Que peut la philosophie face aux catastrophes ? Avec Jean-Pierre Dupuy sur France Culture.


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28.03.2016

Le philosophe Jean-Pierre Dupuy réfléchit à nos attitudes collectives face aux catastrophes, et à la place du sacré dans nos sociétés. Écologie, économie, terrorisme, quelles sont les catastrophes contemporaines ? Comment la philosophie peut-elle nous éclairer ? Et a-t-on besoin de sacré ?
Deux grandes idées traversent les travaux du philosophe Jean-Pierre Dupuy. Premièrement, face au danger collectif, face à une catastrophe imminente, nous refusons de croire qu’il soit possible qu’elle advienne. Et une fois qu’elle se produit, elle devient banale. Deuxièmement, nous pensons nous être affranchis du sacré, mais ce faisant, nous nous retrouvons sans protection face à notre propre violence. Catastrophes, sacré, violence : autant de réflexions qui peuvent nous aider à penser l’actualité.
Le terrorisme est-il en train de devenir une catastrophe banalisée ? Comment les travaux de René Girard sur la violence et le sacré peuvent-ils nous éclairer ?
Les errements de l’économie montrent-ils l’échec et la violence d’une approche technique de la réalité ? Les chiffres du chômage sont-ils notre nouveau sacré ?
Le réchauffement climatique est-il l’exemple type d’une catastrophe vers laquelle nous courrons, sans vouloir croire qu’elle soit possible ?
Finalement, la philosophie serait-elle aujourd’hui le meilleur moyen d’action ?

Emission "L'Invité des Matins", animée par Guillaume Erner.

La subversion de l'écologie par le mondialisme. Avec Pascal Bernardin pour le Mouvement Chrétien Conservateur à Saillon.


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18.11.2000

La disparition du communisme et la promulgation simultanée du Nouvel Ordre Mondial semblent s'être produites sur un vide idéologique absolu. Pourtant l'Empire mondial qui s'édifie sous nos yeux ne saurait se priver du ciment idéologique qui pourra seul assurer sa pérennité. Les organisations internationales, dont le pouvoir augmente chaque jour, doivent d'autre part légitimer leur existence et la disparition progressive des Etats.
Or une idéologie révolutionnaire émerge silencieusement. L'écologie, subvertie et détournée de sa fin première, véhicule une conception totalitaire de la nature et du monde. L'homme y est considéré comme un élément du Tout et doit se soumettre aux impératifs du développement "durable". Ce renversement de perspective le prive de sa dignité naturelle et fraie la voie aux deux principaux mouvements totalitaires de notre époque : le mondialisme et le Nouvel âge. Simultanément, on met en exergue les problèmes écologiques globaux, tels l'effet de serre et le "trou" dans la couche d'ozone, qui imposeraient une collaboration de toutes les nations sous le contrôle d'institutions internationales et d'un pouvoir mondial fort.
Cette nouvelle conception qui fait passer du local au global, du national à l'international, de l'homme à la Nature, nie l'individu face au Tout, les Etats face aux institutions internationales et la société face au pouvoir. Ainsi voit-on apparaître les prémisses idéologiques de l'Empire écologique, dernier avatar du totalitarisme.
En s'appuyant principalement sur les publications officielles d'organisations internationales, Pascal Bernardin montre que les conséquences révolutionnaires de ce renversement de perspective se déclinent dans tous les domaines : politique, économique, démographique, mais surtout spirituel, religieux et éthique. La perestroïka et la disparition du communisme, loin d'avoir marqué l'échec de la Révolution, ont permis d'effectuer la synthèse entre le communisme et le grand capitalisme et ont fait converger toutes les forces révolutionnaires : communistes, mondialistes et "humanistes".
L'étape révolutionnaire actuelle, qui s'appuie principalement sur la conception de Dieu, de l'homme et du monde véhiculée par une écologie dévoyée, doit aboutir à l'instauration d'une nouvelle civilisation et d'une spiritualité globale ! Ainsi s'achève la subversion de la véritable écologie, respect dû à l'oeuvre du Créateur.

Climat, nucléaire, OGM : la science en otage de l'obscurantisme et de la désinformation. Avec Jean Staune au Centre d'Echanges et de Réflexion pour l'Avenir.


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18.03.2011

Jean Staune analyse les dérives épistémologiques et les processus de désinformation de trois domaines qui ont été particulièrement médiatisés ces dernière années : le réchauffement climatique, l'énergie nucléaire et la question des OGM.
Il se livre à une déconstruction des arguments des deux parties en présence. Une originalité qui donne au lecteur tous les éléments montrant comment "climato-sceptiques", industriels de l'agro-alimentaire et de l'énergie d'un côté, "réchauffistes" et écologistes de l'autre, dénoncent les erreurs de leur opposants en évitant de mettre en lumière le fait que les mêmes procédés existent dans leur propre camp !
Jean Staune nous invite à aborder ces questions de manière scientifique et d'en tirer toutes les conclusions nécessaires, qu'elles soient agréables où non.

