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Depuis quelques années, la question des rapports entre les femmes et la chasse durant la Préhistoire est revenue sur le devant de la scène. Qu'il s'agisse de productions destinées au grand public ou de publications scientifiques largement relayées, les certitudes traditionnelles sont régulièrement et bruyamment remises en cause.
S'il n'est pas difficile de voir dans ce renouveau d'intérêt pour le lointain passé un écho de préoccupations actuelles, il importe en revanche d'enquêter soigneusement pour cerner l'état actuel des connaissances sur cette question, ainsi que pour en soupeser les réelles implications sur la perspective de l'émancipation féminine.
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À la Préhistoire, Homo Sapiens n'était qu'une espèce hominine parmi d'autres... Pourquoi nos espèces-cousines n'existent plus ? Et comment notre espèce s'y est-elle prise pour se répendre sur la totalité la Terre ?
Le paléoanthropologue Jean-Jacques Hublin revient sur ces questions et nous explique les ressorts de sa discipline qui étudie l'évolution humaine.
- 0'00'00 : Introduction & parcours
- 0'09'37 : La paléo-anthropologie, son évolution, sa pratique et sa place dans l'imaginaire collectif
- 0'34'19 : Hommes, hominidés, hominines, quelles différences ?
- 0'39'56 : L'évolution du cerveau des homininines
- 0'42'29 : Les déplacements géographiques des hominines
- 0'45'57 : Les modifications de l'environnement par Homo Erectus
- 0'50'43 : Les interactions entre différentes espèces d'hominines
- 0'55'00 : Homo Sapiens
- 1'05'13 : La cohabitation de homo sapiens avec d'autres groupes d'hominines
- 1'11'47 : Les déplacements de Sapiens sur la planète et la disparition des autres groupes d'hominines
- 1'32'45 : Les fouilles de Jean-Jacques Hublin
- 1'38'01 : Une épidémie responsable de la disparition de certains groupes d'Hominines ?
- 1'41'52 : La particularité du cerveau de Homo Sapiens
- 1'50'23 : Références sélectives
- 1'53'15 : Actualités de Jean-Jacques Hublin et Conclusion
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Aujourd'hui, souvent, quand on parle de guerre, on pense à une lutte armée entre deux États, ou en tout cas entre deux groupes, suivant certains codes. Mais à quand remonte ce type de conflits ? En retrouve-t-on par exemple dans les sociétés de chasseurs-cueilleurs de la Préhistoire ? Et d'ailleurs, est-ce que des actes de violence dans ces sociétés reviennent toujours à faire la guerre ?
Pour avoir des éléments de réponse, l'anthropologie peut aider, notamment grâce aux multiples études ayant été menées sur des sociétés de chasseurs-cueilleurs plus actuelles. Mais alors, comment ça marche ?
- 0'00'00 : Introduction
- 0'01'29 : Le parcours de Christophe Darmangeat
- 0'03'48 : La guerre, définition
- 0'08'20 : Définition de "civilisation" et son rapport avec la guerre
- 0'15'19 : Chasseurs-cueilleurs, définition
- 0'20'40 : Les catégories et sous-catégories de chasseurs-cueilleurs
- 0'25'12 : La guerre chez les chasseurs-cueilleurs
- 0'52'31 : Des rituels dans la guerre ?
- 0'55'48 : De la consanguinité chez les chasseurs-cueilleurs ?
- 0'58'37 : Des exemples de populations de chasseurs-cueilleurs
- 1'07'15 : Le travail de Christophe Darmangeat avec les archéologues
- 1'33'43 : Les raisonnements douteux sur la "nature humaine"
- 1'43'35 : Ethnologie et anthropologie
- 1'48'51 : Références
- 1'54'21 : Conclusion


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Comment nos ancêtres préhistoriques concevaient la mort et l'au-delà ? Comme un passage ou comme une fin ? Pourquoi et comment toutes les sociétés humaines depuis les origines, les premiers humains ont-ils pris soin de leurs défunts ? Pourquoi tant de rites funéraires et qu'est-ce que ça dit de nous ? Comment avons-nous toujours vécu avec nos morts et quelles ont été les mille et une manières dont nous avons tenté d'apprivoiser la mort, de faire notre deuil et de penser l'au-delà ?
Regards croisés d'une archéo-anthropologue et d'un historien des mythes sur toutes les manières d'apprivoiser la mort, de faire son deuil et de penser l'au-delà...
Émission "Autour de la question", animée par Caroline Lachowsky.


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De la fondation du Musée de l'Homme (1937) aux fouilles sur le site de Pincevent en Seine-et-Marne, André Leroi-Gourhan (1911-1986), théoricien autant qu'homme de terrain, a laissé à sa mort en 1986 un héritage intellectuel qui se révèle aujourd'hui particulièrement d'actualité.
Par sa capacité à faire bouger les lignes, à combiner les évolutions paléontologiques de l'homme à celles de l'humanité en société, il aura renouvelé en profondeur les sciences de l'homme au XXe siècle.
Émission "La Fabrique de l'Histoire", animée par Emmanuel Laurentin.


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Autour de la grande "déesse néolithique", du dieu-Taureau et du "culte des ancêtres" dans les premières sociétés agricoles du Néolithique, l'anthropologue Alain Testart reprend les données fournies par l'archéologie pour penser l'un des tournants majeurs de l'histoire humaine, à savoir la révolution Néolithique qui aura vu les sociétés de la préhistoire passer aux sociétés agricoles.
Émission "Le Salon noir", animée par Vincent Charpentier.


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Le concept de "judéo-christianisme", mis en avant par le concile Vatican II, est si souvent évoqué pour qualifier notre civilisation – en particulier dans la perspective d'un choc contre celle de l'Islam –, devenu si banal, qu'on oublie souvent de s'y arrêter. Que veut-il dire ? Quelle est sa réalité ? En a-t-il même une ?
Alors qu'avec Constantin Ier le christianisme s'imposait au monde gréco-romain, le talmudisme, qui prétend éclairer la Torah par une compilation de Lois orales d'origine rabbinique, devenait la "nouvelle acception d'un judaïsme définitivement dégagé du culte sacerdotal judéen". Judaïsme post-chrétien traitant de règles et de prescriptions, dans lequel le mot "foi" – "mot creux" selon Daniel Horowitz – est singulièrement absent. Dès lors, que peut-on dire de cette prétendue filiation qui lierait le christianisme au judaïsme ?
Pour répondre à cette question, Claude Timmerman est retourné aux temps de l'écriture des textes bibliques. Il a puisé au cœur de l'archéologie, relevant les différents anachronismes, les acrobaties logiques, historiques et linguistiques "au service du mythe politique de la terre d'Israël occupée continûment depuis plus de trois mille ans par le peuple d'Abraham à qui Yahvé l'a dévolue". Temple de Salomon, royaume d’Israël, royaume de Juda, Exode, exil à Babylone sont ainsi remis dans leur réalité historique, loin de la propagande messianique sur laquelle s'appuie la création de l'État sioniste. Rédigée en hébreu, langue propice aux interprétations multiples, la Torah s'est inspirée des mythes et traditions de cultures bien plus anciennes dans lesquelles le peuple juif baignait, et contre lesquelles, pour affirmer sa spécificité, il a conçu Yahvé, dieu personnifiant les aspirations juives : vengeur, ethnocentrique et jaloux. Ainsi, "ce sera tout le sens de la venue du Christ et de sa lutte dans l'émergence du monde des pharisiens, que d'essayer de prévenir le peuple juif de l’approche biaisée qui lui est donnée de l'idée de Dieu".