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La "compétitivité" est devenue omniprésente dans le discours public. Ce slogan ne s'applique plus exclusivement à des entreprises : les territoires, notamment les États-nations, doivent dorénavant être compétitifs. Ainsi, cette notion, inspirée par le vocabulaire managérial, a été transposée dans le discours de nos élus. Cette injonction à la performance s'applique à tous les aspects de la société et influence l'aménagement du territoire et la politique économique.
La "compétitivité territoriale" constitue un nouveau champ d'étude pour les géographes. Il s'agit d'une grille de lecture pour observer la mondialisation et son organisation hiérarchique des espaces productifs. La mise en concurrence des territoires induit une compétition généralisée entre entreprises mais aussi entre les systèmes sociaux, les fiscalités, les infrastructures et les salariés.
En appliquant le dogme de la concurrence à des entités géographiques (telles des agglomérations, des région ou des nations), la compétitivité modifie le sens du mot territoire : traditionnellement défini comme un espace borné par une frontière et chargé de culture, d'histoire et de sentiments, le territoire compétitif semble devenu un simple objet de compétition jaugé en fonction de son efficacité productive. L'étude géographique de la compétitivité permet donc d'appréhender l'espace planétaire grâce à des indices et des outils renouvelés. Elle révèle une vision standardisée, marchande et élitiste du monde.


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Depuis de nombreuses années, Sylvester Stallone est considéré comme un représentant de l'impérialisme américain avec des films comme Rambo II ou Rocky IV. Mais l'acteur-réalisateur-scénariste est un artiste bien plus complexe qu'il n'y paraît.
David Da Silva nous propose ainsi une analyse de la filmographie de "Sly" dans le but de prendre le contre-pied des clichés qui lui sont habituellement associés (surtout en France). Car en plus d'être un digne représentant de la classe ouvrière, apprécié des classes populaires, Stallone défend une réelle vision humaniste tout au long de son œuvre...
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À l'occasion du bicentenaire de la naissance de son auteur, Karl Marx, l'émission "Sortir du capitalisme" nous propose un guide d'entrée dans Le Capital, Livre 1. Ce livre demeure en effet une clé de compréhension fondamentale de notre société, plus d'un siècle et demi après son écriture.
Le rapport d'échange marchand, de travail, d'objets et/ou de services, point de départ du Livre 1 du Capital, est aujourd’hui encore notre forme dominante de socialisation, faite d’exploitation, d'aliénation et de contrainte impersonnelle.


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Le philosophe libertaire Michel Onfray est l'un des intellectuels les plus populaires de France. Récemment, il a lancé avec fracas et quelques polémiques une revue trimestrielle rassemblant souverainistes de tous bords et rappelle son amour de la France, celle de Corneille à Robespierre, de Bossuet à Sartre.
Dans quel but ? Quelle vision a-t-il pour la France ? Et qu'est-il permis d'entreprendre, aujourd'hui, pour redonner à la France la souveraineté qu'elle a abandonnée ?


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Docteur en philosophie, spécialiste en linguistique et en épistémologie, Lucien Cerise nous propose sont analyse de la crise sanitaire du coronavirus sous l'angle de la question des moyens de contrôle mis en oeuvre par l'Etat pour en gérer les effets.
Aurions-nous assisté avec le confinement mondial à la plus vaste opération d'ingénierie sociale de l'histoire ? Les États et les grandes multinationales de la Silicon Valley mettent-ils en place une surveillance numérique de masse passant par les fameuses applications que nous sommes enjoints à télécharger et à utiliser ? Que nous enseignent les réactions des Français face aux injontions contradictoires du pouvoir ?
Autant de questions brûlantes qui méritent une réponse.
Émission "L'Echo des Canuts", animée par Roberto Fiorini.


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"L'essentiel du travail de Freud a consisté, peut-être, dans la découverte de l'élément imaginaire de la psyché – dans le dévoilement des dimensions les plus profondes de ce que j'appelle ici l'imagination radicale." Cornelius Castoriadis, L'institution imaginaire de la société
C'est donc de son rapport à la psychanalyse en général et à Freud en particulier dont disserte Castoriadis ici : une mise au point aussi importante que passionnante.
Émission "L'univers de la connaissance", animée par Renato Parascandolo.


