Nihilisme, mal de vivre et crise de la modernité. Avec Thibault Isabel à l'École des Mines.


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06.05.2015

Chaque fois qu’un peuple fait sa révolution industrielle et se modernise, il sombre dans un nihilisme de masse, comme en témoigne alors l’explosion des courbes statistiques du suicide et de la dépression.
Pourquoi l’entrée dans la modernité s’accompagne-t-elle visiblement toujours de la généralisation du spleen et du mal-être ? En quoi les modes de vie actuels sont-ils susceptibles d’entretenir cet état de déprime ? L’individualisme et la solitude, qui sont désormais le lot quotidien de milliards d’hommes et de femmes à travers le monde, ne forment-ils pas en définitive les contours d’un nouveau mal du siècle ?

Plan de l'exposé :
 1/ Etat des lieux : le suicide et la dépression sont des problèmes majeurs aujourd’hui
 2/ Le mal-être se développe avec la richesse économique des nations
 3/ Les modes de vie modernes favorisent la solitude
 4/ Les pauvres souffrent plus que les riches de la modernité, au XXIe siècle
 5/ La mondialisation des menaces rend toute action individuelle ou collective impossible et nous déprime
 6/ Notre ère se caractérise par le désenchantement et la fin des idéaux
 7/ La société de consommation aggrave le processus, en valorisant le présent plutôt que l’avenir
 8/ La modernité comporte malgré tout de nombreux mérites, comme le goût pour la réalisation personnelle

La religion globale du bien-être : histoires et territoires. Avec Raphaël Liogier, Arnaud de Saint Simon et Olivier Germain-Thomas sur France Culture.


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02.10.2012

"Ce n’est pas une ultime résistance du religieux que l’on constate, ni même son retour triomphal, car il ne s’en était pas allé, mais sa recomposition dans la langue et les couleurs d’une nouvelle mythologie…" affirme Raphael Liogier dans ses enquêtes auprès de ceux qu’il appelle les "croyants post-industriels", sortes de "touristes de la foi et de l’être qui se cherchent perpétuellement dans les expériences de l’altérité."
Qui sont ces hypermodernes ? Quelles sont les nouvelles formes des spiritualités globales nées de la mondialisation des échanges, a fortiori religieux ?