Rousseau, Kant, Marx, Clouscard : clefs de lecture sur ERFM.


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2021

L'apport théorique de Michel Clouscard est immense. Mais aussi important soit-il, il se révèle parfois difficile à comprendre pour le néphyte !
Cette série d'interventions vise à replacer ses travaux dans la tradition des grandes percées conceptuelles qui ont mené à l'élaboration la plus avancée du matérialisme historique et dialectique, soit le mouvement engagé par Rousseau (état de nature/état civil, être suprême, volonté générale et psyché) et se prolongeant par Kant (théorie de la connaissance), Hegel (dialectique) et Marx (valeur d'usage et valeur d'échange, fétichisme de la marchandise, dans son oeuvre maîtresse Le Capital), jusqu'à Clouscard lui-même.
Monisme dialectique, infrastructure et superstructure, néo-kantisme, structuralisme dynamique en inclusion, antéprédicatif : autant de concepts qui sont clairement expliqués et contextualisés par l'étude plus particulière du Traité de l'amour fou et de Critique du libéralisme libertaire de Michel Clouscard.
Les difficultés, la structure du texte et la problématique sont clairement définies afin de nous permettre d'accéder au concept de libéralisme(-libertaire), matrice de toute l'histoire des idées politiques depuis la Révolution française, dont la genèse permet d'expliquer les évolutions du capitalisme depuis deux siècles, en apparence contradictoires.

Le temps des gens ordinaires. Avec Christophe Guilluy sur RT France.


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26.11.2020

A la une du New York Times habillés d'un gilet jaune, poursuivis par les journalistes britanniques à l'occasion du Brexit, fêtés comme des héros pendant la crise sanitaire, redevenus des sujets d'études pour les chercheurs, de nouvelles cibles du marketing électoral pour les partis, les gens ordinaires sont de retour. Les "classes populaires", le "peuple", les "petites gens" sont subitement passés de l'ombre à la lumière. Les "déplorables" sont devenus des "héros".
Cette renaissance déborde désormais des cadres du social et du politique pour atteindre le champ culturel. De Hollywood aux rayons des librairies, la culture populaire gagne du terrain. Ses valeurs traditionnelles -l'attachement à un territoire et à la nation, la solidarité et la préservation d'un capital culturel- imprègnent tous les milieux populaires.
Jack London usait d'une métaphore pour décrire la société de son temps : la cave et le rez-de-chaussée pour les plus modestes, le salon et les étages supérieurs pour les autres. Et si, aujourd'hui, plus personne ne voulait s'inviter au salon ? Sommes-nous entrés dans le temps des gens ordinaires ?

Émission "Interdit d'interdire", animée par Frédéric Taddeï.

Les luttes de classes en France au XXIe siècle. Avec Emmanuel Todd à Montpellier.


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18.02.2020

Auteur d'une œuvre originale d'anthropologie historique, Emmanuel Todd est un des intellectuels français les plus brillants, les plus controversés aussi. Ses thèses ne passent jamais inaperçues et rencontrent l'intérêt d'un large public.
Dans son dernier essai, Emmanuel Todd évoque cette page nouvelle de l'histoire de France ouverte par Emmanuel Macron et les gilets jaunes, qui mêle "retour des luttes sociales et apathie politique, sursaut révolutionnaire et résignation devant les dégâts de l'euro, regain démocratique et menace autoritaire."
Il examine l'évolution de notre société depuis le début des années 1990 : démographie, inégalités, niveau de vie, structure de classe, performance éducative, place des femmes, immigration, religion, suicide… Et il dresse le tableau d'une France du XXIe siècle paralysée mais vivante, "où se côtoient et s'affrontent des dominés qui se croient dominants, des étatistes qui se croient libéraux, des individus égarés qui célèbrent encore l'individu-roi, avant l'inéluctable retour de la lutte des classes."

Une conférence menée par Régis Pénalva et qui s'inscrit dans "Les Mardis d'Ô".

Le poujadisme, une révolte. Avec Dominique Borne sur France Culture.


