La République des Lettres. Avec Marc Fumaroli à l'Institut français de Barcelone.


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16.10.2013

"Extérieurement j'ai vécu à l'époque où l'expression République des Lettres désigne, plus ou moins ironiquement, le petit échiquier étroitement parisien ou festivalier, plus que jamais agité, dont les pièces du jeu annuel sont des centaines de romans, et la récompense des parties gagnées, des dizaines de prix littéraires. Intérieurement, pendant plus d'un demi-siècle, j'ai malgré tout vécu, privément avec quelques amis et, depuis moins longtemps, dans l'actuelle Académie des Inscriptions, au sein d'une République européenne des Lettres d'un tout autre genre et d'une tout autre époque. Tel aura été mon "engagement".
Me dégageant de l'actualité présente sans pour autant l'ignorer, j'ai cherché à comprendre l'actualité disparue d'une société de savants lettrés solidaires où je me plaisais et qui évoluait étrangement avec une jalouse liberté de mouvement et d'esprit dans des régimes politiques et religieux qui, selon nos critères actuels, passent pour despotiques.
Cette étrangeté ou, si l'on préfère, ce paradoxe continue à me fasciner, bien que peu à peu j'aie mieux compris le secret avantage dont jouissaient, en pleine connaissance de cause, mes amis (et objets d'étude) : celui de savoir vivre sur deux étages du temps, l'un se réfléchissant dans l'autre, l'un hors du temps parce que fruit mûr du temps, l'Antiquité gréco-romaine, et l'autre dans un tout autre temps historique, en voie à son tour de mûrissement, mais cette fois sans le réflecteur des "humanités", et de plus en plus déboussolé depuis que ce miroir lui a été ôté." Marc Fumaroli

Les élites de l'Ancien Régime : le clergé et la noblesse. Avec Fadi El Hage et Marie-Joëlle Guillaume sur Radio Courtoisie.


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30.05.2019

Les régimes politiques meurent étouffés par les ricanements de leurs représentants. Cette assertion est la grande leçon de l'histoire que nous pouvons tirer de l'étude des élites sous l'Ancien Régime, de la Régence de Philippe d'Orléans jusqu'à la Révolution.
Car le dénigrement de l'aristocratie venait moins de ses opposants que d'elle-même. Des exploits de leurs ancêtres qui justifiaient leurs privilèges, il ne restait rien ; l'aventure s'était transformée en sinécure. La mission à laquelle les nobles étaient assignés, à savoir protéger la patrie par les armes, était devenue lettre morte dans la mesure où la paix avait remplacé la guerre comme outil de la puissance.
Les historiens Fadi El Hage et Marie-Joëlle Guillaume reviennent sur cette période tragique avec laquelle notre présent entre étrangement en résonnance...

Émission "Libre Journal des chevau-légers", animée par Luc Le Garsmeur.

Les rois excommuniés : aux sources de la laïcité. Avec François-Marin Fleutot au Cercle Aristote.


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21.10.2019

L'historien François-Marin Fleutot nous livre le contenu de ses recherches sur les rapports souvent difficiles qui unissait les rois de France à l'Eglise catholique, non pour des affaires de foi mais de souveraineté nationale. Il voit dans cette indépendance revendiquée de la couronne de France, qui valut à nombre de nos souverains l'excommunication, la source de la laïcité entendue comme le fait que le roi de France n'a point de supérieur dans le domaine temporel en son royaume.

La décadence des élites, facteur de Révolution. Avec Fadi El Hage au Cercle Aristote.


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07.10.2019

C'est en retraçant l'histoire de la noblesse française au XVIIIe siècle dans toutes ses composantes -de l'aristocratie versaillaise aux vieilles familles prestigieuses mais désargentées en passant par la noblesse de robe- que Fadi El Hage s'interroge sur la place et le rôle d'une classe autant victime de fantasmes que de l'image sociale et morale qu'elle a renvoyée au public.
Cette période de décadence des élites françaises à la fin de l'Ancien Régime, qui mena au déclin puis à la chute de la Monarchie sous la Révolution française, doit nous permettre de tirer des enseignements plus généraux sur les mécanismes qui aboutissent au renversement des ordres politiques.

