Oublier le sens, oublier la science, au profit de la croyance. Avec Etienne Klein au Forum Européen de Bioéthique.


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04.02.2017

Le numérique change-t-il notre rapport à l'information, à la connaissance, au réel ? Allons-nous préférer à la réalité une de ses représentations ? En quoi l'invocation répétée aux innovations est une déformation de l'idée de progrès rattachée aux philosophes des Lumières ?
Etienne Klein nous rappelle que pour accepter de sacrifier du présent personnel au nom d’une certaine idée du futur collectif, il faut un rattachement symbolique au monde et à son avenir. Et alors que les sciences sont de plus en plus spécialisées et complexes et que les technologies nous dépossèdent un peu plus chaque jour d'une compréhension et d'un maitrise effective de notre environnement immédiat, saurons-nous relever ce défi ?

Liberté et langage. Avec Francis Wolff à l'Ecole Normale Supérieure.


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02.10.2017

Un agent est libre s'il peut être tenu pour cause de certains événements qui, par-là même, ne sont plus des événements mais des actions, les siennes. Corrélativement ces actions sont libres si, au contraire des événements qui sont causés par d'autres événements, elles n'ont d'autre cause que le sujet lui-même.
Francis Wollf nous montre que, pour qu'une action soit libre, il faut qu'elle ne soit pas seulement l'effet d'un désir conscient, mais d'un désir de second ordre, autrement dit d'une volition. Un désir est un événement de conscience, qui, en tant que tel, est causé par d'autres événements mentaux ; mais une volition est un acte de conscience d'un sujet qui n'a d'autre cause que le sujet lui-même.
Une telle structure "plissée" de la conscience est rendue possible par la structure prédicative (S est P, S n'est pas P) et indicative (je te dis que) du langage humain.
C'est avec une telle définition de l'action libre que l'on peut rendre raison des caractéristiques classiquement prêtées à la volonté et à la liberté. La volonté est opposée aux désirs occurrents ; elle suppose la négation. La liberté se connaît sans preuve puisque nous la sentons en nous ; elle est la source de la responsabilité morale et de la responsabilité juridique dans les systèmes rationnels de Droit : c'est pourquoi elle comporte des degrés.

Un exposé dans le cadre des "Lundis de la Philosophie".

La post-modernité : crise du sens et déconstruction de la culture. Avec Jean-François Mattéi au Collège des Bernardins.


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2010

Le philosophe Jean-François Mattéi nous offre deux conférences pendant lesquelles il se penche sur le sens -ou l'absence de sens- de la post-modernité :

 1. La notion de "crise" a saisi notre civilisation à la fin du XIXe siècle et influe désormais tous les domaines de la société (la pensée, les arts, la politique, la religion, l’industrie), au point où nous ne parvenons plus à nous en détacher. Retour sur les origines du problèmes.

 2. Au XXe siècle, la culture est ébranlée après les chocs successifs de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale, ainsi que de la découverte de la Shoah. Elle entre alors dans une phase d'auto-destruction. Pouvons-nous comprendre les raisons de cette déconstruction méthodique en explorant les grandes textes de la philosophie ?

Notes de lecture, par Michel Drac.


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2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'arrète sur quelques livres importants qui parlent de notre époque, de ses dérives et qui donnent une idée de la dynamique historique qui est la notre.

La pensée de Clément Rosset. Avec Frédéric Schiffter, Nicolas Delon, André Martins et Santiago Espinosa sur France Culture.


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01.2009

Pourquoi se compliquer l'existence, alors qu'on peut faire simple ? Pourquoi voir double, alors qu'on peut voir clair ? Parce qu'au fond, c'est plus facile. Comme il est plus facile de fuir le bonheur, que d'être heureux...
Bienvenue dans la philosophie de Clément Rosset, une pensée inaccessible aux érudits !

Émission "Les nouveaux chemins de la connaissance", animée par Raphaël Enthoven.

