"Salauds de pauvres !" : l'univers du White Trash américain de Caldwell à Rob Zombie. Avec Sylvie Laurent sur France Culture.


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14.01.2012

Affreux, sales et texans (mais pas seulement) tel pourrait être le sous-titre de cet entretien en compagnie de l'historienne Sylvie Laurent, avec qui nous allons gaillardement à la rencontre de cet archétype du "mauvais genres" social nord-américain qu'est le "Poor WhiteTrash".
Il faut entendre le mauvais pauvre, le dégénéré de naissance, le marginale pathologique, feignant, avide et vicieux, portant d'incruster sur sa face, de répandu sur tout son corps de sous-homme, les stigmates des pires abjections morales. Pour l'américain digne et laborieux, le "White trash", ou "raclure blanche", c"est le rebut de la société, l'ordure vivante, entre la bête et l'esclave, mais sans leurs avantages respectifs, car improductif. Cette catégorie hante la conscience américaine depuis la fondation des USA.
Nous en suivons l'évocation littéraire, de Caldwell à Russell Banks ou Eminem et nous nous consacrons à son incarnation cinématographique au travers d'une production qui va d'Anthony Mann à Rob Zombie.

Émission "Mauvais Genres", animée sur François Angelier.

La force de la Morale. Avec Denis Collin et Marie-Pierre Frondziak pour la Nouvelle Action Royaliste.


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09.06.2021

Les questions réputées "sociétales" déconcertent de nombreux citoyens car elles débordent le domaine du Politique. Or les réponses ne peuvent dépendre de la foi religieuse puisque l'Etat obéit au principe de laïcité, puisque les citoyens professent des formes différentes de religion ou d'irreligion. Pourtant, le Parlement vote des lois sur le mariage, sur la PMA, et se prononcera bientôt sur la GPA et l'euthanasie : nous ne pouvons rester neutres sur des lois qui touchent à notre civilisation.
Dès lors, est-il possible de définir une morale commune ? Tous deux professeurs de philosophie, Denis Collin et Marie-Pierre Frondziak répondent par l'affirmative au fil d'une réflexion sur les grandes philosophies morales et sur les apports de la psychanalyse qu'ils nous présentent ici.

Super-Héros, une histoire politique. Avec William Blanc pour Culture Prohibée.


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2018

Cinéma, séries télévisées, romans, jeux… les super-héros, nés il y a quatre-vingts ans avec l'apparition de Superman, ont envahi la culture populaire planétaire.
Loin d'être un simple produit de divertissement, le genre super-héroïque a été pensé dès son origine comme un outil politique par des auteurs issus de milieux modestes. Captain America a ainsi été créé par deux auteurs juifs pour corriger Hitler dans des comics avant même que les États-Unis n'entrent en guerre alors que Wonder Woman a été pensée pour promouvoir l'émancipation des femmes.
D'autres super-héros ont rapidement eu pour fonction de faire croire à l’existence d'un futur radieux à portée de mains dans lequel le modèle démocratique se répandrait sur l'ensemble du globe pour triompher des tyrannies "féodales" totalitaires. Plus tard, de nouveaux personnages plus troubles ont symbolisé une Amérique en plein doute, frappée de plein fouet par la crise pétrolière et la défaite au Vietnam, puis le 11 septembre 2001.
Évoquant tour à tour Superman, Batman, Wonder Woman, Captain America, Namor, l'Escadron suprême, Black Panther, Luke Cage, Green Arrow, Red Sonja, Howard the Duck, Punisher, Iron Man, les super LGBT et Wolverine, William Blanc se propose d'explorer les discours politiques qui se cachent derrière le masque des surhumains.

Le Sens de l'histoire. Avec René Girard au Centre Pompidou.


