Kropotkine, un pionnier de la sociobiologie ? Avec Renaud Garcia pour l'Atelier de création libertaire à Lyon.


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12.05.2011

Noam Chomsky, dans son livre d'entretiens accordés à Jean Bricmont Raison contre pouvoir : le pari de Pascal, fait de Kropotkine (1842-1921) le précurseur de la sociobiologie. Cette affirmation est-elle justifiée ?
Partant d'une lecture précise et renouvelée du théoricien du communisme libertaire, Renaud Garcia nous montre que la notion de "nature humaine" en direction de la nature globale, et plus précisément du legs coopératif de l'évolution des espèces, est à l'inverse de toute crispation essentialiste et des réductionnisme ruineux comme le darwinisme social ou la sociobiologie.

Se réjouir de l'exquis présent de la vie : éléments pour un anarchisme illichien. Avec Renaud Garcia à l'Ecole Normale Supérieure de Paris.


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30.11.2012

Renaud Garcia s'intéresse ici à une perspective sur l'oeuvre d'Illich rarement traitée d'une façon systématique : celle qui y voit une contribution notable à l'anarchisme, à la fois comme théorie et comme pratique.
Deux interprétations réductrices doivent être réfutées de prime abord : l'une qui voudrait qu'en raison de son enracinement chrétien, la pensée d'Illich ne puisse être associée à l'anarchisme ; l'autre qui accepte des accointances entre Illich et l'anarchisme, mais pour les limiter au seul écho rencontré par le pamphlet Une société sans école, dans la lignée des pédagogies libertaires.
Au-delà de ces interprétations, il semble possible de considérer aussi bien la critique de la contreproductivité industrielle que l'archéologie de l'âge des systèmes comme des jalons importants faisant le lien entre un anarchisme classique (Proudhon, Bakounine, Kropotkine) et la critique de la domination effectuée par un anarchisme plus contemporain. En ce sens l'oeuvre d'Illich se présente comme un prolongement des travaux de son ami et inspirateur anarchiste Paul Goodman (1911-1972).
Ces trois champs sont balisés en creusant cette filiation : tout d'abord les analyses critiques de la société industrielle, insistant sur l'équilibre humain pour faire obstacle à l'intériorisation de la dépossession par les services ; ensuite l'étude détaillée du domaine vernaculaire, ayant pour but d'établir l'archéologie des représentations contemporaines du corps, du sexe, des besoins, du travail, qui toutes rivent l'individu à une servitude négatrice de sa singularité ; enfin la réponse d'ordre moral et existentiel qu'Illich a adressée aux professions mutilantes ainsi qu'à l'abstraction de l'âge des systèmes : le choix de la non-puissance, un art de vivre épiméthéen qui se réjouit de l'exquis présent de l'existence, en lieu et place de la planification prométhéenne d'une action collective à grande échelle.

Itinéraire d'un gauchiste repenti. Avec Charles Robin sur Meta TV.


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08.02.2017

La plupart des commentateurs de l'époque s'accordent à voir dans le capitalisme libéral mondialisé un système en faillite. Chute de la croissance, chômage de masse, dettes publiques au plus haut, effondrement des acquis sociaux… Les discours déclinistes d'hier sont devenus le triste constat de la réalité des temps présents.
Pourtant, si tous les spécialistes déplorent à l'unisson l'actuel échec du libéralisme économique, beaucoup de nos contemporains demeurent encore peu éclairés sur le rôle du libéralisme culturel dans l'essor et le développement des sociétés capitalistes. La mutilation du lien social, la culture du narcissisme, le règne médiatique du clash ou encore le triomphe de l'individu-roi : autant de phénomènes qui, sans même que l'on s'en aperçoive, soutiennent et dynamisent au quotidien l'irrésistible déploiement de la logique libérale dans nos états occidentaux modernes.
Ancien militant d'extrême gauche, Charles Robin revient sur son parcours pour montrer comment le libéralisme culturel célébré par la gauche, de la Révolution française à Mai 68, de Montesquieu et Voltaire à Skyrock et aux Femen, a participé à faire consentir les peuples à la tyrannie du capital et à l'aliénation de leurs consciences au pouvoir de la marchandise. En philosophe, mais dans un langage accessible au plus grand nombre, il nous encourage à nous affranchir des étiquettes.

Lutte des classes contre lutte des minorités. Entretien de Francis Cousin avec Bhû.


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08.11.2016

Alors que le pouvoir en place semble accorder beaucoup d'importance aux combats contre la stigmatisation des "minorités" (femmes, étrangers, migrants, LGBT), il est important de prendre du recul et, dans une optique radicale et révolutionnaire, de comprendre comment ces actions s'inscrivent dans la dynamique de développement du capitalisme afin de masquer les antagonismes de classe.

