Le phénomène Husserl. Avec Julien Farges et Philippe Cabestan sur France Culture.


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03.2020

Né en 1859 dans l’actuelle république Tchèque et mort en 1938 en Allemagne, Edmund Husserl est l'un des plus grands penseurs du XXe siècle, père de la phénoménologie. Son projet philosophique ? Refonder la métaphysique en repensant la façon dont l'Homme saisit l'essence des choses. Ses outils ? Les mathématiques et la logique.
Mais comment revenir au monde ? Et surtout, pourquoi et comment en sommes-nous partis ? La phénoménologie cesse de s'intéresser sur le "quoi" du monde pour s'intéresser au "comment". Pour Husserl, le monde est l'horizon de notre expérience. Mais alors, comment le monde se donne-t-il ? Quel est son mode d'expérience ? Et de quel monde parle-t-on ? Vit-on chacun dans son monde ? Et comment saisir l'expérience de la conscience ? Comment la temporaliser ? Et quelle est la nature de la conscience ?
Autant de questions auxquelles il faut bien répondre, tant la méthode philosophique d'Edmund Husserl est sans précédent et engendra une vaste postérité.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

Idéologie, aliénation, conscience vraie, conscience fausse et lutte de classe. Avec Francis Cousin pour le Collectif Guerre de Classe.


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09.2020

"La question de savoir s'il y a lieu de reconnaître à la pensée humaine une vérité objective n'est pas une question théorique, mais une question pratique. C'est dans la pratique qu'il faut que l'homme prouve la vérité, c'est-à-dire la réalité, et la puissance de sa pensée, dans ce monde et pour notre temps. La discussion sur la réalité ou l'irréalité d'une pensée qui s'isole de la pratique, est purement scolastique." Marx – Thèse II sur Feuerbach

"Ma conscience c’est mon rapport avec ce qui m'entoure. Là où existe cette relation, elle existe pour moi." Marx & Engels – L'idéologie allemande

"La structure sociale et l'État résultent constamment du processus vital d'individus déterminés; mais de ces individus non point tels qu'ils peuvent s'apparaître dans leur propre représentation ou apparaître dans celle d'autrui, mais tels qu'ils sont en réalité, c'est-à-dire, tels qu'ils œuvrent et produisent matériellement; donc tels qu'ils agissent sur des bases et dans des conditions et limites matérielles déterminées et indépendantes de leur volonté. Les représentations que se font ces individus sont des idées soit sur leurs rapports avec la nature, soit sur leurs rapports entre eux, soit sur leur propre nature. Il est évident que, dans tous ces cas, ces représentations sont l'expression consciente réelle ou imaginaire de leurs rapports et de leur activité réels, de leur production, de leur commerce, de leur organisation politique et sociale. Il n'est possible d'émettre l'hypothèse inverse que si l'on suppose en dehors de l'esprit des individus réels, conditionnés matériellement, un autre esprit encore, un esprit particulier. Si l'expression consciente des conditions de vie réelles de ces individus est imaginaire, si, dans leurs représentations, ils mettent la réalité la tête en bas, ce phénomène est encore une conséquence de leur mode d'activité matériel borné et des rapports sociaux étriqués qui en résultent." Marx & Engels – L'idéologie allemande

Quand pouvoir faire, c'est pouvoir dire. Avec Francis Wolff pour Citéphilo à Lille.


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23.11.2019

Faire ce qu'on désire, ce n'est pas agir librement, c'est être mené par son désir. Le drogué, par exemple, n'est pas libre, puisqu'il désire une substance qu'il désirerait ne pas désirer. Être libre, c'est pouvoir agir comme on veut, c'est-à-dire conformément à ce qu'on désire désirer !
D'où vient, chez l'être humain, cette étonnante capacité à faire ce qu'il veut et non pas seulement ce qu'il désire ? Le philosophe Francis Wolff nous montre qu'elle est liée à une autre aptitude proprement humaine : le langage, plus particulièrement la capacité à dire "je", à dire "non" et à être son propre interlocuteur.

Une conférence modérée par Nassim El Kabli.

Qu'est-ce qui existe réellement ? Avec Francis Wolff sur RT France.


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02.07.2020

La philosophie savante s’est détournée des grands problèmes métaphysiques : qu’est-ce qui existe réellement ? pourquoi tout ce qui arrive, arrive ? peut-on tout savoir ? peut-on agir librement ? Ces questions doivent pourtant être sans cesse reprises.
Francis Wolff lest reconstruit sur la base d'un des fils conducteurs de la pensée contemporaine : c'est le langage qui fait du réel un monde.
En effet, que faut-il pour faire un monde ? Des noms, des verbes et des pronoms personnels. Ou plus précisément : des noms liés par des verbes pour pouvoir décrire le monde, des pronoms personnels (je, tu) liés à des verbes pour pouvoir y agir.
C’est à la défense de ces thèses que Francis Wolff se consacre ici.

