Les guerres secrètes des grandes puissances contre Kadhafi. Avec Patrick Mbeko pour E&R à Paris.


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12.02.2017

Février 2011. Une insurrection armée éclate à l'Est de la Libye à la faveur de ce que la presse occidentale a baptisé le "printemps arabe". Plusieurs villes tombent aux mains de la rébellion, qui avec le soutien de l'OTAN, finit par renverser le colonel Mouammar Kadhafi, dirigeant de la Jamahiriya arabe libyenne. Le 20 octobre, les images épouvantables du corps ensanglanté, dénudé et sans vie du leader déchu seront fièrement exhibées dans les médias occidentaux comme un trophée. Comment en est-on arrivé là ?
Patrick Mbeko nous expose les logiques stratégiques qui ont guidé l'intervention militaire occidentale en Libye et démontre, à contrario de la rhétorique officielle et de nombreux "experts", que celle-ci est plutôt l'aboutissement d'un continuum historique qui prend son origine dès l'arrivée au pouvoir du colonel Kadhafi, le 1er septembre 1969.
Quatre décennies de guerres secrètes et de chasse à l'homme qui s’achèveront par l'exécution du leader libyen, au terme de sept mois de révolte savamment orchestrée par les pays de l'OTAN.

Négritude et négrologues. Avec Stanislas Adotevi à la Librairie Tropiques.


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14.06.2017

1972 : démystifiant les approches fantasmatiques de l'Afrique, Négritude et Négrologues dénonce la pensée unique des chantres de l' "authenticité" et de l' "âme noire".
Ces thuriféraires de la négritude, en particulier Léopold Sédar Senghor, ont pu se prévaloir des effets émancipateurs du thème, à l heure des Indépendances ; pour mieux asseoir leur pouvoir personnel, au plus grand profit des anciennes puissances coloniales.
Si l'on considère aujourd'hui les convulsions opérées au nom de ce discours, on mesure l'étonnante actualité d'un texte aussi décapant que prémonitoire.
Un quart de siècle avant que soit banalisé le concept de "mondialisation", Stanislas Adotevi démonte les mécanismes idéologiques qui ont conduit à la marginalisation de l'Afrique dans l'économie du Développement.

Négritude et négrologues, de Stanislas Adotevi. Avec Dominique Pagani pour le Gri-Gri International à Paris.


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07.04.2017

L'essai pamphlétaire d'Adovtevi fit grand bruit à sa sortie en 1972, parce qu’il rompait avec la négritude de Senghor, lui préférant l’universalité. L'auteur, Stanislas Spero Adotevi, élève d'Althusser, fut également proche de Thomas Sankara.
Le livre a été récemment réédité (éditions Delga et Materia Scritta) et est ici présenté par son préfacier, le philosophe Dominique Pagani.

Guerre secrète en Afrique centrale. Avec Patrick Mbeko à L’Heure la plus sombre pour E&R.


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23.11.2015

Dire que la chute de l’Union soviétique a redistribué les cartes du jeu international est une banale évidence. Mais l’on ignore souvent jusqu’à quel point ce basculement de l’équilibre mondial a pu affecter des régions a priori éloignées des enjeux de la Guerre froide.
Celle des Grands Lacs, en Afrique, est de ces régions-là. À cheval sur le Rwanda, le Burundi, la République démocratique du Congo, l’Ouganda et la Tanzanie, ce territoire riche en mines d’or et de diamant possède également une immense réserve de minerais rares, essentiels aux nouvelles technologies : le coltan et la cassitérite. Les anciens alliés, autrefois unis contre l’influence soviétique, vont dès le début des années 1990 s’y livrer un combat sans merci.
Ainsi, la guerre au Rwanda fut aussi une guerre, par forces d’interventions humanitaires et ONG interposées, entre la France d’une part, les États-Unis et le Canada d’autre part. Sans oublier le rôle trouble de la Belgique.
Une guerre de terrain d’abord, par le déploiement d’unités militaires et de renseignement, une guerre d’influence ensuite, au sein des instances internationales, mais aussi et surtout une guerre médiatique qui fut perdue par la France.
Cette guerre-là a perduré longtemps après la fin du conflit armé et a vu l’entrée en jeu d’Israël, maître incontesté de la mémoire des génocides. Car génocide il y a eu, même partiel, si la définition de ce mot implique la volonté de faire disparaître des personnes en raison de leur ethnie. Mais s’agit-il vraiment du "génocide des Tutsis" ?
À cette question, Patrick Mbeko répond lors du 14e numéro de L’Heure la plus sombre, et en compagnie des journalistes Vincent et Xavier, en renversant le mythe imposé par les vainqueurs, selon lequel "un génocide aurait été commis contre la minorité tutsie du Rwanda par les Hutus, avec l’assistance de la France".

