Critiques classiques du management. Avec Baptiste Rappin et Michel Boyance sur Haltérophilo.


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23.05.2025

Alors que nos sociétés sont désormais soumis à une implacable "théologie managériale", il est important de mettre en perspective l'héritage des traditions philosophiques antiques et médiévales face aux ruptures introduites par la modernité et la postmodernité. L'occasion d'interroger la manière dont le management s'est imposé comme un cadre normatif dominant, en se substituant parfois au politique et au religieux, et d'inviter à envisager ce que la pensée classique peut encore offrir pour répondre aux enjeux contemporains.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'03'45 : Quelques définitions : pensée classique, modernité et post-modernité
 - 0'12'40 : Le piège de la binarité
 - 0'29'46 : Quand fut le point de rupture entre pensée classique et pensée moderne ?
 - 0'41'19 : Substitution de l'Église par l’état puis de l’état par l’entreprise ?
 - 0'49'02 : Vers un état mondial et unifié ?
 - 0'54'58 : Y a-t-il un lien entre l’athéisme, l’eugénisme et le management ?
 - 1'04'53 : "Mourir dans la dignité" et la substitution du prêtre par la machine
 - 1'11'36 : Qui d'autre peut apporter une réponse si ce n'est l'Église ou la machine ?
 - 1'16'33 : Quelques recommandations de lecture
 - 1'20'57 : Conclusion et remerciements

Les enjeux anthropologiques du coaching. Avec Baptiste Rappin sur Haltérophilo.


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05.2025

De quoi est-il question, au fond, dans le coaching ? De rien de moins que de la fabrique de l'homme cybernétique planétaire. Méthode d'accompagnement née dans les années 1990 qui se développa dans la décennie suivante, le coaching s'est aujourd'hui pleinement institutionnalisé : il est reconnu, à part entière, comme un outil de développement de la personne qui conjugue recherche du bien-être et souci de l'efficacité.
Baptiste Rappin met ici en exergue les fondements philosophiques du coaching allant de l'utilitarisme jusqu'à la question de la "vie nue", et nous livre les résultat de son enquête généalogique qui conduit du coaching contemporain vers le Nouvel Âge de la contreculture californienne. Enfin, il interroge le type de subjectivité à l'œuvre dans le déploiement opérationnel du coaching, offrant une perspective générale d'interprétation. 

- 0'00'00 : Introduction
- 0'01'50 : Pourquoi cet ouvrage et qu'est-ce que le coaching ?
- 0'09'10 : Mai 68, le refus de l'autorité et le changement des rapports sur le marché de travail
- 0'20'23 : Être la meilleure version de soi-même et être dans la perpétuelle amélioration de soi, mais pour quoi ?
- 0'31'58 : Pourquoi ne pas régler le problème à sa source ?
- 0'37'41 : Indifférenciation entre vie publique et vie privée suivi de l'abolition du vouvoiement
- 0'44'06 : Qu'est-ce que la transparence ?
- 0'50'01 : Y a-t-il un lien entre le coaching et les Lumières ?
- 0'56'36 : L'influence du monde anglo-saxon et l'utilisation des anglicismes
- 1'05'28 : Gnose, occultismes et management
- 1'15'33 : Vers une nouvelle religion du travail ?
- 1'19'23 : Conjugaison des spiritualités orientales, de l'écologie, management et ESG
- 1'23'11 : Le crime parfait ?
- 1'31'59 : Conclusion et remerciements

Critique de la communication : de l'échange symbolique à l'intelligence artificielle. Avec Baptiste Rappin, Eric Martin et Maxime Ouellet pour le Collectif Société.


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01.05.2024

Dans un contexte marqué par l'émergence accélérée de nouvelles intelligences artificielles dites génératives ayant la prétention de se substituer au langage et à la cognition humaine, il devient urgent de réfléchir aux impacts de ces transformations sur les sociétés contemporaines. En effet, alors que le fondement des sociétés repose historiquement sur des médiations symboliques permettant de donner un sens aux pratiques sociales, de même que sur des institutions politiques qui, dans la modernité, avaient pour ambition de permettre une action réflexive des sociétés sur elles-mêmes, l'avènement de dispositifs de communication automatisée semble concrétiser une transformation sociale profonde dans la mesure où l'ensemble des médiations symboliques et politiques sont en voie d'être remplacées par une nouvelle forme de régulation systémique ou cybernétique qu'on peut également qualifier de décisionnelle-opérationnelle.
Lorsque le symbolique est subsumé par la communication informatique, le code se substitue au langage, la rationalité algorithmique remplace la raison critique et la liberté est réduite à un processus d'adaptation. On assiste ainsi à la montée en puissance de systèmes automatisés et autonomisés monopolisés par de gigantesques oligopoles numériques qui ont la prétention de prendre en charge des actes et des facultés cognitives autrefois réputées être le propre des sujets humains. Cette transformation vient menacer aussi bien l'autonomie individuelle que la capacité des sociétés à s'auto-instituer et à déterminer leurs finalités, un processus déjà entamé depuis la révolution industrielle, mais qui vient aujourd'hui se parachever.
Les réponses les plus courantes s'avèrent insatisfaisantes et incomplètes, qu'il s'agisse par exemple en termes de politiques publiques, qui cherchent à stimuler l'innovation tout en prétendant baliser leurs effets délétères; ou encore le discours "éthique" libéral, toujours articulé a posteriori, c'est-à-dire sans questionner la production et le développement de la nouvelle régulation systémique/cybernétique elle-même.
Face à la rapidité et au déferlement de ces processus disruptifs il devient nécessaire de réfléchir en amont à partir d'une théorisation puisant dans les sciences sociales plutôt que de se limiter au seul discours portant sur les impacts localisés sur telle ou telle pratique. Or, celles-ci se sont fragmentées, se concentrant sur une série d'objets particuliers, sans plus jamais poster la question des finalités sociales du point de vue de la société comprise comme totalité synthétique. La fragmentation des enjeux empêche le développement d'une analyse historique, dialectique, synthétique, et donc critique sur les enjeux généraux et fondamentaux entourant ces questions.