Émission "Interdit d'interdire", animée par Frédéric Taddeï.

Le post-humanisme et l'irreductibilité de l'animal humain. Avec Francis Wolff aux Carrefours de la pensée au Mans.


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24.03.2018

Nous avons perdu les deux repères qui permettaient autrefois de nous définir entre les dieux et les bêtes. Nous ne savons plus qui nous sommes, nous autres humains. De nouvelles utopies en naissent. D'un côté, le post-humanisme prétend nier notre animalité et faire de nous des dieux promis à l'immortalité par les vertus de la technique. D'un autre côté, l'animalisme veut faire de nous des animaux comme les autres et inviter les autres animaux à faire partie de notre communauté morale.
Le philosophe Francis Wolff se penche plus particulièrement sur la première de ces utopies contemporaines, le post-humanisme, qui nous fait la promesse d'un dépassement de la condition humaine par le recours à la technique.

Laïcité et indépendance des peuples. Avec Philippe Forget au Cercle Aristote.


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10.12.2018

Les religions semblent retrouver une nouvelle vie dans des sociétés à la fois désertées par la pensée et livrées à de profondes mutations démographiques. Abusée, l'opinion en oublie que la République laïque s'est construite sur l'affirmation de la liberté de conscience par rapport à la religion. Tout citoyen est libre de croire ou de ne pas croire. Il ne saurait être d'emblée assigné à une identité religieuse, sous peine de régression historique.
À l'ère de la liberté éclairée de l'individu et de la souveraineté du peuple, cultes et croyances restent nécessairement confinés à la sphère privée. S'il y a des religions sur le territoire de la République, aucune ne peut être dite "de la République". Philippe Forget s'emploie donc à décrypter les nouvelles recettes idéologiques par lesquelles un cléricalisme médiatique s'évertue à tarauder la conscience critique du citoyen. Obnubilé par ses "racines", celui-ci ne conçoit plus l'universalité de l'intérêt public, il consent à être traité en individu mineur et ordonné à des tâches subsidiaires.
Comme l'explique Philippe Forget, la publicité des "minorités visibles", l'apologie du "multiculturalisme" et le culte de l'Autre aboutissent à ruiner l'unité républicaine du peuple qui dès lors macère dans ses mémoires, aux dépens du progrès commun. Les "élites" parasitaires prospèrent sur l'usure morale et politique de la conscience collective qu'elles privent ainsi d'horizon.

L'éveil des consciences. Avec Frédéric Delavier pour E&R à Mulhouse.


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27.10.2018

Pour comprendre le monde et devenir un homme libre, il faut, avec pragmatisme, se détacher de son animalité. En se détachant de ses passions humaines qui ne sont que des pulsions animales, sous couvert de sentiments humains, et ne garder que deux paradigmes permettant d’avoir une vision claire, nette et précise de ce que nous sommes réellement et du fonctionnement du monde.
Premièrement : il faut toujours concevoir le monde comme un ensemble de flux énergétiques, de prédation et d’échanges caloriques entre les êtres. Chaque être ou entité organique, que ce soit l’individu ou le groupe, ayant pour fonction de prendre la calorie et de la conserver pour rester en vie et la transmettre avant de mourir.
Secondement : il faut avoir à l’esprit que dans un groupe, tout caractère physique ou tout comportement qui se conserve au cours du temps a toujours une fonction positive pour ce groupe, même si ce caractère paraît inutile ou ce comportement paraît stupide, car dans la nature tout ce qui n’est pas positif pour le groupe finit fatalement à plus ou moins long terme par être éliminé.
En comprenant que toutes nos relations et comportements ne sont que des relations énergétiques, et que ce qui perdure dans une communauté organique de l’ordre du caractère physique, comportemental ou culturel, a toujours une valeur positive pour le groupe, on devient un être éveillé, détaché spirituellement de ses passions, capable enfin de raisonner avec sagesse.
Quand nous aurons intégré cela, nous rechercherons instinctivement pourquoi des comportements paraissant si stupides, cruels ou primitifs perdurent, et quelles causes énergétiques se cachent derrière les luttes entre États, des conflits religieux, des haines entre individus ou des rapprochements amoureux.
Cette façon de penser le monde peut être intégrée dans tous les domaines de la vie organique, de la cellule à la civilisation, en passant par l’individu et la communauté et fera de nous des hommes capables de diriger notre vie en choisissant notre avenir en pleine conscience.
Nous serons alors des surhommes, nous serons alors des hommes libres.

Actualité de la collapsologie. Avec Paul Jorion à l'Institut d'Etudes Avancées de Nantes.


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08.03.2016

Après plusieurs siècles de complexification et d’apparente consolidation, les sociétés humaines sont entrées dans une phase d’effondrement rapide.
Le genre humain, espèce colonisatrice, opportuniste et sociale, dispose-t-il des ressources lui permettant de renverser la tendance et d’éviter ainsi l’extinction ?