Une nuit à Majunga, de François de Negroni. Avec Dominique Pagani à la Librairie Tropiques.


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18.11.2016

"C’était à Madagascar, au début des années mille neuf cent soixante-dix. Nous avions quasiment le même âge.
J’étais alors jeune coopérant et enseignais les sciences humaines à l’Université de Tananarive.
Lui terminait ses études d’élève-officier à l’Académie militaire d’Antsirabé. Il s’appelait Thomas Sankara.
Il faisait partie d’une promotion d’environ trente étudiants, dont deux tiers de Malgaches et le troisième venu des quatre coins de l’Afrique francophone : des Sénégalais, des Tchadiens, des Congolais, et deux Voltaïques. Non, Blaise Compaoré n’était pas le second, quoique s’obstinent étrangement à soutenir des comploteurs en contes et légendes." François de Negroni
Dominique Pagani, grand connaisseur de l'Afrique pour y avoir vécu longtemps, et ami de François de Negroni, présente le livre de ce dernier où sa rencontre avec Thomas Sankara est contée. L'occasion de revenir sur la trajectoire remarquable d'un homme au service de son peuple, et qui perdit la vie dans son combat contre l'impérialisme.

L'évolution du dispositif militaire états-unien en Afrique. Avec Clément Nguyen à l'Université Réelle de Montpellier.


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04.03.2017

Assistons-nous à la naissance d'un nouvel impérialisme américain en Afrique ?
Clément Nguyen, dont les domaines de recherche recouvrent l'analyse des crises politico-militaires en Afrique sub-saharienne depuis la fin de la Guerre froide et l'étude des différents ressorts de la politique étrangère américaine, nous propose une synthèse de ses travaux.

L'islamo-business aux sources du financement du terrorisme. Avec Jean-Paul Gourévitch au Cercle Aristote.


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21.11.2016

L'islamo-business, concept novateur dans le champ politique, désigne deux réalités mal connues et complémentaires : d'une part le financement de l'islamisme radical par les revenus de l'économie informelle et le détournement de procédures en vigueur dans le monde musulman, ce qui représente plus de 1000 milliards de dollars par an, d'autre part les méthodes de recrutement des candidats terroristes et leur parcours, qui commence par la fraude et la délinquance, se poursuit par la réhabilitation grâce à l'islam et s'achève par le choix ultime de la posture du héros, voire du martyr.
Jean-Paul Gourévitch dresse un état des lieux de la galaxie islamiste, explicite les mécanismes de l'islamo-business, ses ressources, ses méthodes et celles qu'emploient ses adversaires pour le combattre. Il analyse enfin la validité de plusieurs scénarios pour l'avenir : ceux de l'affrontement, du vivre-ensemble, de la coexistence, de la crise ou du déclin.
Dans cette analyse, la France occupe une place particulière-elle est en effet le pays occidental qui abrite le plus grand nombre de musulmans : entre 8 et 9 millions, dont 3,5 millions de pratiquants et plus d'une centaine de milliers d'islamistes radicaux, dont environ 10 000 activistes.

42 ans de lutte de l'Occident contre Kadhafi. Avec Patrick Mbeko au Cercle Aristote.


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31.10.2016

Février 2011. Une insurrection armée éclate à l'Est de la Libye à la faveur de ce que la presse occidentale a baptisé le "printemps arabe". Plusieurs villes tombent aux mains de la rébellion, qui avec le soutien de l'OTAN, finit par renverser le colonel Mouammar Kadhafi, dirigeant de la Jamahiriya arabe libyenne. Le 20 octobre, les images épouvantables du corps ensanglanté, dénudé et sans vie du leader déchu seront fièrement exhibées dans les médias occidentaux comme un trophée. Comment en est-on arrivé là ?
Patrick Mbeko nous expose les logiques stratégiques qui ont guidé l'intervention militaire occidentale en Libye et démontre, à contrario de la rhétorique officielle et de nombreux "experts", que celle-ci est plutôt l'aboutissement d'un continuum historique qui prend son origine dès l'arrivée au pouvoir du colonel Kadhafi, le 1er septembre 1969.
Quatre décennies de guerres secrètes et de chasse à l'homme qui s’achèveront par l'exécution du leader libyen, au terme de sept mois de révolte savamment orchestrée par les pays de l'OTAN.