L'Apocalypse Joyeuse : une histoire du risque technologique. Avec Jean-Baptiste Fressoz à Montpellier.


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03.04.2013

Un chiasme curieux caractérise notre société libérale et technologique : d’un côté nous transformons radicalement la nature quand de l’autre nous proclamons l’impossibilité de modifier la société. Le libéralisme combine une acceptation supposément réaliste des buts humains et de l’organisation sociale tels qu’ils sont, avec un projet utopique de maîtrise et de transformation du monde.
Lorsqu’en 1992, au Sommet de la terre de Rio, George Bush père déclarait : "le mode de vie américain n’est pas négociable", cela impliquait que la nature et sa préservation l’étaient.
Comment ce chiasme destructeur s’est-il établi à partir de la fin du XVIIIe ? "Le siècle du progrès" n’a jamais été simplement technophile. L’histoire du risque technologique qu’il présente n’est pas l’histoire d’une prise de conscience, mais l’histoire de la production scientifique et politique d’une certaine inconscience modernisatrice.

Le capitalocène, la dynamique environnementale du capitalisme et son histoire. Avec Anselm Jappe et Armel Campagne au café-restaurant Le Lieu-dit à Paris.


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08.06.2013

Nous sommes entrés dans "l’Anthropocène", nous serions collectivement, en tant qu’espèce humaine, responsables du dérèglement climatique, d’une extinction massive des espèces, d’une déforestation tropicale et d’une destruction des environnements sans précédents, d’une pollution et d’une érosion historiquement inédites.
Peut-on vraiment incriminer un Anthropos indifférencié, une espèce complète, et en appeler à un "bon Anthropocène" techno-scientifique et à un capitalisme "vert" ?
Et s’il s’agissait plutôt, comme l’affirment Andreas Malm, Jason Moore, John Bellamy Foster et des auteurs issus du courant dit de "critique de la valeur", d’un Capitalocène, d’une dynamique socio-historiquement spécifique aux conséquences écologiques également spécifiques, celle du capitalisme, et appelant donc à une sortie conjointe de "l’Anthropocène" et du capitalisme ?
C’est cette hypothèse que développent Anselm Jappe et Armel Campagne.

Peut-on encore être climatosceptique ? Débat entre Jean-Pierre Dupuy et Benoit Rittaud sur France Culture.


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17.09.2015

Comment peut-on être climatosceptique aujourd'hui ? Les problèmes sont-ils de nature épistémologique, philosophique, politique ? L'incertitude des théories climatiques est-elle une ignorance ?

Émission "Les Nouveaux chemins de la connaissance", animée par Adèle Van Reeth.

L'Anthropocène est-il la fin du progrès ? Avec Christophe Bonneuil au Conservatoire National des Arts et Métiers à Nantes.


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21.04.2016

Les scientifiques nous l’annoncent, la Terre est entrée dans une nouvelle époque. Bien plus qu’une crise environnementale, l’Anthropocène signale une bifurcation de la trajectoire géologique de la Terre.
Habiter de façon plus sobre, plus équitable et moins barbare la Terre est l’enjeu de demain. L'Anthropocène, littéralement "nouvel âge de l’Homme", est le signe de notre puissance, mais aussi de notre impuissance.
Il ouvre une nouvelle condition humaine et balaye bien des ontologies et certitudes de la modernité. Est-ce la fin du progrès ?

L'impossible capitalisme vert : les marxistes face à l’urgence écologique. Avec Daniel Tanuro au séminaire "Marx au XXIème siècle".


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06.11.2010

D’un côté, 3 milliards de gens vivent dans des conditions indignes de l’humanité. Enseignement, santé, énergie, eau, alimentation, mobilité, logement : individuellement leurs besoins sont modestes mais, au total, ils sont énormes. Comment les satisfaire sans augmenter la production ? De l’autre, deux cents ans de productivisme ont mené le système climatique au bord de l’infarctus. La réalité nous impose de réduire radicalement les émissions de gaz à effet de serre. Donc la production matérielle. Comment stabiliser le climat tout en satisfaisant le droit légitime au développement de celles et ceux qui n’ont rien, ou si peu… et qui sont en même temps les principales victimes du réchauffement ? C’est le casse-tête du siècle.
Daniel Tanuro propose de réconcilier l’écologie et le projet socialiste, parce que le capitalisme ne saura rien résoudre. Si l’on n’est pas capable d’articuler lutte sociales et écologiques, le capitalisme causera des catastrophes humaines et environnementales de grande ampleur. Quelles erreurs ceux qui se réclament du socialisme ont-ils commises pour que cette articulation semble aujourd’hui si difficile ?