Jung et la Gnose. Avec Françoise Bonardel au Cercle Aristote.


(0)
17 Vues
0 commentaire
29.01.2018

Médecin de l'âme et homme de culture, Carl Gustav Jung (1875-1961) s'est intéressé à la gnose dès les années 1910 alors qu'il effectuait des recherches sur les mythologies, mystères et croyances populaires. Son intuition lui disait que cette littérature étrange et difficile détenait un trésor d'images symboliques dont il lui fallait comprendre la signification. Peu après confronté à une crise intérieure (1913) dont il fit le récit dans Le Livre Rouge, Jung en vint à considérer les gnostiques comme les premiers explorateurs de l'inconscient, découvrant le monde des archétypes qui leur inspira leurs visions et leurs mythes.
Comme les alchimistes plus tard, ces visionnaires l'ont souvent guidé dans l'élaboration de la psychologie analytique, "gnostique" en ce qu'elle restitue une plénitude de sens à la vie désorientée de l'homme contemporain. Jugées hérétiques par les premiers auteurs chrétiens, les gnoses dont l'origine est incertaine (Syrie, Iran, Judée ?) laissaient libre cours à l'imagination créatrice et avaient du salut une vision aussi proche des initiations antiques que du christianisme. Valorisant la découverte de soi à travers l'expérience personnelle du divin, leur enseignement ne pouvait laisser Jung indifférent.
Fut-il lui-même "gnostique" comme l'en accusèrent Martin Buber et certains théologiens chrétiens ? S'il le fut, c'est à sa manière : afin de répondre
aux exigences spirituelles de son temps désireux de "savoir" plutôt que de croire.

De Flavius Josèphe à Michel Onfray : réalité du Christianisme. Avec Jean-Marie Salamito sur StoriaVoce.


(0)
186 Vues
0 commentaire
06.09.2017

C'est en compagnie de Jean-Marie Salamito que nous partons à la découverte des premiers chrétiens : qui étaient-ils, comment vivaient-ils ? Quels sont les éléments qui favorisèrent leur essor et leur développement ? Comment, au fond, l’Eglise s’est-elle construite dans les premiers temps ?
Le professeur d'Histoire antique qu'est Jean-Marie Salamito en profite également pour rétablir quelques vérités récemment malmenées par Michel Onfray sur les débuts du christianisme.

Une émission animée par Christophe Dickès.

Traditions populaires et christianisme dans l'histoire de l'Europe. Avec Mélusine et Clémentin Hautain sur Méridien Zéro.


(0)
108 Vues
0 commentaire
14.07.2017

Cette émission est consacrée aux liens complexes unissant croyances originelles de l’Europe –le paganisme en d’autres termes– et christianisme catholique depuis l’Antiquité romaine.
Pour traiter de cette question, Wilsdorf reçoit une universitaire, historienne médiéviste, qui sera appelée Mélusine et Clémentin Hautain des Editions du Rubicon.

De la pop à la gnose. Avec Pacôme Thiellement à l'Ecole Superieure d'Art Pays Basque.


(0)
169 Vues
0 commentaire
09.03.2017

A partir de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band des Beatles et de l’œuvre de Philip K. Dick jusqu’aux séries télévisées Buffy, Lost ou Person of Interest, on a repéré l’apparition de thèmes "gnostiques" dans la culture populaire : l’anamnèse (souvenir de notre "nature spirituelle") ; la révélation de l’irréalité du monde (monde-cadavre ou cosmos de carton-pâte) ; l’omniprésence sur cette Terre d’un faux dieu, Démiurge mauvais ; la relation à retrouver avec une divinité intérieure ; le rejet de tous les pouvoirs, spirituels comme temporels ; la nécessité également de "lâcher prise", d’être un étranger sur cette Terre, un exilé ou un "passant"… Au point qu’on a pu se dire que la "gnose" était le secret de la "pop".
Mais peut-être que ce qui fut appelé "gnose" ou "gnosticisme" en opposition aux religions majoritaires n’a cessé et ne cesse de venir frapper à la porte de l’art et de la poésie comme les voies authentiques de notre réalisation ? De même, peut-être que la "pop" est le véritable sens de l’art – le "populaire" étant le nom moderne du "carnavalesque" soit la réappropriation des puissances de vie que les hommes de pouvoir tentent sempiternellement de nous confisquer pour mieux nous asservir.
Pacôme Thiellement, essayiste et vidéaste, nous entraîne dans une réflexion passionnant, marqué qu'il est par la contre-culture, l’occultisme et les séries télé...

La France, fille aînée de l'Eglise ? Avec Marion Sigaut et Claire Colombi chez E&R à Perpignan.


