Philologie et Liberté. Avec Aymeric Monville et Luigi-Alberto Sanchi à la Librairie Tropiques.


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2020

Dans son livre Philologie et Liberté, récemment traduit au éditions Delga, Luciano Canfora établit explicitement le lien entre l'analyse rigoureuse des textes –la philologie– et l'indépendance et la fierté intellectuelle, cette liberté de pensée qui est la grande réalisation de l'époque moderne.
En septembre 1943, Pie XII publie une encyclique, Divino afflante spiritu, pour proclamer que la critique des textes dits "sacrés" est une pratique légitime. Cette concession tardive a permis de "dédouaner" la plus subversive des disciplines, la philologie, et a autorisé les chercheurs à soumettre la "parole de Dieu" à une analyse critique. Mais le chemin vers ce document papal historique fut laborieux, dégoulinant de censure et de répression de la liberté de pensée.
À travers l'histoire fascinante des disciplines philologiques, des premiers spécialistes de l'Écriture Sainte qui ont osé soumettre des textes intouchables à Érasme de Rotterdam, Spinoza et Giordano Bruno, des obscurs copistes médiévaux qui ont sauvé les grands écrits de l'Antiquité aux philologues de l'époque moderne qui ont rétabli la vérité historique de l'écriture et de la tradition contre les mystifications idéologiques ou religieuses, Luciano Canfora montre comment la philologie est une pratique de la liberté intellectuelle, de l'indépendance de la recherche et du droit des hommes à la vérité contre tout obscurantisme.
Un livre ici présenté par son éditeur et traducteur Aymeric Monville ainsi que le professeur Luigi-Alberto Sanchi, helléniste reconnu.

La conspiration d'Esdras, origine et principes du métasionisme. Avec Laurent Guyénot pour E&R à Lyon.


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15.12.2018

Une chose n'a pas changé depuis le temps d'Esdras (Ve siècle avant notre ère) : Israël a besoin, pour exister, de la protection d'un empire. Ce n'est pas seulement sur la Torah qu'Esdras fonda son État théocratique, mais aussi, si l'on en croit le Livre d'Esdras, sur un édit de l'empereur perse lui donnant autorité sur "tout le peuple de Transeuphratène" (territoires à l'ouest de l'Euphrate).
C'est en utilisant cet exemple comme paradigme que Laurent Guyénot introduit le concept de "métasionisme" qui permet de mieux comprendre la trajectoires des élites juives et leur rapport aux pouvoirs des nations dans lesquelles elles se trouvent.

La Bible hébraïque et la kabbale. Avec Youssef Hindi pour Culture Populaire.


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08.2019

Dans cette conférence, Youssef Hindi répond à plusieurs de ses contradicteurs et :
 - précise ses positions s'agissant de son analyse critique de la Bible Hébraïque ou Ancien Testament
 - revient brièvement sur l'une des principales thèses, à savoir qui est Yahvé, ses origines obscures et ses visages multiples. Il explique ainsi pourquoi Yahvé et Satan se confondent à plusieurs reprises dans la Bible hébraïque
 - retrace l'histoire et les ramifications de la kabbale et explique en quoi elle est au départ une hérésie au regard du judaïsme, mais paradoxalement la continuation et le versant mystique du projet biblique
 - analyse l'extrême fébrilité du lobby juif sioniste dont l'objectif de son acharnement médiatico-judiciaire contre les opposants au pouvoir judéo-sioniste est d'empêcher l'effet de mimétisme massif qui serait dès lors impossible à endiguer

Paulus. Avec Claude Tresmontant sur Radio Courtoisie.


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19.07.1988

Schaoul, qui est appelé aussi Paulus, le Petit, a été l'accoucheur de la nouvelle Communuauté, qui naît, à partir des années 30 et suivantes, et qui se développe et s'agrandit en intégrant les païens, par centaines, par milliers, puis par dizaines de milliers.
Dans ces années 30 et suivantes, le peuple hébreu, qui est un peuple germinal, et qui porte en lui, depuis à peu près vingt siècles, l'Information créatrice destinée à l'humanité entière, subit une métamorphose : le monothéisme hébreu passe aux païens. Une nouvelle étape dans l'histoire de la Création est inaugurée.
Schaoul-Paulus a été le théoricien de cette métamorphose qui a été douloureuse. À l'intérieur d'un Univers qui est lui-même inachevé et en régime de métamorphose, la création de l'Homme nouveau et véritable est un processus qui implique et présuppose une véritable métamorphose de la part de l'homme ancien, l'homme animal.
Ce sont ces problèmes proprement métaphysiques qu'examinent Claude Tresmontant, par l'étude des textes principaux des lettres de Paul, situées dans l'histoire de sa vie. Un processus de métamorphose, qui est un processes vital, est évidemment beaucoup plus difficile à comprendre qu'un problème simplement moral ou juridique. Et c'est pourquoi la pensée de Paul est très difficile, très obscure, parce qu'elle porte sur ce processus de métamorphose qui est en cours.

Émission des "Mardis de la mémoire", animée par Pierre Chaunu.

Enquête sur l'Apocalypse. Avec Claude Tresmontant sur Radio Courtoisie.