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12.01.2019

Le mouvement des gilets jaunes a suscité de divers côtés, depuis qu'il a commencé, un rapprochement avec le poujadisme, cette explosion de colère collective qui a marqué en profondeur les dernières années de la IVe République, de 1954 à 1958 en ébranlant les institutions et en contribuant au discrédit du personnel politique. Il serait donc intéressant d'aller y voir de plus près en se demandant ce que le mot de "poujadiste" peut signifier dans les esprits de nos contemporains, après soixante-dix ans écoulés. Et surtout en allant considérer la nature, les ressorts et les effets de ce phénomène, replacé dans son temps et resitué dans la durée.
Assurément, la France de l'époque était bien différente de celle d'aujourd'hui : quant à ses équilibres géographiques, quant à la répartition du travail et des richesses, quant au poids respectif des catégories sociales, quant à la nature des institutions, quant à la mémoire du passé récent, quant aux attentes partagées ou contradictoires des populations. Les partis politiques, les syndicats, les églises structuraient la société avec une vigueur qui a disparu.
Parmi les moyens de communication, la radio était dominante et la télévision balbutiait encore dans sa prime jeunesse, à une distance immense des nouvelles technologies qui modifient désormais en profondeur les procédés de la mobilisation et jusqu'à la démarche même des manifestations de masse.
Mais avec tout cela, il serait bien étonnant que ne se révèlent pas, d'une époque à l'autre, des résurgences et des continuités dans les formes de la contestation, selon certains traits durables du tempérament national.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Les classes dirigeantes françaises : notes de lecture, par Michel Drac.


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2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'emploie ici à mettre à jour les divers réseaux de pouvoir français.
Personnalités médiatiques, partis politiques, structures semi-clandestines : l'étude de plusieurs ouvrages consacrés à ces objets d'étude et rendus sous forme de notes de lecture nous aide à comprendre la manière dont le pouvoir français est structuré.

Du socialisme au populisme, une critique des idéologies politiques des intellectuels de gauche. Avec Armel Campagne et Sylvain Quissol sur Radio Libertaire.


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2018

Armel Campagne et Sylvain Quissol nous proposent une émission de critique des idéologies politiques portées par les intellectuels de gauche, du socialisme au populisme, des sociaux-démocrates allemands aux mélenchonistes et des bolchéviques aux bureaucrates syndicaux.
En s'appuyant principalement sur les livres Le socialisme des intellectuels de Jan Waclav Makhaïski, L'encadrement capitaliste d'Alain Bihr et Marxisme et philosophie de Karl Korsch, ils analysente les différentes idéologies contemporaines de classe moyenne et dénoncent l'encadrement autoritaire des luttes sociales qui se fait au nom du "savoir" des bureaucrates, techniciens et autres intellectuels.
In fine, ce projet politique repose sur le postulat d'un Etat et d'une technologie neutres et constitue un paternalisme autoritaire vis-à-vis des prolétaires.

Émission "Sortir du capitalisme".

Le crépuscule de la France d'en haut. Avec Christophe Guilluy sur France Inter.


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19.05.2017

Le géographe Christophe Guilluy, auteur du Crépuscule de la France d'en haut et de La France périphérique : comment on a sacrifié les classes populaires et ayant théorisé le concept de "France périphérique", revient sur la carte des votes de la présidentielle, sur les notions de "France d'en haut" et de "France d'en bas" aussi que sur la nomination d'un ministre de la cohésion des territoires.
Un éclairage intéressant pour comprendre les évolutions politiques récentes.

Émission "Une Semaine en France", animée par Claire Servajean.

Extension du domaine de la lutte des classes. Débat entre Domenico Losurdo et Bernard Bourgeois à la Librairie Tropiques.


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02.12.2016

La crise économique fait rage et l’on parle de plus en plus du retour de la lutte des classes. Celle-ci n’est pas seulement le conflit entre les classes propriétaires et le travail dépendant. C’est également "l’exploitation d’une nation par une autre", comme le dénonçait Marx. C’est aussi l’oppression "du sexe féminin par le masculin" comme l’écrivait Engels. Nous sommes donc en présence de trois formes différentes de lutte des classes, appellées à modifier radicalement la division du travail et les rapports d’exploitation et d’oppression.
La lutte des classes s’avère aujourd’hui plus vitale que jamais, à condition qu’elle ne devienne pas un populisme facile qui réduit tout entre humbles et puissants, ignorant tout de la multiplicité des formes du conflit social.
À l'occasion de la parution en français de son ouvrage sur la lutte des classes, Domenico Losurdo répond aux questions d'un autre hegelien, Bernard Bourgeois, qui a accepté de jouer le rôle du candide et de questionner Domenico Losurdo sur ce non-dit du sens de l'histoire.