Les fondements de la pensée politique moderne. Séminaire d'Alexis Keller à l'Université de Genève.


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2014

Ce cours constitue une introduction à l'histoire de la pensée juridique et politique moderne en Occident.
Centré sur l'émergence du concept d'Etat, qui prend forme au 17e siècle, le cours aborde les différents courants de la pensée politique moderne, en insistant tout particulièrement sur les apports de la Réforme et d'auteurs comme Bodin, Hobbes, Locke, Montesquieu, Rousseau et les pères fondateurs américains.
Un parcours obligé pour comprendre les catégories politiques dont nous avons héritées et que nous continuons d'utiliser aujourd'hui.

L'idée de Progrès. Avec Alain de Benoist et Frédéric Rouvillois sur Radio Courtoisie.


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09.02.2011

C’est à une véritable archéologie de la modernité que se livre Alain de Benoist et Frédéric Rouvillois dans cet entretien croisé : contrairement aux idées reçues, le "Progrès" n’est pas né avec les Lumières, mais au XVIIe siècle, avec la nouvelle philosophie, l’apparition du déisme et la diffusion de l’ "esprit bourgeois". De Bacon à l’abbé de Saint-Pierre, il devient une philosophie de l’histoire et, conformément à son inspiration cartésienne et mécaniste, prétend à une cohérence totale.
Ses défenseurs définissent désormais le Progrès à partir du modèle de la Machine : comme un mouvement global de perfectionnement que caractérisent sa forme linéaire, sa nécessité radicale et sa permanence. Ce faisant, ils peuvent ainsi le transposer au réel.
Au même rythme que la raison, la morale, le bonheur ou l’Etat sont appelés à progresser. L’histoire, enfin dotée d’un sens, devient ainsi le lieu où pourra s’accomplir la promesse de Descartes : l’homme, parfaitement libre et tout-puissant, sera bientôt "maître et possesseur de la nature".
Une démystification érudite et acérée, dévoilant les retombées contraignantes des utopies.

Histoire de la notion de progrès. Avec Anne-Françoise Garçon à la Sorbonne.


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01.01.2008

L'idée de progrès, comme la pensée opératoire et les cultures et habitus techniques, se construisent et évoluent dans le temps. C'est à une réflexion sur cette historicité qu'invite cette série de cours.
Pour ce faire, Anne-Françoise Garçon, professeur des Universités et spécialiste d'histoire des techniques et d'histoire des entreprises, analyse la pensée créatrice des artisans, des ingénieurs et des penseurs qui élaborèrent lentement l'idée de progrès entre le XVIe et le XVIIIe siècle.

Les querelles jansenistes et les Lumières. Avec Marion Sigaut au Cercle de l'Aréopage.


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08.02.2016

Le XVIIIe siècle vit s'affirmer deux mouvements d'idées qui combattirent de front l'organisation traditionnelle de la France : le jansénisme et les Lumières.
Retour sur une période mouvementée qui prépara l'implosion de la monarchie.

Réflexions et débats autour de la révolution anglaise. Avec Bernard Cottret sur Radio Courtoisie.


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26.09.2015

Cent trente-quatre ans avant les Etats-Unis, un siècle et demi avant la France, l'Angleterre accomplit sa révolution religieuse, politique, sociale. A mi-chemin entre la Renaissance et l'âge industriel, cet événement fut de toute première importance pour l'histoire des mondes modernes, en facilitant l'accouchement d'une société caractérisée par son régime parlementaire, son hostilité à l'arbitraire, son attachement irrévocable à la propriété privée et ses profondes réticences face aux prélèvements fiscaux. 
Dès les premières années du XVII esiècle, les frémissements de ce changement se firent sentir, et le mouvement s'amplifia avec l'avènement de Charles Ier en 1625, son exécution en 1649, le protectorat de Cromwell et, en 1660, la restauration des Stuarts dans une Grande-Bretagne profondément transformée par la conquête, encore provisoire, de l'Ecosse et de l'Irlande. 
Par son insistance sur la durée, cette approche originale renouvelle les perspectives et éclaire notre présent, au moment où l'Europe elle-même est entrée dans l'âge du soupçon. Elle permet ainsi de mieux comprendre notre voisin le plus proche et pourtant le plus dissemblable.