Pierre-Joseph Proudhon. Avec Thibault Isabel et Michel Onfray chez Alain de Benoist sur TV Libertés.


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06.2016

Retour sur la vie et l'oeuvre de Pierre-Joseph Proudhon, l'un des pères de l'anarchisme et théoricien du socialisme des origines.
Nous avons droit à un dialogue de haut vol réunissant de fins connaisseurs de l'oeuvre et de la postérité du plus célèbre des ouvriers typographes de l'histoire.

Émission "Les idées à l'endroit" n°9, animée par Alain de Benoist et Olivier François.

Le socialisme en question. Avec David L'Epée, Olivier François et Olivier Gnutti pour Initiatives culturelles au café du Pont-Neuf à Paris.


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21.05.2016

Les trois intervenants nous convient ici à débattre du socialisme :
 - David L’Épée ouvre la rencontre en présentant ce qui, sur le plan des valeurs, distingue la gauche et le socialisme et pourquoi il importe de clarifier le débat pour que les classes populaires puissent renouer avec un processus d’émancipation de type socialiste, le seul en rupture avec le système.
 - Olivier François, quant à lui, se penche sur une forme bien spécifique du socialisme, sa version libertaire. Il évoque le souvenir d’un anarchisme transversal, lorgnant volontiers du côté des pensées contre-révolutionnaires.
 - Enfin, Olivier Gnutti donne la place qui lui revient à la praxis en replaçant les conquêtes du socialisme de demain dans une perspective plus militante, se faisant ainsi la voix de l’Organisation Socialiste Révolutionnaire Européenne (OSRE).

Un événement co-organisé par les revues Eléments, Rébellion et l’association Initiatives culturelles.

Pierre-Joseph Proudhon : un portrait politique. Avec Thibault Isabel pour le Cercle Henri Lagrange.


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03.2016

Thibault Isabel nous dresse un portait du grand penseur du socialisme qu'était l'autodidacte Pierre-Joseph Proudhon.

Thèmes abordés :
 00:00:41 - Qui était Pierre-Joseph Proudhon ?
 00:04:17 - Proudhon dans le paysage socialiste ?
 00:08:04 - Marx contre Proudhon
 00:13:45 - Proudhon et la religion
 00:18:00 - Dialectique proudhonienne et dialectique marxiste
 00:22:24 - Proudhon et la propriété
 00:27:27 - L'anarchisme proudhonien
 00:30:54 - L'anticapitalisme proudhonien
 00:33:43 - Qu'est-ce que le "mutuellisme"?
 00:37:09 - Proudhon : un "petit-bourgeois" ?
 00:40:25 - Proudhon et la "Banque du peuple" ?
 00:43:04 - Proudhon et la lutte des classes
 00:45:27 - Anthropologie proudhonienne?
 00:48:49 - Critique de l’État et critique du Capital chez Proudhon ?
 00:54:53 - Le fédéralisme proudhonien
 00:58:49 - Fédéralisme et échelles du pouvoir
 01:04:20 - Fédéralisme proudhonien et fédéralisme maurrassien
 01:07:49 - Place de la Nation dans le fédéralisme proudhonien
 01:11:12 - Fédéralisme proudhonien et fédéralisme européen contemporain ?
 01:12:52 - La postérité de Proudhon
 01:14:42 - Proudhon était-il de gauche ?

Anarchrist : une histoire de l'anarchisme chrétien. Avec Jacques de Guillebon sur Radio Notre-Dame.


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28.04.2015

Anarchiste et chrétien ? Une équation impossible ? Habitués aux clichés tardifs du type "ni Dieu ni maître", nous avons oublié que l'anarchisme, comme le premier socialisme d'ailleurs, doit au christianisme plus qu'à n'importe quelle autre doctrine ou philosophie. 
Jacques de Guillebon nous plonge ici dans les eaux profondes de l'insoumission à l'ordre des hommes.
Fleuve souterrain aux détours sinueux, l'anarchisme chrétien irrigue depuis deux siècles la vie politique et intellectuelle du monde. Loin du "catéchisme révolutionnaire" de Netchaïev, des bombes de Ravachol et des cavalcades de Makhno, tantôt orthodoxe et tantôt hérétique, cette anarchie religieuse fonde la pensée de la non-violence, inspire les arts modernes, engendre la critique conjuguée de l'État et du libéralisme. Les anarchistes chrétiens furent les premiers à s'élever contre un monde rapace livré à la technique.
Pour eux, l' "ordre sans le pouvoir" est le dernier mot temporel des enfants de Dieu.