Robert Musil et L'homme sans qualités. Avec Jacques Bouveresse pour Citéphilo à Lille.


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17.11.2012

Dans un article intitulé "Pourquoi je suis si peu français ?", Bouveresse revient sur ses affinités avec la littérature autrichienne, et plus particulièrement avec ce grand penseur ironiste qu'est Robert Musil.
On pourrait croire que la littérature paye sa profondeur esthétique d'un manque de clarté et d'un déficit conceptuel ; pourtant, c'est bien dans l'œuvre de Musil, plus que dans celle des philosophes, que Bouveresse trouve exactitude et précision.
Là où Bouveresse avoue parfois s'identifier à l'homme sans qualités, héros du roman de Musil, il faut comprendre ce que ces références nous disent des rapports entre la philosophie et la littérature, entre la connaissance et la forme romanesque, et le pouvoir de diagnostic ou d'élucidation que peuvent posséder certaines œuvres de fiction.

Échange mené par Sophie Djigo et Gérard Engrand.

Pour une lecture profane des conflits. Avec Georges Corm pour Citéphilo à Lille.


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20.11.2015

Impossible de comprendre aujourd’hui les logiques de guerre qui déchirent le Proche et le Moyen-Orient sans faire un sort, au préalable, à la thèse débilitante du "choc des civilisations" et aux slogans de la lutte contre le "terrorisme transnational islamiste".
C’est à cette tâche que s’attelle Georges Corm en analysant d’abord les mécanismes qui ont permis, depuis les années 90, de paralyser les oppositions aux guerres injustes, en dénonçant ensuite sans relâche l’instrumentalisation de prétendues valeurs politico-religieuses tout comme la relation perverse entre les intérêts géo-politiques de certains Etats et leur prétention à défendre dans l’ordre international des idéaux religieux.
En récusant enfin, du côté des pays "occidentaux", l’application scandaleusement sélective du droit international aux situations conflictuelles.
L’accent est ainsi mis non seulement sur la possibilité d’une lecture profane des conflits mais sur la nécessité d’une conception résolument universaliste de la laïcité.

Une conférence conduite par Alain Lhomme et Gérard Engrand.

La fabrique des imposteurs. Avec Roland Gori pour Citéphilo.


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15.11.2013

Les imposteurs n’apparaissent certes pas au 19ème siècle (faux rois, faux papes, mages, prophètes, guérisseurs…), mais le travail de Roland Gori atteste que nous subissons une nouvelle "Grande Transformation" : l’imposture a changé radicalement de nature et d’ampleur.
Nous vivons aujourd’hui un faux-semblant généralisé qui nous contraint à sans cesse "jouer le jeu". L’imposture est devenue forme de gouvernement et d’administration dont Gori analyse ici scrupuleusement les mécanismes.

La rencontre est animée par Éric Hassenteufel et Gérard Engrand.

La fin de la pensée : philosophie analytique contre philosophie continentale. Avec Babette Babich pour Citéphilo à Lille.


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22.11.2013

Dans cet intervention, Babette Babich approfondit le débat entre philosophie analytique et philosophie continentale en analysant les grandes différences qui permettent de les distinguer.
Elle revient sur le point de vue des tenants de la philosophie analytique qui affirment que les problèmes philosophiques proviennent du manque de rigueur scientifique et souligne que la philosophie continentale s’attache à étudier les questions auxquelles tout être humain est confronté au cours de sa vie, ne serait-ce que ponctuellement.
Si le parcours de la philosophie ne mène nulle part, explorer les tours et détours qu’il emprunte, son cheminement, est capital pour la compréhension de notre humanité.

Pourquoi parler du don ? Avec Alain Caillé pour Citéphilo à Roubaix.


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22.11.2014

Il devient de plus en plus urgent de surmonter la fragmentation existant entre les sciences sociales et la philosophie morale et politique. Et, pour cela, de dessiner les contours d'une  théorie sociale (Social Theory) générale.
En fait, il existe déjà une telle science sociale générale : c'est celle que forme ce qu'on peut appeler le modèle économique (utilitariste) général qui domine la pensée et le monde. On sait les problèmes, multiples, qu'il pose.
Pour le dépasser, il faut chercher du côté de l'anti-utilitarisme et du paradigme du don.

Vérité mathématique : vérité scientifique ? Avec Jean-Pierre Kahane à Citéphilo.


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10.11.2012

Jean-Pierre Kahane interroge les notions de vérité scientifique et de vérité mathématique.
Alors qu'en physique, le critère de vérité d’une théorie est fondé sur la conformité aux faits, c’est la relation entre le vrai et le démontrable qui fait preuve dans les mathématiques.
Les mathématiques construisent leur vérité sur des axiomes et des théorèmes. La solidité des mathématiques tient aux démonstrations qui établissent la vérité des propositions à partir de celles qui sont déjà établies ou postulées.
Comment se fait-il alors que les mathématiques soient si performantes pour décrire la réalité du monde physique ?

Wittgenstein, Tolstoï, Nietzsche, Gottfried Keller et les difficultés de la foi. Avec Jacques Bouveresse pour Citéphilo à Lille.


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14.11.2014

Après Peut-on ne pas croire ? et Que faut-il faire de la religion ?, Jacques Bouveresse nous présente son livre qui est le dernier volet d'une trilogie sur la philosophie de la religion. 
Pour Bouveresse, ce qui est en jeu, ce n'est pas le jugement à porter sur les dogmes, les croyances, etc., mais le regard à porter sur la foi elle-même comme attitude face à la vie. 
Les idées de Wittgenstein sont éclairées par leur mise en relation avec les récits et les réflexions de Keller -le plus grand romancier de langue allemande de la seconde moitié du XIXe siècle-, et par la confrontation avec Tolstoï, Nietzsche, Ibsen, et quelques autres.

Être libéral aujourd’hui ? Avec Claude Lefort, Pierre Manent et Philippe Raynaud à Citéphilo.


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18.11.2007

Dans une démocratie moderne, l'individu est au coeur d'une tension entre l'image qu'il a de lui-même, l'image du peuple dans ses institutions libres et l'image de l'humanité dans ses droits.
La démocratie libérale d'aujourd'hui est-elle l'héritière du libéralisme politique du XIXe siècle ? Le libéralisme contemporain est-il l'expression d'une pensée dégrisée, épurée des scories totalitaires ? Une telle sobriété ne fait-elle pas courir le risque d'un désinvestissement du politique ouvrant la voie à la possibilité de formes inédites de totalitarisme ?