Les sept laïcités françaises. Avec Jean Baubérot pour Citéphilo à Lille.


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11.11.2015

Avec la loi de séparation des Églises et de l’État (1905) puis son inscription dans la Constitution (1946 et 1958), la laïcité apparaît en France comme une référence cardinale, faisant désormais l’objet d’une reconnaissance aussi unanime qu’équivoque.
Il n’existe pourtant pas de "modèle français" unique de laïcité : seulement des visions divergentes qui s’affrontent dans un rapport de forces toujours évolutif. Dès l’origine, le contenu de la loi de 1905 constitue un enjeu entre quatre conceptions différentes de la laïcité. Celles-ci ont subsisté en s’adaptant, tandis que trois "nouvelles laïcités" sont apparues. Ces sept laïcités, Jean Baubérot les décrit en les qualifiant : laïcité antireligieuse, laïcité gallicane, laïcité séparatiste stricte, laïcité séparatiste inclusive, laïcité ouverte, laïcité identitaire, laïcité concordataire.

Art et industries culturelles. Avec Bernard Stiegler pour Citéphilo à Valenciennes.


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2011

Une série de conférences structurée autour de trois questions différentes :
 1. Quel rôle les industries culturelles ont-elles joué et jouent-elles encore dans le modèle économique dominant  ?
 2. De quelle révolution dans les connaissances et la culture les technologies de l’information et de la communication sont-elles porteuses ?
 3. Les réseaux peuvent-ils fonder une nouvelle économie de la contribution ?

Le libéralisme face à son histoire. Débat entre Domenico Losurdo et Alain Laurent pour Citéphilo à Lille.


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12.11.2013

L'influence de la doctrine libérale sur le monde comme il va, ses économistes, ses banquiers, ses gouvernements et ses politiques -ne dit-on pas d'une politique qu'elle est d'inspiration libérale ?- mais également son impact sur les modalités de la production et de la consommation, les manières de vivre qu'elle suppose ou impose, n'est plus à démontrer. Les libéraux habitent tous les continents, parlent toutes les langues, et participent quotidiennement à la promotion de leurs idées.
De ces idées nous nous demanderons si elles parviennent à assumer une histoire à la fois violente, sanglante et asservissante, tout autant qu'un essor lent puis fulgurant mais demeuré paradoxal. De quelque façon qu'on aborde cette question, il est temps, enfin, de revenir aux commencements du libéralisme pour l'interroger à nouveaux frais.

Robert Musil et L'homme sans qualités. Avec Jacques Bouveresse pour Citéphilo à Lille.


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17.11.2012

Dans un article intitulé "Pourquoi je suis si peu français ?", Bouveresse revient sur ses affinités avec la littérature autrichienne, et plus particulièrement avec ce grand penseur ironiste qu'est Robert Musil.
On pourrait croire que la littérature paye sa profondeur esthétique d'un manque de clarté et d'un déficit conceptuel ; pourtant, c'est bien dans l'œuvre de Musil, plus que dans celle des philosophes, que Bouveresse trouve exactitude et précision.
Là où Bouveresse avoue parfois s'identifier à l'homme sans qualités, héros du roman de Musil, il faut comprendre ce que ces références nous disent des rapports entre la philosophie et la littérature, entre la connaissance et la forme romanesque, et le pouvoir de diagnostic ou d'élucidation que peuvent posséder certaines œuvres de fiction.

Échange mené par Sophie Djigo et Gérard Engrand.

Pour une lecture profane des conflits. Avec Georges Corm pour Citéphilo à Lille.


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20.11.2015

Impossible de comprendre aujourd’hui les logiques de guerre qui déchirent le Proche et le Moyen-Orient sans faire un sort, au préalable, à la thèse débilitante du "choc des civilisations" et aux slogans de la lutte contre le "terrorisme transnational islamiste".
C’est à cette tâche que s’attelle Georges Corm en analysant d’abord les mécanismes qui ont permis, depuis les années 90, de paralyser les oppositions aux guerres injustes, en dénonçant ensuite sans relâche l’instrumentalisation de prétendues valeurs politico-religieuses tout comme la relation perverse entre les intérêts géo-politiques de certains Etats et leur prétention à défendre dans l’ordre international des idéaux religieux.
En récusant enfin, du côté des pays "occidentaux", l’application scandaleusement sélective du droit international aux situations conflictuelles.
L’accent est ainsi mis non seulement sur la possibilité d’une lecture profane des conflits mais sur la nécessité d’une conception résolument universaliste de la laïcité.

Une conférence conduite par Alain Lhomme et Gérard Engrand.

La fabrique des imposteurs. Avec Roland Gori pour Citéphilo.


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15.11.2013

Les imposteurs n’apparaissent certes pas au 19ème siècle (faux rois, faux papes, mages, prophètes, guérisseurs…), mais le travail de Roland Gori atteste que nous subissons une nouvelle "Grande Transformation" : l’imposture a changé radicalement de nature et d’ampleur.
Nous vivons aujourd’hui un faux-semblant généralisé qui nous contraint à sans cesse "jouer le jeu". L’imposture est devenue forme de gouvernement et d’administration dont Gori analyse ici scrupuleusement les mécanismes.

La rencontre est animée par Éric Hassenteufel et Gérard Engrand.

La fin de la pensée : philosophie analytique contre philosophie continentale. Avec Babette Babich pour Citéphilo à Lille.


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22.11.2013

Dans cet intervention, Babette Babich approfondit le débat entre philosophie analytique et philosophie continentale en analysant les grandes différences qui permettent de les distinguer.
Elle revient sur le point de vue des tenants de la philosophie analytique qui affirment que les problèmes philosophiques proviennent du manque de rigueur scientifique et souligne que la philosophie continentale s’attache à étudier les questions auxquelles tout être humain est confronté au cours de sa vie, ne serait-ce que ponctuellement.
Si le parcours de la philosophie ne mène nulle part, explorer les tours et détours qu’il emprunte, son cheminement, est capital pour la compréhension de notre humanité.

Pourquoi parler du don ? Avec Alain Caillé pour Citéphilo à Roubaix.


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22.11.2014

Il devient de plus en plus urgent de surmonter la fragmentation existant entre les sciences sociales et la philosophie morale et politique. Et, pour cela, de dessiner les contours d'une  théorie sociale (Social Theory) générale.
En fait, il existe déjà une telle science sociale générale : c'est celle que forme ce qu'on peut appeler le modèle économique (utilitariste) général qui domine la pensée et le monde. On sait les problèmes, multiples, qu'il pose.
Pour le dépasser, il faut chercher du côté de l'anti-utilitarisme et du paradigme du don.