Nouveaux visages de la tyrannie : formatage des corps, formatage de l'esprit. Avec Dany-Robert Dufour à Bruxelles.


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09.03.2016

Et si nos très démocratiques pays d'Occident avaient enfanté quelques nouveaux monstres ? Et si ces monstres étaient déjà au travail pour formater les esprits et enrôler les corps ?
Dany-Robert Dufour, dont le travail porte principalement sur la façon dont les corps sautent dans des fictions et la façon dont les fictions s'incarnent dans des corps, est bien placé pour traiter la problématique.

Une conférence qui s'inscrit dans le aster en "Arts du Spectacle" de l'Université Libre de Bruxelles, associée pour l'occasion au centre chorégraphique des Brigittines.

Pourquoi recourir à la loi naturelle ? Avec Pierre Manent au Cercle Aristote.


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24.09.2018

La doctrine des droits de l'homme est devenue l'unique référence légitime pour ordonner le monde humain et orienter la vie sociale et individuelle. Dès lors, la loi politique n'a plus d'autre raison d'être que de garantir les droits humains, toujours plus étendus.
La loi ne commande plus, ne dirige plus, n'oriente plus : elle autorise. Elle ne protège plus la vie des institutions qu'il s'agisse de la nation, de la famille, de l'université, mais donne à tout individu l'autorisation inconditionnelle d'y accéder. L'institution n'est donc plus protégée ni réglée par une loi opposable à l'individu ; celui-ci jouit d'un droit inconditionnellement opposable à l'institution.
Dans ses récents travaux, Pierre Manent montre que cette perspective livre les éléments constituants de la vie humaine à une critique arbitraire et illimitée, privant la vie individuelle comme la vie sociale de tout critère d'évaluation.
Une fois que sont garantis les droits égaux de faire telle action ou de conduire telle démarche, il reste à déterminer positivement les règles qui rendent cette action juste ou cette démarche salutaire pour le bien commun. La loi naturelle de la recherche du bien commun se confond avec la recherche des réponses à la question : comment orienter ou diriger l'action que j'ai le droit de faire ?
Pierre Manent nous introduit à ces questions dont l'actualité est brûlante.

La déséducation nationale, l'héritage de Bourdieu. Avec Anne-Sophie Nogaret au Cercle Res Communa.


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19.10.2018

Du côté des élèves : absentéisme chronique, incivilités, violences, désintérêt, communautarisme. Du côté des institutions : capitulations hiérarchiques, aveuglement idéologique, consignes de notation scandaleuses au baccalauréat.
Anne-Sophie Nogaret, enseignante, nous raconte l'effondrement récent du niveau de l'enseignement secondaire, résultat d'une politique éducative impulsée par Pierre Bourdieu.
Convaincus que l'autorité est une oppression et que la bienveillance, même si elle ne sert qu'à dissimuler la lâcheté, pourra leur éviter d'affronter une réalité dérangeante, les professeurs sont les victimes d'un système qu'ils font tout pour sauver.
Mais aujourd'hui, la cote d'alerte est dépassée et un seul terme résume ce qui est en train de se passer : un gigantesque naufrage.

Culture et contre-culture. Avec Jean-Louis Harouel au Cercle de l'Aréopage.


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15.10.2018

Jean-Louis Harouel nous présente une réflexion puissante sur les causes de la modernité artistique, mettant en évidence le caractère culturellement négatif à la fois de certains effets de la technique moderne et d'une partie non négligeable des processus idéologiques et sociaux à l'œuvre dans les sociétés égalitaires à haut niveau de vie de la seconde moitié du XXè siècle.
Soit, à partir de la culture, de l'art, de leurs vicissitudes présentes et de leur problématique avenir, une "lecture" lucide de nos démocraties techniciennes, égalitaristes et médiatiques, dans lesquelles les "mauvais coups" contre la culture se perpètrent bien souvent au nom du culturel, par une exploitation délibérée de l'actuelle polysémie du terme de culture.
Jean-Louis Harouel, pourtant, ne  se résigne pas à renoncer à l'espoir d'une réconciliation de nos sociétés avec l'art et la vraie culture, leur permettant d'y retrouver leur âme.