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Après la crise des Gilets jaunes et la peur qui s'est emparé du pouvoir, la pandémie du covid-19 a été une occasion inespérée, voire un prétexte pour mettre en place un contrôle sans précédent du peuple de France, au cours d'un stage grandeur nature d'accoutumance à la soumission, sans parler du (mauvais) spectacle de mensonges et d'abêtissement donné par le pouvoir.
L'urbaniste et essayiste Pierre Le Vigan revient en détail sur la manière calamiteuse dont le gouvernement français a géré la pandémie du coronavirus.
Émission "Entretien de la Quarantaine", animée par Maxime Le Nagard.


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"De la bière, de la bière, de la bière !" L'ivresse a-t-elle encore quelque chose de poétique chez Bukowski ?
Car Bukowski écrivait comme il s'accoudait au bar : de l'ivresse comme état normal à la plongée dans un fond de sac poubelle, vous prendrez bien un dernier verre en sa compagnie...
Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.


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Politologue, directeur de la revue Perspectives Libres et président du Cercle Aristote, Pierre-Yves Rougeyron tire un premier bilan de la crise du coronavirus. Il souligne les ratés de la gestion de la crise sanitaire, ratés révelant ainsi un gouvernement démissionnaire composé de personnalités incompétentes, empêtrées dans de multiples conflits d'intérêts et incapables de décision.
Quelles leçons les souverainistes doivent-ils tirer de cet épisode catastrophique ?


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Les ouvriers polonais souhaitaient en août 1980 élargir les conquêtes sociales de la Pologne populaire et créer un syndicat garantissant la formation d'un socialisme autogestionnaire correspondant au niveau d'éducation atteint par la société. Mais les intellectuels révisionnistes, qui avaient auparavant développé des contacts étroits avec les élites occidentales, ont réussi à profiter de l'inexpérience politique des grévistes pour acquérir une influence sur la direction de Solidarnosc et devenir les intermédiaires obligés du pouvoir. Lequel pouvoir tentait de rétablir un minimum de confiance et d'ordre pour négocier avec les puissances capitalistes. Puissances qui ponctionnaient les richesses de la Pologne, tombée alors dans la spirale de l'endettement, tandis que les cercles réactionnaires occidentaux profitaient de la tension pour tenter de délégitimer le marxisme avec l'appui des gauches anticommunistes.
Ces objectifs contradictoires firent tomber le pays dans une instabilité pour laquelle la direction de Solidarnosc porte une grande responsabilité, ce qui a entraîné la proclamation de la loi martiale et cassé le syndicat en perte de légitimité. Sous couvert d'aide au syndicat réprimé, les partisans de la guerre froide ont pu financer et récupérer les structures résiduelles de Solidarnosc et ses dirigeants se sont alignés sur la logique néolibérale au moment où la nomenklatura postcommuniste envisageait de stabiliser sa domination en intégrant les réseaux de pouvoir mondialisés, ce qui déboucha sur les accords de la "table ronde" qui ont fait basculer la Pologne dans le capitalisme...


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Avant d'être un habitué du plateau de RT France et du studio de Sud Radio, Philippe Pascot était un professionnel de la politique. En 2014, l'homme au chapeau claque la porte du monde politique. Il publiera dans la foulée de nombreux livres traitant de la corruption et des conflits d'intérêts chez les élus et dans les hautes sphères de l’État.
Très populaire parmi les Gilets jaunes, Philippe Pascot nous livre ici son état des lieux de la situation politique française.
Émission "Eurêka", animée par Vincent Lapierre.


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L'île éveille d'ordinaire tout l'imaginaire des fictions utopiques. Or, chez Bruce Bégout, elle devient le lieu idéal du ParK, condensé insolite de toutes les formes de parcs imaginés par les hommes. Le cerveau du projet, Litch, y vit dans une tour d'ivoire. Il est le théoricien de ce qu'il nomme la neuro-architecture, fondée sur les ressorts les plus subtils de la psychologie humaine. Le ParK est un laboratoire à ciel ouvert où s'expérimentent, à la vue de tous, les pratiques futures et coercitives du contrôle social.
A la manière des hommes qui y vivent, prisonniers de leur cadre de vie, le lecteur explore à son corps défendant ce lieu étrange, se heurte à l'insolite et à l'effroyable. Il s'invite à l'une des tables de jeux de l'hôtel casino Todeskamp 1, le bruit des machines à sous se mêlant au couinement plaintif de sommiers. Il pénètre les Quartiers des solitaires ou se retrouve, dans le Conservatoire des Cris, à entendre les infinies nuances de la souffrance humaine… Bien qu'élu, l'âme de cet aventurier d'un genre nouveau est mise à mal malgré les plus beaux atours de l'enchantement.
Une critique irrévocable des conditions de refoulement de l'angoisse.