La France est-elle bien la fille aînée de l'Eglise ? Avec François-Marin Fleutot et Aymeric Pourbaix sur Radio Courtoisie.


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03.03.2019

Non, le sabre et le goupillon n'ont pas toujours été unis. Au contraire, l'histoire des papes de Rome et des rois de France a été tumultueuse, se soldant par une ribambelle de monarques excommuniés. C’est cette chronique contradictoire et contrastée, haute en couleurs, que nous rappelle François-Marin Fleutot, accompagé d'Aymeric Pourbaix.
En 800 ans, sur les trente-six héritiers de la dynastie fondée par Hugues Capet, ce ne sont pas moins de quatorze chefs de la "fille aînée de l'Église" qui seront interdits de sacrements, de Philippe-Auguste à Louis XIV. Dans le même temps, en s'opposant aux pontifes, les rois édifient la doctrine si française de la séparation des pouvoirs spirituel et temporel...
Et aujourd'hui : qu'en reste-t-il ? L'héritage des relations en la France et l'Eglise cathoique perdure-t-il encore sous d'autres formes ?

Émission "Lumière de l'espérance", animée par Philippe Delorme.

Le sabordage de la noblesse. Avec Fadi El Hage à la Nouvelle Action Royaliste.


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12.06.2019

L'historien Fadi El Hage nous présenter le livre qu'il a tout récemment consacré à la noblesse française au XVIIIème siècle. Ce groupe social, très divers, appuyait son statut sur son héroïsme militaire. Or la puissance militaire de la France décline sous Louis XV, une partie de la noblesse se détourne du métier des armes et le prestige des nobles décroît dans l'opinion publique.
Peut-on en conclure que le XVIIIe siècle fut celui du Sabordage de la noblesse, pour reprendre le titre du livre du conférencier ? Fadi El Hage nous aide à trier les mythes des réalités d'une décadence nobiliaire sanctionnée par la Révolution française, donnant également à réfléchir sur la manière dont les élites d'un pays font naufrage.

Histoire de la République en France. Avec Jacques de Saint Victor à la Nouvelle Action Royaliste.


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20.05.2019

Pour de nombreux Français, la République prend naissance avec la Révolution française. Or la pensée républicaine est formulée par Aristote puis par Cicéron et la République s'institue dans les cités médiévales avant de trouver sa première conception moderne chez Jean Bodin.
La proclamation de la Première République en 1792 n'est pas un aboutissement : l'idée républicaine se déploie ensuite dans divers types de régimes et au sein de traditions politiques qui ne concordent pas ou s’opposent nettement : dans le républicanisme, on distingue des libéraux, des jacobins, des conservateurs, des plébéiens. Puis la Vème République tente une synthèse intellectuelle et institutionnelle sous la forme de la monarchie républicaine incarnée par le général de Gaulle.
Pour comprendre cette longue histoire et pour en débattre, le professeur d'histoire du droit Jacques de Saint Victor vient présenter sa monumentale Histoire de la République en France qu'il a co-écrite avec Thomas Branthôme.

Le 14 juillet entre mythes et réalités. Avec Marion Sigaut et Claire Colombi chez Deus Vult à Narbonne.


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14.07.2017

À rebours de la version officielle qui nous est enseignée à l'école de la République, Marion Sigaut tente de restituer la chronologie des événements qui ont mené à la prise de la Bastille le 14 juillet 1789.
On ne sera pas étonné de constater le fossé qui sépare le mythe républicain et la vérité historique, cette dernière ressemblant à s'y méprendre à un coup d'état où les mensonges et autres violences politiques ont été abondemment utilisés par la faction qui sortira victorieuse de la Révolution française : la bourgeoisie.
Claire Colombi nous montre ensuite comment l'histoire républicaine, en quête de respectabilité et afin de contribuer à légitimer son propre régime politique, a constitué le mythe du 14 juillet tout au long du XIXe siècle.