc de se pencher sur le mouvement politique peut-être le plus important du XXIe siècle, ce mouvement multiforme et parfois contradictoire, que l'on appelle populisme ou identitaire, qui est aussi difficile à définir qu'à comprendre, mais qui, né en France dans les dernières années du XIXe siècle, s'est étendu aujourd'hui de la Hongrie à l'Italie, des Etats-Unis à la Pologne et à la Russie, de l'Allemagne à l'Autriche, et semble en passe de gagner la bataille sinon politique, du moins culturelle.

Émission "Signes des temps", animée par Marc Weitzmann.

Le peuple contre la démocratie. Avec Yascha Mounk, Gilles Finchelstein et Nicolas Baverez à la Fondation Jean Jaurès.


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05.09.2018

La démocratie libérale est à un point critique de son histoire. Pris entre les deux extrêmes de nos systèmes politiques – des démocraties illibérales, dirigées par des démagogues populistes, et des libéralismes non démocratiques gouvernés par des élites technocrates –, les citoyens, surtout les jeunes, perdent confiance et la démocratie s’étiole.
Un débat se tient sur ce sujet à l'occasion de la venue en France de Yascha Mounk, professeur à Harvard et auteur du récent et roboratif Le peuple contre la démocratie (Éditions de l'Observatoire). Il est interrogé par Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès, et Nicolas Baverez, historien et économiste, au cours d'une soirée animée par Raphael Bourgois.

Exorganologie : panser la post-vérité dans la post-démocratie. Un séminaire de Bernard Stiegler pour l'école Pharmakon.


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2018

Dans ce séminaire, Bernard Stiegler poursuit sont de l'exorganogenèse de l'urbanité. Il décrit ainsi la transformation des organes exosomatiques s'agrégeant pour former les exorganismes complexes : les villes, les usines et leurs relations, qui se substituent au lien entre villes et Eglises. Les territoires urbains acquièrent ainsi à l'époque industrielle des traits nouveaux - caractéristiques de l'Anthropocène.
Quelle était la fonction de l'Eglise ? Vieille question sur laquelle Bernard Stiegler revient à l'époque où nous croyons devoir projeter une finalité dans l'Anthropocène et contre l'anthropie en quoi il consiste.
Il faut ici rappeler la finalité de ce séminaire : il s'agit de projeter une sortie de l'Anthropocène, c'est à dire une perspective vers le Néguanthropocène, par la reconstitution d'une macro-économie guidée par ce que nous appelons la néguanthropie comme critère définitoire de la valeur.
L'économie de la néguanthropie, ou anthropie négative n'est pas simplement la translation de l'entropie négative telle que Schrödinger tente de la penser dans l'organique. Le passage à l'exorganique nécessite en effet une reconceptualisation qui dépasse les concepts de néguentropie dans le champ technologique, tels qu'ils sont issus de la théorie de l'information.
Ces conditions exorganiques passent par la question du droit telle qu'elle est liée aux conditions de transformation de la mémoire, et à la circulation de ce que l’on appelle depuis moins de deux siècles l' “information”. Elles donnent à considérer nouvellement la place de l'art, le rôle des archives et leur centralité, la réticulation intra-urbaine et extra-urbaine, telle que s'y produisent des relations d'échelles qui, à notre époque, sont au cœur des "plateformes" devenant biosphériques en mettant en œuvre des technologies de scalabilité.

Pétitions et formes brèves de l'imprimé : une "barricade de papiers" contre la restriction du suffrage universel en 1850. Avec François Jarrige à l'Université de Bourgogne.


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16.03.2017

Au cours du processus de réaction conservatrice qui caractérise l’évolution de la Seconde République, le vote de la loi restreignant le suffrage universel masculin le 31 mai 1850 constitue un moment charnière. Devant la répression accrue, la résistance à cette loi prit essentiellement la forme d’un vaste mouvement de pétitionnement qui, en quelques semaines, parvint à réunir plus de 500 000 signatures.
À travers l’étude de ce pétitionnement exceptionnel (stratégies de la collecte, géographie de la France pétitionnaire et usages parlementaires de ces pétitions), François Jarrige envisage certains aspects de la mobilisation démocratique et des réactions anti-républicaines en France au milieu du XIXe siècle.