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07.12.2007

Cet entretien en marge de l'exposition "Traces du sacré" au Centre Pompidou offre à l'auteur de La Violence et le Sacré la possibilité de s'exprimer conjointement sur l'histoire, les écrivains, les philosophes et les artistes. Sont alors évoqués Clausewitz, Hölderlin, Hegel, Nietzsche et Dostoïevski, mais aussi Stendhal, Baudelaire, Stravinski, Nijinski et Proust.
Partant, c'est toute son œuvre que René Girard a prise à rebours, commençant par sa récente réflexion sur la rivalité franco-allemande dans Achever Clausewitz pour remonter jusqu'aux premières intuitions de Mensonge romantique et vérité romanesque.
Cette discussion avec Benoît Chantre prend la forme d'un palindrome : commencée avec Clausewitz, elle s'achevet sur Proust. De Iéna à Combray, de l'enfer de la guerre au paradis de l'enfance, nous sommes ainsi passés d'une apocalypse à l'autre : de la "montée aux extrêmes" à la révélation finale du Temps retrouvé.
Et si René Girard évoque ici la distance qu'il a vite ressentie à l'égard de l'art moderne, c'est l'Histoire qu'il cherche à penser quand il quitte l'Europe pour les Etats-Unis, son sens qu'il scrute à travers les textes littéraires. Et c'est bien sa "conversion romanesque" qui lui donne les clés d'une œuvre qui remontera jusqu'au religieux archaïque révélé à la lumière des Evangiles.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'02'00 : Clausewitz et Napoléon
 - 0'16'40 : Hegel et le christianisme
 - 0'21'00 : Hölderlin, Dostoïevski et Nietzche
 - 0'42'15 : La France et l'Allemagne ou Baudelaire et Wagner
 - 0'53'50 : Le Sacre du printemps
 - 1'12'30 : Les Etats-Unis, Simone Weil
 - 1'28'40 : Marcel Proust

La reformulation du religieux dans la globalisation : comment parler de multiculturalisme quand il n'y a plus de cultures ? Avec Olivier Roy à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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07.01.2020

Très présente dans les débats publics actuels, la mondialisation est envisagée avant tout dans son sens économique de libéralisation des échanges de biens, de personnes et d’informations. Mais elle peut être pensée de manière bien plus large et sur le temps long, les contacts entre les différentes parties de la planète, qu’ils soient économiques, politiques, culturels ou religieux ayant façonné l'histoire des sociétés.
Comment les sociétés religieuses ont-elles contribué à représenter le monde et à maîtriser leurs territoires ? Comment penser les changements d’échelles, l'articulation des particularismes au monde global, l'adaptation du local à l'universel ?

Une conférence organisée par l'Institut d'études de l'islam et des sociétés du monde musulman et qui prend place dans le cycle "L'Islam dans les mondialisations".

Les intellectuels lors de la montée du nazisme. Avec Johann Chapoutot, Frédéric Sallée et Nicolas Patin sur France Culture.


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12.01.2017

La culture de Weimar a-t-elle favorisé la création et les échanges intellectuels ? Sur quels intellectuels les nazis se sont-ils appuyés pour créer et assoir leur idéologie ? Jusqu'où les intellectuels ont-ils collaboré avec le régime nazi ?
Trois historiens spécialistes de l'Allemagne viennent nous parler de la place spécifique des intellectuels dans l'Allemagne de l'entre-deux-guerres, avant et après l'arrivée des nazis au pouvoir.

Émission "La Fabrique de l'Histoire", animée par Emmanuel Laurentin.

Le mythe de Prométhée. Avec Johann Chapoutot, François Jarrige et Ariane Eissen sur France Culture.


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30.05.2017

Pourquoi un mythe antique, raconté par Hésiode et transformé par Eschyle, a-t-il été, aux XIXe et au XXe siècle, réinterprété par les romantiques, les socialistes, Karl Marx, les nazis et les régimes communistes ? En quoi l'idéal du voleur de feu a-t-il justifié l'individualisme naissant, le culte du progrès et la sortie de la religion ?

Émission "La Fabrique de l'Histoire", animée par Emmanuel Laurentin et Victor Macé de Lépinay.

D'un siècle l'autre. Avec Régis Debray pour ABC Penser.


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30.11.2020

Né en 1940 à Paris dans un milieu bourgeois, Régis Debray rechigne à parler de lui à l'oral. Il n'a rien à dire sur son enfance et sa vie, annonce-t-il, a commencé à l'âge de 16 ans. Au cours de ces mémoires improvisées, il s'attarde sur sa jeunesse révolutionnaire en Bolivie, où il fut fait prisonnier, et revient sur son rôle de conseiller diplomatique de François Mitterrand. Il évoque ses enthousiasmes, et ce qu'il appelle ses bévues avant de revenir longuement sur les concepts de civilisation, de nation et de sacré, tous trois au coeur de sa pensée politique.

Un entretien conduit par Philippe Petit.