Aldous Huxley (1894-1963), le prophète oublié. Avec Françoise Todorovitch, Dominique Dussaussoy, Yves Michaud, Axel Kahn et Bernard Besret sur France Culture.


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29.09.2002

Voici près d'un siècle, dans d'étourdissantes visions, Aldous Huxley imaginait une civilisation future jusque dans ses rouages les plus surprenants : un État Mondial, parfaitement hiérarchisé, a cantonné les derniers humains "sauvages" dans des réserves. La culture in vitro des fœtus a engendré le règne des "Alphas", génétiquement déterminés à être l'élite dirigeante. Les castes inférieures, elles, sont conditionnées pour se satisfaire pleinement de leur sort.
Dans cette société où le bonheur est loi, famille, monogamie, sentiments sont bannis. Le meilleur des mondes est possible. Aujourd'hui, il nous paraît même familier...
Livre mondialement connu et célébré, Le Meilleur des mondes, d'Aldous Huxley, paru en 1932, n'est-il pas le seul titre vraiment connu par le public français ? Un défi, un réquisitoire, une utopie. On a pu dire à propos de cette œuvre, qu'elle était quasi prophétique dans l'univers de la biologie et de la génétique. Sans parler, bien sûr, des réflexions sur les dangers d'un monde technologique déshumanisé.
Veut-on une société parfaite, des gens heureux, seulement des génies ? Questions que se posait Aldous Huxley.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Lydia Ben Ytzhak.

La société esthétique ou la beauté partout. Avec Yves Michaud pour l'Association Isegoria à Nantes.


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2008

L'ère contemporaine est celle d'un paradoxe : tandis que triomphe l'esthétique, jusque dans les objets les plus quotidiens et les plus triviaux, le monde de l'art se détourne des œuvres pour proposer des démarches, des installations, des performances.
Appuyant sa démonstration sur une connaissance approfondie de l'art contemporain, Yves Michaud scrute dans nos modes de vie les effets d'une esthétisation de l'existence, dont il voit la trace dans la mode, le culte du corps ou le tourisme.
L'art se réfugie désormais dans une expérience qui n'est plus celle d'objets entourés d'une aura, mais d'une aura qui ne se rattache à rien ou quasiment rien. Cette aura, cette auréole, ce parfum, ce gaz, comme on voudra l'appeler, dit à travers la mode l'identité de l'époque.