La passion des images. Avec Jean Clair et Régis Debray à Répliques sur France Culture.


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23.11.2013

Nous vivons le temps des images, et c’est accroître ses plaisirs que de s'en donner l'intelligence. Les grands érudits et amateurs d'art que sont Jean Clair et Régis Debray nous relatent comment ils ont eux-même appris à ouvrir les yeux, dans les grottes ornées comme dans nos salles de musée, et partagent leur joyeuse idolâtrie.
Car ces images fixes que l'on peut dater par leur style ou leur technique sont des énigme du temps immobile : elles nous demeurent étonnamment contemporaines.
C'est à ce voyage à la fois dans et hors du temps que nous convient Jean Clair et Régis Debray, mais aussi à une réflexion profonde sur l'état actuelle de la production artistique.

L'Imposture du Vivre-Ensemble. Avec Paul-François Paoli au Cercle Aristote.


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05.02.2018

Omniprésente, l'obsession pour le "vivre-ensemble" n'exprime plus qu'une inconsistance intellectuelle et politique lénifiante.
Au travers d'exemples récents tirés des champs philosophique, sociologique, historique et littéraire, l'essayiste Paul-François Paoli nous montre comment cette idéologie implose en faisant la promotion de la censure et niant la liberté d'expression, condition nécessaire à l'exercice démocratique et à la pratique scientifique.

Réception de la légende arthurienne au Moyen-Âge. Avec Michel Pastoureau à la Bibliothèque nationale de France.


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17.11.2009

Toute littérature est le reflet et le modèle de la société qui la produit. Les romans de la Table Ronde, écrits et lus dans toute l’Europe des XIIe et XIIIe siècles, n’échappent pas à cette règle. En racontant les aventures merveilleuses du roi Arthur et de ses chevaliers, ils mettent en scène une société imaginaire qui est à la fois un miroir - déformé mais grossissant - de la société féodale alors en train de se réorganiser, et un idéal propre à influencer les comportements de leur public jusque fort avant dans le Moyen Âge finissant.
Transposant dans l’univers littéraire les codes et les usages de l’aristocratie, ils les modifient et proposent en retour, à une large partie de la société, de nouveaux systèmes de valeurs et de nouveaux modes de sensibilité.

Europe/Occident : la mesure du déclin. Avec Françoise Bonardel, Alain de Benoist, Paul-François Paoli et Pascal Eysseric chez Paul-Marie Couteaux sur Radio Courtoisie.


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30.04.2014

Il n’existe pas plus d' "Occident" unitaire que d' "Orient" homogène. Même la notion d' "Occident chrétien" a perdu toute signification depuis que l'Europe a majoritairement versé dans l'indifférentisme et que la religion y est devenue une affaire privée. L'Europe et l'Occident se sont totalement disjoints. Ne se rapportant plus à aucune aire géographique ni même culturelle particulière, le mot "Occident" devrait en fait être oublié. Parlons donc plutôt de l'Europe !
L'Europe paraît aujourd’hui en déclin sur tous les plans. L'Europe n’est pas seulement l' "homme malade de la planète économique" (Marcel Gauchet). Elle connaît une crise sans précédent de l'intelligence et de la volonté politique. Elle aspire à sortir de l'histoire, portée par l'idée que l'état présent des choses est appelé à se maintenir indéfiniment, qu'il n'en est pas d'autre possible, et surtout qu'il n’en est pas de meilleur.
Quand une culture s'achève, une autre peut toujours la remplacer. L'Europe a déjà été le lieu de plusieurs cultures, il n'y a pas de raison qu'elle ne puisse pas être encore le foyer d'une culture nouvelle, dont il s'agit alors de déceler les signes avant-coureurs. Cette nouvelle culture fera suite à la précédente, mais n'en sera pas le prolongement. Plutôt que de verser dans des lamentations inutiles, il vaut mieux avoir le regard assez aigu pour voir où – dans quelles marges – croît ce qui permet de garder espoir...