Perception du "Sauvage". Avec Francis Wolff pour la Fondation François Sommer.


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2018

Cet entretien avec Francis Wolff, philosophe et professeur émérite à l’Ecole Normale Supérieure, permet de revenir sur l'état de sa réflexion quant à la notion de "sauvage" et des enjeux contemporains de nos relations aux espaces et aux espèces sauvages.
En effet, une partie de ses recherches et publications a été consacrée à la question des animaux dans l'histoire de la philosophie (notamment antique). Depuis plus de 20 ans, il mène également une réflexion personnelle sur la question de l'animal à travers celle de l'homme et de son statut ontologique.

 - 0'00'26 : Qui êtes-vous ?
 - 0'00'47 : Comment votre réflexion philosophique vous a-t-elle conduit à interroger le concept d'animal et la notion de sauvage ?
 - 0'05'08 : Pourquoi l'Antiquité grecque a-t-elle inventé l'animal ?
 - 0'12'07 : Comment le sauvage se définit-il dans le monde antique ?
 - 0'18'00 : Comment l'articulation des catégories d'humanité et d'animalité a-t-elle évolué dans la pensée moderne et contemporaine ?
 - 0'28'20 : Peut-on interpréter le brouillage actuel des frontières entre l'homme et l'animal au regard de l’évolution des sensibilités pour les animaux ?
 - 0'37'30 : Dans quelle mesure la distinction entre sauvage et domestique exprime-t-elle la diversité des devoirs que nous pouvons avoir envers les animaux ?
 - 0'49'00 : Comment se traduit la confusion des catégories en fonction desquelles nous ordonnons nos devoirs envers l'animal sauvage, domestique ou de compagnie ?
 - 0'54'36 : Que désigne la notion de "sauvage" quand on parle des animaux ?
 - 1'03'29 : Que signifient les condamnations morales au titre de la souffrance animale, de la corrida ? 
 - 1'10'43 : Quel avenir pour le sauvage ?

La justice selon Michael Sandel. Avec Dominique Jouault à l'Université Populaire d'Évreux.


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10.11.2017

Si un homme réclame la possibilité de vendre un de ses organes, certains répondront que cela est juste parce que cela ne nuit pas à autrui et que cela peut même sauver une vie. Cependant d'autres s’opposeront à la décision de vendre ses organes en disant que cela est immoral.
La personne humaine ne peut faire l'objet d'un marché mais seulement se donner. Elle ne peut être échangée contre de l'argent. Les religions et l'humanisme  nous commandent de respecter le corps humain en affirmant que cela est juste et ils interdisent de vendre des organes humains ou de les acheter.
Mais si toutes les personnes ne sont pas d’accord pour dire ce qui est juste, comment savoir ce qu'est la justice ? Comment exiger la justice si nous ne savons pas ce qu'elle est ?
Autant de questions qu'affronte Michael Sandel en développant une philosophie morale réhabilitant le bien commun, en rupture avec les conceptions libérale et utilitaire qui fondent le droit moderne.

Ortega y Gasset : penser la modernité. Avec Luc Roche au Cercle Aristote.


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16.04.2018

Comment penser la Culture, la Civilisation et l'Histoire avec rectitude ? Comment se départir des condamnations faciles, des illusions rétrospectives, de la nostalgie d'âges d'or imaginaires, de l'obsession de la décadence ?
Ces questions, et bien d’autres, furent au fondement des réflexions de José Ortega y Gasset, lorsqu'il entreprit de penser les grands bouleversements (Renaissance, Lumières) qui nous précédèrent. Il en tira une lecture de l'Histoire plus actuelle que jamais, entre étude des ruptures et analyse des permanences.
Loin du manichéisme qui se répand aujourd'hui, il montre, dans chaque époque, le visage de l'invariant et celui du changeant, rétablissant la grande chaîne de l'Histoire. Cette vision féconde est à notre portée pour comprendre notre passé, appréhender notre présent et entrevoir notre avenir.
Luc Roche, professeur de philosophie et hispanisant, nous introduit à l'oeuvre de ce grand penseur dont il vient de traduire Autour de Galilée pour les éditions Perspectives Libres.

Dialogues sur la Justice. Avec Norman Palma au Cercle Aristote.