Emission du Libre Journal des Lycéens, animée par Hugues Sérapion.

La querelle des Anciens et des Modernes et ses conséquences. Avec Alain Lanavert au Cercle de l'Aréopage.


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30.11.2015

Anciens et Modernes ? La question est résolue. "Les anciens sont les anciens, et nous sommes les gens de maintenant", a tranché depuis le XVIIe siècle l'Angélique du Malade imaginaire de Molière. Cette adorable jeune fille avait raison, comme ont toujours raison toutes les jeunes générations qui veulent vivre avant de se souvenir.
Le point de vue "jeune" n'est pourtant pas le seul possible, et pour cause. Alain Lanavert, dans cette conférence, montre que cette ancienne question a occupé les meilleurs esprits français et européens du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle.
La raison adulte ne saurait se passer de comparer le présent et le passé, et le discernement dans les choses de la vie a besoin du pessimisme critique et lucide qui éclaire les vices du présent à la lumière de l'amère expérience passée. Les "Anciens" de la Querelle ont donc beaucoup à nous apprendre, même si les "Modernes" ont aujourd'hui l'illusion rétrospective d'avoir eu aisément le dessus et de pouvoir tranquillement écrire l'histoire en vainqueurs.

Bossuet, défenseur de la tradition. Avec Dominique Daguet au Cercle de l'Aréopage.


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15.03.2015

Si Bossuet figure dans toutes les histoires de la littérature dignes de ce nom, c'est parce qu'il fut par excellence l'orateur du siècle de Louis XIV : une connivence naturelle semble s'établir entre ce que désire accomplir le Roi Soleil et le style de celui dont on a symbolisé la grandeur en le surnommant L'Aigle de Meaux.
Mais ce serait une erreur grave que de s'en tenir à une telle simplification, car Bossuet fut d'abord et avant tout un "chercheur de Dieu", une âme toute consacrée à Celui qu'il n'a jamais cessé de choisir.
Avec le talent qu'on lui connaît et sa grande sensibilité poétique, Dominique Daguet nous fait ici (re)découvrir Jacques Bénigne Bossuet (1627-1704).

Mauvais pain, mauvais gouvernement : la qualité comme question politique. Avec Steven Kaplan à l'Université de Caen.


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05.03.2013

Peu de questions plus politiques que celle du pain dans l'histoire de la France. Elle est consubstantielle à la formation de l'Etat, au développement économique, à la tranquillité sociale, à la légitimité du prince (ou du président du Conseil), etc. 
On mesure, par convention historiographique (qui mérite d'être scrutée), la préoccupation acharnée avec l'approvisionnement presque exclusivement selon un seul critère : la quantité de céréales, et partant de farine et de pain disponible. 
Steven Kaplan souhaite montrer ici la centralité de la question de la qualité -notion polysémique- dans la théorie et la pratique politiques. Pour ce faire, il évoque de nombreux cas soulignant ce souci permanent : le pain mollet (années 1660) ; la doctrine Delamariste sur la qualité requise (fin Louis XIV) ; les maladies populaires (1692/3, 1709, 1725) ; le refus de l'ersatz (1740) ; la première libéralisation (1763-64) ; la mouture économique ; les Lumières économiques et le pain de ménage ; le complot de famine, la marche sur Versailles (octobre 1789), le pain de l'égalité (1792-94) ; le souci de Napoléon ; la qualité sociale (grande enquête de 1849) ; la sueur pathologique (1880-1910) ; le siècle de la double chute de la qualité et de la consommation (XXe s.) ; la question sociale dans la boulangerie (années 1920/1930) ; l'organisation du marché du blé et ses séquelles (années 1930-1940) ; la longue pénurie après la Libération (les dix peu glorieuses, 1945-55) ; L'ONIC ; le CNERNA ; et Pont-St-Esprit.

Conférence enregistrée dans le cadre du séminaire "De la survie au bien-être" du pôle Sociétés et espaces ruraux de la Maison de la Recherche en Sciences Humaines.