Management : vers un nouveau totalitarisme ? Avec Baptiste Rappin sur Crépuscule.


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04.2025

Philosophe spécialiste du management et de son emprise sur nos sociétés contemporaines, Baptiste Rappin explore les racines profondes de cette discipline qui, au nom de l'efficacité, du pragmatisme et de la performance façonne une nouvelle anthropologie en remodelant nos mentalités et nos représentations.
Comment le management, en tant que "fabrique techno-scientifique de la coopération efficace", engendre-t-il des individus dociles et alignés sur les objectifs de l’Organisation de leur naissance à leur mort ?

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'01'50 : La nature totalitaire du management
 - 0'10'12 : L'emprise du mouvement panorganisationnel
 - 0'18'02 : L'absence de sens dans notre société industrielle
 - 0'21'42 : Le management, dispositif du capitalisme ?
 - 0'26'13 : Du berceau au cimetière, une vie contrôlée et monitorée
 - 0'37'27 : L'école : préparer au marché de l’emploi 
 - 0'39'42 : Le management, ou l'épuisement par l'adaptation 
 - 0'47'06 : Un monde sans institutions et sans repères 
 - 0'51'15 : L'entreprise, la première instance de socialisation
 - 1'05'21 : Le management face à l'épuisement des ressources 
 - 1'12'24 : Vers une "refondation" de nos sociétés ?

Un entretien mené par Thomas Arrighi.

Hommage à Jean-François Mattéi (1941-2014). Avec Baptiste Rappin sur Radio Courtoisie.


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29.04.2024

Philosophe, Jean-François Mattéi est l'auteur d'une oeuvre riche et profonde. Sa pensée éclairée, nourrie de la lecture des Présocratiques et de Platon, en dialogue avec la pensée de Nietzsche et de Heidegger, s'est exprimée dans des ouvrages qui sont autant de coups de projecteurs sur la condition faite au XXe siècle à l'homme dévasté : "La dévastation, écrit-il, est l'action d'un homme qui se déserte de lui-même et du monde".
Baptiste Rappin se propose de rendre hommage à Jean-François Mattéi en présentant le ressort de son œuvre, placée sous le signe de la répétition et du retour : répétition de la question de l'être, mouvement d'exil et de retour de l'âme du philosophe, à l'image des mouvements ascendants puis descendants que met en scène le mythe platonicien de la caverne. Ce thème a une provenance mythique : pour Mattéi, Ulysse semble bien l'archétype du philosophe, et l'Odyssée le modèle de la philosophie.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

En cheminant avec Heidegger. Avec Baptiste Rappin et Michel Maffesoli sur TV Libertés.


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08.2024

La pensée de Heidegger, réputée difficile, permet pourtant de comprendre les aspects les plus sombres du monde contemporain, notamment, le ravage de la terre par la technique.
Penseur de l'enracinement, porteur d'un nouveau regard sur l'histoire de la philosophie, Heidegger nous invite à méditer le mystère de l'Être, à entendre les paroles de l'origine et à attendre, dans la sérénité, "un dieu qui pourrait nous sauver".

Émission "Les idées à l'endroit", animée par Rémi Soulié.

Cybernétique et Amérique : la postmodernité selon Michel Freitag. Avec Baptiste Rappin au Cercle Aristote.


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01.07.2024

Le nom de Michel Freitag, en dehors de quelques cercles restreints, n'est guère connu. Pourtant, son œuvre, toujours en cours d'édition près de quinze ans après sa disparition (2009), est monumentale, tant par le volume physique des ouvrages que par l'envergure théorique qui s'y déploie.
Le philosophe Baptiste Rappin nous propose ici de découvrir un sociologue discret et marginal, pour ne pas dire méconnu ou ignoré : il est l'un des rares intellectuels francophones à n'avoir pas succombé à la pulvérisation méthodologique des savoirs et, par conséquent, à n'avoir pas renoncé à l'entreprise d'une théorisation générale de la société.

Être intempestif. Avec Baptiste Rappin sur Radio Courtoisie.


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05.02.2024

Est anachronique ce qui est contraire à la chronologie, c'est-à-dire à la raison du temps ou encore, dans le cadre de la société industrielle, à l'irrésistible marche en avant du Progrès.
Baptiste Rappin expose une série de huit contresens historiques, non pas dans la mesure où ils entretiendraient maladroitement une certaine confusion des époques, mais parce qu'ils explorent volontairement des directions contraires à l'esprit du temps.
Au bon sens communément admis, ils opposent des interprétations, des explicitations et des déchiffrages qui, invariablement, recherchent une forme de désajustement du contemporain. Ce faisant, ils favorisent l'avènement d'une pensée de l'intempestivité.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.