Le droit au travail, de Marx aux cheminots. Avec Dominique Pagani au café marxiste à Paris.


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12.05.2018

Le travail, catégorie centrale de la philosophie de Marx mais aussi de Hegel, est analysé par Dominique Pagani dans ses implications actuelles, à l'heure du chômage de masse, de la précarisation et du retour des luttes qui, de 1848 à 1968 et passant par l'actuel conflit des cheminots, réaffirment le droit au travail dans la dignité.

Penser l'écologie. Avec Alain de Benoist sur Radio Courtoisie.


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12.03.2018

La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc.
De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !"
Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, nous explique ici pourquoi le "développement durable" est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est alors déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d' "empreinte écologique" et d' "effet-rebond".
Alain de Benoist plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

L'écologie réelle : une histoire soviétique et cubaine. Avec Guillaume Suing à la Librairie Tropiques.


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06.04.2018

Des premières aires naturelles protégées (zapovedniki) en 1918 jusqu'au plus grand plan d'agroforesterie au monde en 1948, avant que Nikita Khrouchtchev ne s'aligne sur le modèle intensif américain dans les années soixante, c'est toute une écologie soviétique qui fut jadis raillée par les premiers zélateurs occidentaux de l'agriculture "chimique".
Cette "préhistoire dogmatique", pourtant riche d’enseignements pour l'époque actuelle, est aujourd'hui totalement passée sous silence, y compris dans le discours écologiste contemporain, "décroissant", volontiers malthusianiste, et concrètement incapable de participer au renversement du seul véritable responsable de la destruction barbare de notre environnement : le capital.
De même, les efforts de l'écosocialisme, très en vogue aujourd'hui, pour tenter une nouvelle "rénovation" du marxisme, s'accompagnent d'une étrange omertà sur l'indiscutable avant-garde cubaine en matière d'agro-écologie. Sans doute par aversion pour une question indissociable de la protection de l'environnement, à Cuba comme ailleurs : celle de la souveraineté nationale.
On l'aura compris, Guillaume Suing, agrégé de biologie et spécialiste de l'histoire de la biologie, nous montre que sur la question de l'écologie et du marxisme, tout est à revoir.

S'adapter à la raréfaction de l'énergie. Avec Jean-Marc Jancovici à Sciences-Po Paris.


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28.03.2018

Jean-Marc Jancovici, l'un des plus grands experts actuels sur la question énergétique, vient nous parler du problème de la raréfaction des ressources fossiles, des possibilités d'anticipation technique et d'adaptation politique. Car la frugalité énergétique sera nécessaire dans les années à venir pour faire face au pic pétrolier, à la pollution atmosphérique et à la dégradation des écosystèmes.
Ancien polytechnicien et enseignant aux Mines ParisTech, il est régulièrement sollicité pour des analyses stratégiques par de grandes entreprises ou le gouvernement français. Bien conscient des enjeux environnementaux actuels, il est fortement impliqué dans les réflexions sur la transition énergétique à engager.
À travers son travail, Jean-Marc Jancovici s’efforce de critiquer les écueils de la "croissance verte". Et face aux difficultés d'approvisionnement à venir, il propose une posture écologique originale, rationnelle et réaliste.

Une rencontre organisée par le journal "La Gazelle".

Le capitalisme vert est-il possible ? Avec Daniel Tanuro à l'Université Lyon 2.


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23.03.2012

Aujourd’hui plus personne ne peut ignorer la grave crise écologique que traverse l'ensemble de l'humanité. Famines, pollutions, réchauffement climatique, catastrophes dites naturelles, accidents nucléaires, tous les signaux sont au rouge.
Néanmoins, ces phénomènes ne tombent pas de nulle part. Ils s'inscrivent dans la grave dégénérescence du système capitaliste. Les problématiques écologiques et environnementales sont incompréhensibles si elles ne sont pas appréhendées comme faisant partie intégrante de la crise sociale et économique actuelle.
En proposant une issue verte/propre/renouvelable à la crise qu'ils ont eux-mêmes créée, les bourgeoisies et les dirigeants internationaux ne cherchent en réalité qu'à engranger de nouveaux profits, laissant à leur sort les milliards de travailleurs qui subissent quotidiennement le fossé immense qui s'est creusé entre l'être humain et son milieu naturel.
Aussi il est urgent que ceux qui veulent en finir avec l'exploitation et le système capitaliste se saisissent de ces questions.
Avec Daniel Tanuro, ingénieur agronome, nous revenons au coeur des œuvres de Marx qui, loin d’être le "méchant productiviste" que nous présente souvent une écologie bien-pensante, avait, notamment à travers son analyse minutieuse de l'appauvrissement des sols et son concept de gestion rationnelle et prudente des échanges entre l'être humain et son environnement, une conscience aiguë et extrêmement pertinente de l'écologie.
Il conviendra alors de comprendre pourquoi le mouvement ouvrier a bien souvent laissé de coté ces problématiques, jusqu'à parfois même sombrer dans un productivisme délirant.
Est abordé également le thème de l'accroissement des forces productives et de sa comptabilité avec les limites des ressources naturelles, afin de savoir comment il est envisageable de nourrir, loger, chauffer et éduquer dans des conditions décentes quelques 7 milliards d'êtres humains !

Une conférence organisée par l'association Table Rase.

Malbouffe et Mondialisation ? Avec Périco Legasse pour ThinkerView.


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14.12.2017

Les dangers de l'alimentation moderne représentent une gigantesque menace. Aussi bien pour notre santé que pour notre environnement. Et si la prise de conscience tarde encore à se généraliser, on peut heureusement compter sur quelques coups de gueules salutaires pour l'accélérer, en témoigne cet entretien avec Périco Légasse.
Journaliste et critique gastronomique, il est l'un des grands spécialistes de l'alimentation. Sa passion, ses connaissances et sa colère captent aussitôt notre attention...

Le mensonge de la croissance verte. Avec Philippe Bihouix pour ThinkerView.


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11.01.2018

Pour Philippe Bihouix, ingénieur centralien, les scenarii d’avenir énergétiquement vertueux sont tous basés sur des déploiements industriels très ambitieux en matière d’énergie renouvelables.
Le problème, c’est le manque de disponibilité et de réserves de ressources en minerai et matières premières -l'épuisement des éléments- pour capter, convertir et exploiter les énergies renouvelables. Les énergies nouvelles ne sont donc pas la panacée : une énergie illimitée et propre est un mythe.
Quelles sont donc les solutions qui sont à notre portée ? Économiser, simplifier, recycler et relocaliser les activités économiques sont-elles les clés de notre avenir commun ?

Notre ennemi, le capital. Avec Jean-Claude Michéa à la Comédie du livre de Montpellier.


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19.05.2017

"Il est aujourd’hui plus facile d’imaginer la fin du monde que celle du capitalisme."
Avec Notre ennemi, le capital, le philosophe Jean-Claude Michéa poursuit son travail de clarification et de démolition entrepris avec des livres aussi importants que Orwell, anarchiste Tory, L’Empire du moindre mal ou La Double Pensée.
Mais est-il encore possible de "rassembler la grande majorité des classes populaires autour d’un programme de déconstruction graduelle du système capitaliste" ?

Une rencontre animée par Régis Penalva.