Une conférence qui s'inscrit dans le colloque "Les formes brèves, de l'imprimé au numérique (XIXe-XXIe siècles)".

Défense et illustration du genre humain. Avec Paul Jorion chez Strate École de design à Sevres.


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11.04.2018

Qui étions-nous ? Qui sommes-nous ? Qui serons-nous ? Pour répondre à ces questions, l'anthropologue et économiste Paul Jorion dresse l’inventaire de ce que nous, êtres humains, avons pu comprendre jusqu’ici de notre destin.
Cette évaluation est réalisée en vue d’assurer notre salut, lequel est sérieusement compromis aujourd’hui, dans un contexte de destruction accélérée de nos conditions de vie à la surface de la Terre. Le scénario le plus optimiste parmi les plus plausibles a cessé d’être celui de machines de plus en plus intelligentes à notre service, pour être celui de notre remplacement pur et simple par celles-ci.
Si nous voulons survivre en tant qu’espèce, il nous faut sans plus tarder passer la vitesse supérieure. Il faut pour cela réunir l’équipe de ceux qui ne se résolvent pas à notre disparition, des femmes et des hommes qui soient précisément résolus, bâtissant sur les principaux acquis de l’humain, de la réciprocité au génie technologique. C’est l’appel lancé par Paul Jorion.

La démocratie libérale est-elle encore un modèle ? Avec Eric Guéguen au Cercle Res Communa.


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25.05.2018

Éric Guéguen, philosophe, fait le point sur la légitimité et le fonctionnement de notre modèle démocratique, alors même que ce dernier semble être, d'une part, de plus en plus contesté à l'intérieur de nos sociétés par la montée des populismes et, d'autre part, concurrencé à l'extérieur par l'émergence de ce qu'il est convenu d'appeler "démocraties illibérales".

Les Fake News. Avec François-Bernard Huyghe au Cercle Aristote.


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19.03.2018

Les "fakes" (fausses nouvelles), les théories du complot, l'intoxication en ligne ou la prolifération des faits dits alternatifs ou de révélations imaginaires, tout cela mobilise des vérificateurs et dénonciateurs dans la presse, dans les gouvernements et même chez les grands du Net. La montée du faux est sensée expliquer des votes irrationnels (Brexit, Trump), voire annoncer une ère de la "post-vérité" où les masses deviendraient comme indifférentes aux faits vérifiés. Au final, ce seraient autant de menaces pour la démocratie.
Chacun peut-il choisir les versions de la réalité conformes à ses préjugés et les communautés en ligne vont elles s'isoler de plus en plus dans des univers imaginaires partagés au détriment de la vérité commune ? Si tel est le cas, il faut se demander pourquoi une fraction de la population est devenue si rétive aux évidences que professent médias ou experts, d'où vient ce scepticisme de masse et comment se propage l’affabulation.
Prolongeant ses travaux sur la désinformation, François-Bernard Huygue montre les ressorts culturels, psychologiques et technologiques de la prolifération des impostures et délires. Il analyse aussi la coupure politique entre des élites convaincues que leurs convictions raisonnables ne peuvent être remises en cause que par volonté de manipulation et, d'autre part, des communautés "anti-système" insensibles au pouvoir des médias classiques. Il pose aussi la question de l'impuissance idéologique à maintenir un consensus sur le réel et analyse également le pouvoir inédit des technologies de communication et le conflit entre les médias, les vieilles machines à faire-croire et les nouveaux réseaux du croire ensemble.

L'esprit des Lumières et le libéralisme : David L'Epée débat avec Jean Bricmont.


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04.2018

David L'Épée et Jean Bricmont croisent le fer autour de quelques questions qui les divisent : l'héritage des Lumières, le libéralisme, la Nouvelle Droite, l'idéal socialiste, la pensée de Michéa et l'avenir de la gauche.
L'occasion de comprendre quelques lignes de fractures qui traversent la pensée en rupture avec le catéchisme médiatique.