(0)
129 Vues
0 commentaire
12.06.2016

Lors des invasions barbares, alors que les élites avaient fui avec femmes et enfants, ce furent les chefs de l'Eglise qui, en 451, firent reculer Attila et constituèrent, durablement, une nouvelle autorité fiable et respectée. Et c'est après Rome, l'Arménie et l'Éthiopie que la France, avec Clovis, devint l'un des premiers royaumes chrétiens. L'Eglise propagea alors le savoir à travers tout le continent et contribua activement à y éradiquer ce fléau des peuples qu'était l’esclavage.
Le titre de fils ainé de l'Eglise fut attribué par le pape au roi Pépin de Bref qui, après avoir soulagé l'Italie du nord des exactions lombardes au VIIIe siècle, attribua à la papauté les territoires ainsi conquis qui devinrent les états pontificaux. Et ce n'est finalement que par un abus de langage que les Républicains du XIXe siècle attribuèrent à la France -et non à son Roi- le titre de fille aînée de l'Église.
Car de royaume profondément chrétien jusqu'à la Révolution française, la République, en l'espace de quelques années, renversa la royauté et déroba à l'Eglise le patrimoine qu'elle avait accumulé pendant des siècles et dont elle se servait pour assurer un service public multiforme : offices religieux, éducation, secours aux pauvres et aux malades, recherche, conservation et diffusion du savoir. Tout fut renversé et confisqué au profit d'un Etat qui, en privatisant les trésors et en pourchassant les ecclésiastiques, jeta durablement la population dans la détresse.
Retour sur les relations entre la France et l'Eglise, entre grandeur et décadence, du Moyen Age à la Révolution !

Le duel métaphysique entre Athènes et Jérusalem. Avec Bernard-Henri Lévy à l'Espace Rachi.


(0)
780 Vues
1 commentaire
12.2006

Conférence intéressante dans laquelle l'activiste politique Bernard-Henri Lévy nous présente, sans détour, sa vision du monde.
En prétextant de fournir une analyse de l'antagonisme métaphysique entre la pensée juive et la philosophie grecque, l'occasion lui est donnée de porter une attaque violente contre la tradition chrétienne et ses fondements, qualifés de sectaire et violent.
L'histoire des deux mille dernières années semblent alors se résumer en un combat entre l'oppresseur chrétien et le peuple juif, victime éternelle d'un monde jaloux et ingrat.
Ce cadre de pensée est essentiel à saisir, pour qui voudrait comprendre la vision du monde qui anime une certaine partie de la classe dirigeante.

Dans la lumière de Saint Augustin. Avec Rémi Brague, Lucien Jerphagnon, Goulven Madec, François L’Yvonnet et Serge Lancel chez François Angelier sur France Culture.


(0)
435 Vues
0 commentaire
26.04.2003

C’est à sa naissance, le 1er novembre 354, à Thagaste (aujourd’hui Soukh Ahras) en Algérie et a son rôle capital dans l’histoire du christianisme romain d’Afrique que saint Augustin le Berbère, le futur évèque d’Hippone, docteur de la grâce et pôle majeur, avec saint Thomas d’Aquin, de la théologie occidentale, doit d’être évoqué durant cette année de l’Algérie en France (2003).
En direct sur France Culture, Radio Libre tentera de suivre le fil ardent et sinueux de son existence, d’explorer la succession de ses diverses vocations (rhéteur, philosophe, clerc) et le déploiement de ses nombreuses amitiés, d’analyser le contenu théologique, mystique et philosophique de sa doctrine.

Le grand secret de l'Islam. Avec Odon Lafontaine et Leila Qadr sur Radio Courtoisie.


(0)
1209 Vues
0 commentaire
28.12.2014

Qu'est ce que l'islam ? Que doit cette religion à la prédication de Mahomet ?
C’est en cherchant à en savoir davantage sur les origines de l'Islam que les deux invités ont découvert le travail du Père Edouard-Marie Gallez, docteur en théologie et histoire des religions. Sa thèse, intitulée "Le Messie et son Prophète" a révélé quantité de recherches historiques passionnantes et transforme notre vision traditionnelle de l’islam : l’islam n’est pas le résultat d’une révélation divine – ou de la prédication de Mahomet – mais celui d’un processus très long et très complexe de réécriture de l’Histoire, s’enracinant dans des croyances juives et chrétiennes dévoyées, et manipulé par les califes pour satisfaire leurs visées de domination politique.
Ces recherches, encore confinées dans les cercles très restreints de la recherche, doivent être accessibles à tous. C'est le travail auquel s'attellent les deux invités.