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12.03.2018

Suum cuique tribuere, rendre à chacun ce qui lui est dû, telle était la définition que l’Antiquité donnait à la Justice. Plus qu’une simple garantie de l’intégrité des personnes, de la possession des biens et de la régularité des contrats, la Justice est l’idéal régulateur des Anciens et le droit doit faire appel à l’idée de Justice pour instaurer un idéal de concorde civique.
Face à nos sociétés agonisantes, où chacun voit sa place de plus en plus niée, l’idéal antique peut-il nous aider à revivifier une société où il n’y a plus ni égalité ni justice, ni justesse ?
Norman Palma continue son périple dans la pensée des Anciens en l’illustrant par des problèmes contemporains au cours de leçons aux accents socratiques.

Vers le chaos financier ? Avec Norman Palma au Cercle Res Communa.


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02.03.2018

Norman Palma, économiste et philosophe spécialiste de la question monétaire, se propose d'évaluer les causes, les conséquences et les probabilités d'un éventuel effondrement du système financier mondial.
Car la crise que nous subissons depuis 2007 n’est pas la manifestation de la fin du système capitaliste, comme le croient certains néo-marxistes. Elle est plutôt la phase finale du temps révolu de l'étalon-dollar.
C'est ce qu'explique Norman Palma, convaincu que nous sommes en train de vivre le moment historique d'un retour à l'étalon-or

Introduction à la pensée de Costanzo Preve. Avec Yves Branca au Cercle Aristote.


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27.11.2017

La pensée du grand philosophe populiste italien Costanzo Preve nous est présentée par son traducteur Yves Branca à l'occasion de la publication aux éditions Perspectives Libres de son maître ouvrage Nouvelle histoire alternative de la philosophie. Fruit de plus de trente ans de recherches, ce livre constitue le testament philosophique de Costanzo Preve.
Sa réflexion sur l'effondrement du communisme dans les années 1980 s’est élargie après 1991 à l'histoire de la théorie marxiste, dont il a tâché d'élucider le rapport à la tradition philosophique européenne, puis s'est étendue à l'ensemble de cette tradition.
Par un rapprochement de l'homme comme être générique selon Hegel et Marx avec l'homme zoon logon echon (doté de langage et de raison) selon Aristote, il est parvenu à dépasser l'explication matérialiste historique selon Marx et l’'ntologie de l'être social selon Lukacs, et à les élever au rang d'une théorie de la vérité philosophique comme totalité conceptuelle de l'expérience humaine, examinée tant sous l’aspect de sa genèse historique que sous l'aspect de sa validité transhistorique.
Tel est selon Preve le caractère véritatif de la philosophie, née de l’exigence de la survie communautaire, et qu'il oppose, par une critique récurrente, aux bavardages du relativisme et de la pensée faible postmodernes. Lire cette histoire du chemin ontologico-social de la philosophie, c’est donc s’embarquer dans le roman de toute la culture occidentale, en des temps où se pose la question de sa survie même, menacée par ses propres démons.

Le rôle du religieux dans la culture humaine. Avec René Girard à ENS Paris.


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04.12.2007

René Girard, philosophe et historien des religions, nous présente ses réflexions sur le rôle et les origines de la violence, en particulier la façon dont les sociétés humaines tentent de la limiter.
Il revient également sur sa théorie du désir mimétique qui semble trouver une confirmation récente par la découverte scientifique des neurones miroirs.
Enfin, il explique en quoi les religions sont le moyen que ce sont donnés les hommes pour contenir la violence, et revient sur l'originalité du christianisme comme révélation du mécanisme sacrificiel.

Le bien commun est-il encore possible ou les ambiguités de la souveraineté. Avec Guilhem Golfin au Cercle de l'Aréopage.


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19.06.2017

Brexit, élection de Donald Trump ou encore dysfonctionnements de l’Europe et de la mondialisation : le principe de souveraineté, ou son absence, sont régulièrement pointés comme la raison majeure du désordre politique qui frappe les sociétés occidentales. Mais qui a pris un instant pour s’interroger sérieusement sur ce présupposé ?
Loin du simplisme des populismes de tous bords et de l’angélisme européiste, Guilhem Golfin revisite les grands penseurs de la politique et de la souveraineté et démontre qu’aucun des raisonnements avancés aujourd’hui ne tient compte des leçons élémentaires de l’histoire. Car il ne saurait y avoir de souveraineté sans autorité.
Une réflexion brillante et éclairante sur notre crise.