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08.1994

L'Apocalypse est un livre très obscur pour nous aujourd'hui, comme il l'était déjà devenu pour Denys, évêque d'Alexandrie vers la fin du IIIe siècle, selon lequel "plusieurs qui vivaient avant lui ont rejeté l'Apocalypse parce qu'ils estimaient que le livre est incompréhensible, qu'il n'est pas une révélation et qu'il est recouvert d'un voile épais qui en rend le contenu inintelligible ".
Claude Tresmontant a travaillé pendant plus de vingt ans sur les correspondances entre l'hébreu de la Bible hébraïque et le grec de la Septante. Il a démontré ainsi l'origine hébraïque des Evangiles et de l'Apocalypse et la date, très proche des événements, de leur composition. Il en a donné une traduction entièrement renouvelée.
Pour lui, si l'Apocalypse est un texte obscur, c'est parce qu'il a été écrit dans un langage chiffré, en pleine terreur, au cours des années 50, quand la petite communauté chrétienne naissante était persécutée à mort par la dynastie des Hérode et par les hautes autorités sacerdotales de Jérusalem.
L'auteur de l'Apocalypse, qui s'appelait lohannan, fait allusion constamment à des événements - aujourd'hui complètement oubliés - mais bien connus des frères et soeurs des communautés judéennes auxquelles il s'adresse. Il connaît les Saintes Ecritures hébraïques par coeur et procède par allusions dans un langage parfaitement clair pour ses destinataires. La destruction, en 70, de Jérusalem, berceau du christianisme, explique que, très vite, ce texte soit devenu incompréhensible.
Pour nous permettre de retrouver le sens de ces oracles de l'Apocalypse, Claude Tresmontant met sous nos yeux les textes d'un historien contemporain des événements, Josèphe, surnommé Flavius, et de Philon d'Alexandrie. Il traduit les textes de la Sainte Ecriture qui permettent de comprendre le langage de lohannan et il dégage les allusions aux faits et aux événements contemporains ou récents.
lohannan, l'auteur de l'Apocalypse, était lui-même kohen, prêtre du Temple de Jérusalem. Il a été kohen gadôl, grand prêtre, en 36-37. C'est le même lohannan qui a fourni le dossier de notes, dont nous avons la traduction en langue grecque : l'Evangile de Jean. Il annonce, dans les années 50, c'est-à-dire quelque vingt ans à l'avance, la prise et la destruction de Jérusalem, qui aura bien lieu en 70, et demande aux frères et aux soeurs de la petite communauté chrétienne de Jérusalem de se sauver avant qu'il ne soit trop tard. Ce qu'elle fit avant l'année 66, commencement de la grande guerre entre les Judéens et les Romains. Jean-lohannan annonce la naissance de la nouvelle Jérusalem, qui est la Communauté (l'Eglise) elle-même, l'Epousée, la Chérie, non pas faite de pierres, mais avec des êtres vivants. Il fait appel à une interprétation ésotérique du Cantique des Cantiques et du rouleau d'Esther, familiers à cette époque-là.
Philosophie de l'histoire qui annonce l'inéluctable destruction des empires, philosophie politique qui traite des rapports entre l'Eglise et l'Etat, l'Apocalypse est une prophétie déjà réalisée qui porte aussi sur l'avenir de la création.

Émission des "Mardis de la mémoire", animée par Pierre Chaunu.

Bible et "fake news" dans la propagande sioniste. Avec Claude Timmerman pour E&R à Lille.


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15.12.2018

Le biologiste et statisticien Claude Timmerman a entrepris depuis une dizaine d'années des recherches sur les origines historiques du peuple juif, recherches où il se propose de remettre certaines réalités historiques en perspective, grâce notamment aux découvertes archéologiques les plus récentes.
Retournant aux temps de l'écriture des textes bibliques, il nous dévoile ici plusieurs millénaires d'affabulations et d'anachronismes au service du mythe politique de la terre d'Israël occupée continûment depuis ses origines par le peuple d'Abraham à qui Yahvé l'aurait dévolue.

Temps et éternité, par Henri Blocher.


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1975

Le sujet du temps et de l'éternité par rapport à Dieu est parsemé d'embûches. Quelles que soient les indices fournis par le langage biblique, ils ne suffisent pas : ils appellent le complément d'une utilisation plus globale et théologique de l'Écriture.
Les arguments philologico-exégétiques en faveur de la conception "classique", qui implique l'antithèse du temps et de l'éternité, vont dans chaque cas un peu au-delà de ce que la preuve justifie clairement.
Un examen sérieux nous incite à chercher un substitut à l'idée d'intemporalité pure, mais sans aller à l'extrême opposé. Car l'Écriture témoigne à la fois de la possession immuable par Dieu de sa vie illimitée et du renouvellement authentique de sa grâce chaque matin, un renouvellement qui semble avoir du sens pour Dieu lui-même.

Du talmudisme au judéo-christianisme, par Claude Timmerman.


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03.02.2018

Le concept de "judéo-christianisme", mis en avant par le concile Vatican II, est si souvent évoqué pour qualifier notre civilisation, devenu si banal, qu’on oublie souvent de s’y arrêter. Que veut-il dire ? Quelle est sa réalité ? En a-t-il même une ?
Alors qu’avec Constantin Ier le christianisme s’imposait au monde gréco-romain, le talmudisme, qui prétend éclairer la Torah par une compilation de Lois orales d’origine rabbinique, devenait la nouvelle acception d’un judaïsme définitivement dégagé du culte sacerdotal judéen. Judaïsme post-chrétien traitant de règles et de prescriptions, dans lequel le mot "foi" est singulièrement absent. Dès lors, que peut-on dire de cette prétendue filiation qui lierait le christianisme au judaïsme ?
Pour répondre à cette question, Claude Timmerman est retourné aux temps de l’écriture des textes bibliques. Il a puisé au cœur de l’archéologie, relevant les différents anachronismes, les acrobaties logiques et linguistiques au service des mythes historiques sur lesquels s’appuie la création de l’État sioniste et la perpétuation de sa puissance.
Une mise au point indispensable.