Georg Lukács, auteur d'un système philosophique. Avec Nicolas Tertulian au Centre Suzanne Masson à Paris.


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28.05.2016

Cette conférence se veut une introduction à l'oeuvre de Georg Lukács (1885-1971), dont la pensée esthétique et philosophique, dans le sillage de Karl Marx, est l'une des plus importantes du XXe siècle.
Nicolas Tertulian, qui aura dépensé beaucoup de temps et d'énergie à vulgariser, interpréter et diffuser l'oeuvre du grand penseur hongrois, s'emploie à la tâche dans cette conférence organisée par les Éditions Delga pour "Les ateliers de la praxis".

Entre crise et guerre : philosopher ? Avec Dominique Pagani à la Commune libre d'Aligre à Paris.


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2015

Plutôt qu’une reconstitution linéaire de l’histoire de la philosophie, l’intervention portera surtout sur ce qui, à la faveur de la crise en cours, fait surgir la spécificité de l’interrogation philosophique en général, via ses concepts les plus récurrents.
La référence aux auteurs servira à illustrer les problématiques ainsi dégagées, autant que leurs effets transversaux dans les champs concernés : du poétique au politique, en passant par le religieux ou le scientifique.

Spinoza pour Marx et les Marxismes : un chantier ouvert. Avec André Tosel à l'Université Paris VIII Vincennes.


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19.03.2015

Nous manquons d’une étude d’ensemble sur l’appropriation par Marx de la pensée de Spinoza.
Une double approche serait nécessaire : philologique et philosophique. La première recenserait les occurrences explicités de Spinoza dans le recherche en devenir de Marx et évaluerait leur portée ; la seconde interpréterait la présence implicite à l’état pratique la pensée spinozienne dans les problématiques marxiennes, par-delà les thèses générales concernant l’immanence, le matérialisme, la causalité, la critique de la métaphysique et de la théologie, l’anthropologie des affects et l’émancipation.
Engels est présent en contrepoint avec sa recherche du "dialectique" dans la nature.
Il est de fait que la référence à Spinoza est effective dans les marxismes de la Seconde Internationale (le russe Georgi Plekhanov et la conception matérialiste moniste de l’histoire, proche d’Engels, l’italien Antonio Labriola et l’immanence des pratiques, qui suit la voie non engelsienne d’une philosophie "travailliste" de la praxis). À chaque fois il s’agit du débat sur ce qu’est on n’est pas la philosophie de Marx.
Mais il faut attendre l’intervention de Louis Althusser qui coïncide avec le renouveau des études spinoziennes en France (Gueroult, Matheron et surtout Deleuze) pour que la référence à Spinoza devienne constitutive de ce qui a été l’ultime réélaboration d’ensemble de la pensée marxiste, dans la perspective d’une relance du mouvement révolutionnaire en occident après celle de Gramsci (dont la pensée n’agit qu’après les années cinquante).
Là encore rien n’est simple parce que la recherche inachevée et tourmentée d’Althusser, en syntonie avec celle de certains de ses anciens élèves, fins connaisseurs de Spinoza (Macherey, Balibar), s’articule en plusieurs moments.
André Tosel se concentre sur Althusser chez qui la référence à Spinoza est à la fois permanente et relativement développée : quelle fonction à la théorie de la connaissance spinozienne dans l’épistémologie de Pour Marx et de Lire Le Capital ? Quel Spinoza insiste dans les textes des années 1968-1978 où Althusser critique son théoricisme antérieur et cherche à purifier Marx de son téléologisme messianique et à produire le concept de pratiques insuffisamment analysées, la politique et l’idéologie ? Quel Spinoza fait encore retour au sein du matérialisme de la rencontre qu’Althusser propose dans la phase ultime de sa parabole comme expression adéquate du seul matérialisme effectif ? En quoi Spinoza peut-il aider à penser une conjoncture inédite où l’histoire a fait le vide des certitudes du mouvement ouvrier et liquidé les marxismes ?