Le profit déchiffré. Avec Christophe Darmangeat sur Radio Libertaire.


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11.10.2017

Déchiffrer le profit, c'est révéler la nature de cette quantité qui gouverne l'économie mondiale et, avec elle, l'existence de milliards d'individus.
Qu'est-ce que le profit ? Par quoi, et surtout par qui, est-il créé ? Quels mécanismes régissent sa répartition, et comment contribuent-ils à obscurcir son origine ?
C'est à ces questions que Christophe Darmangeat s'attache à répondre, en soulignant l'actualité brûlante des découvertes réalisées il y a 150 ans par celui qui a mis à nu les rouages cachés de la société capitaliste afin de la frapper au coeur : Karl Marx.

Émission  "Pas de quartiers".

Gilets Jaunes, mensonges du capital et impostures citoyennes. Avec Francis Cousin pour le groupe Aufhebung !


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18.12.2018

Qu'est-ce que la démocratie ? Contrairement à ce qu'on veut nous faire croire dans toutes les écoles de dressage citoyenniste du Capital, la démocratie ce n'est pas un concept neutre qui se rattacherait à un autre concept neutre qui serait le peuple. Car l'histoire de la démocratie, c'est l'histoire de l'oppression, de l'exploitation et de la valeur d'échange.
Francis Cousin nous apporte son éclairage sur l'évolution du mouvement des Gilets Jaunes qui, d'une colère sociale appelant l'abolition d'un système inhumain, tend à perdre son caractère révolutionnaire en empruntant des pistes citoyennistes (Referendum d'Initiative Citoyenne et revendications constituantes).

La condition anarchique. Avec Frédéric Lordon à la Librairie Le Merle Moqueur.


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14.11.2018

Disons les choses d'emblée : la condition anarchique ici n'a rien à voir avec l'anarchisme qui intéresse la théorie politique. Lue étymologiquement, comme absence de fondement, an-arkhé, elle est le concept central d'une axiologie générale et critique.
Générale parce qu'elle prend au sérieux qu'on parle de "valeur" à propos de choses aussi différentes que l'économie, la morale, l'esthétique, ou toutes les formes de grandeur, et qu'elle en cherche le principe commun. Critique parce qu'elle établit l'absence de valeur des valeurs, et pose alors la question de savoir comment tient une société qui ne tient à rien.
Aux deux questions, une même réponse : les affects collectifs. Ce sont les affects qui font la valeur dans tous les ordres de valeur. Ce sont les affects qui soutiennent la valeur là où il n'y a aucun ancrage. Dans la condition anarchique, la société n'a que ses propres passions pour s'aider à méconnaître qu'elle ne vit jamais que suspendue à elle-même.

Pour lire "Le Capital" de Marx. Avec Armel Campagne et Vincent sur Radio Libertaire.


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2018

À l'occasion du bicentenaire de la naissance de son auteur, Karl Marx, l'émission "Sortir du capitalisme" nous propose un guide d'entrée dans Le Capital, Livre 1. Ce livre demeure en effet une clé de compréhension fondamentale de notre société, plus d'un siècle et demi après son écriture.
Le rapport d'échange marchand, de travail, d'objets et/ou de services, point de départ du Livre 1 du Capital, est aujourd’hui encore notre forme dominante de socialisation, faite d’exploitation, d'aliénation et de contrainte impersonnelle.

Introduction à la pensée de Marx. Avec Denis Collin sur RFI.


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29.04.2018

Deux siècles après la naissance de Marx, le capitalisme semble partout avoir eu raison du marxisme. Et pourtant la critique du capitalisme est partout ravivée par la crise écologique, l'explosion des inégalités et la maltraitance des travailleurs.
Cette contradiction n'est qu'une apparence, car la pensée de Marx n'a rien à voir avec la vulgate étatiste et productiviste des partis communistes défaits par l'histoire. Denis Collin tord le cou à bien des idées reçues et nous restitue l'œuvre authentique de Marx, le philosophe humaniste, penseur de l'émancipation des individus et de la démocratie réelle. Il nous donne à voir les dimensions philosophiques, économiques et politiques de l'œuvre de Marx et nous montre comment elle reste un outil précieux pour penser le présent.
En résumé, nous n'avons pas moins mais plus de raisons que Marx de penser que le mode de production capitaliste est historiquement condamné. À quoi cédera-t-il la place ? Le pire reste possible. Mais précisément, avec Marx, nous devons nous rappeler que les hommes font eux-mêmes leur propre histoire.

La reproduction du capital. Avec Alain Bihr pour le séminaire Marx au XXIème siècle.


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17.01.2009

Il est grand temps de se remettre à lire Marx. Ou plutôt de se mettre à le lire, maintenant que l'on est heureusement débarrassé de la masse des commentaires, hostiles ou favorables, qui ont trop longtemps interdit ou biaisé l'accès direct à son œuvre. Celle-ci se révèle alors étonnamment actuelle, capable d'éclairer les processus fondamentaux qui façonnent et transforment notre monde.
C'est une telle (re)lecture que propose Alain Bihr, en la centrant sur le concept de reproduction du capital, qui se situe à l'horizon de la pensée de Marx. Il montre ainsi que ce concept est le point de convergence de toute une série de lignes de force mais aussi de lignes de fuite de cette dernière ; le point à partir duquel l'unité de la critique marxienne de l'économie politique peut s'apercevoir et se concevoir, mais à partir duquel aussi les insuffisances de cette critique se révèlent et les raisons de son inachèvement s'expliquent ; le point à partir duquel enfin le dépassement de cette critique peut s'envisager, en ouvrant sur le projet d'une théorie générale du capitalisme, d'une critique d'ensemble de la civilisation du capital.
Développant une approche à la fois pédagogique et originale du Capital, Alain Bihr s'adresse aussi bien à ceux qui se proposent de (re)découvrir Marx qu'à ceux qui ont envie de s'appuyer sur lui pour penser par eux-mêmes, y compris contre lui.

La société autophage. Avec Anselm Jappe à la Librairie Quilombo.


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04.10.2017

Dans La société autophage, le philosophe allemand Anselm Jappe livre une proposition théorique originale et très radicale du capitalisme ainsi qu’une analyse des formes de violence extrêmes. En s’intéressant au sujet narcissique-fétichiste, qu’il identifie comme la subjectivité propre au capitalisme de crise, la "critique de la valeur" élargit ici son discours à la sphère des structures psychiques, à la recherche du sujet même de la fétichisation de la marchandise. Ce travail s’adresse à tous ceux qui se préoccupent de la "pulsion de mort" de la société actuelle et qui pensent qu’elle est le résultat d’une véritable crise de civilisation.   
Le mythe grec d’Érysichthon nous parle d’un roi qui s’autodévora parce que rien ne pouvait assouvir sa faim – punition divine pour un outrage fait à la nature. Cette anticipation d’une société vouée à une dynamique autodestructrice constitue le point de départ de La Société autophage. Anselm Jappe y poursuit l’enquête commencée dans ses livres précédents, où il montrait – en relisant les théories de Karl Marx au prisme de la "critique de la valeur" – que la société moderne est entièrement fondée sur le travail abstrait, l’argent, la marchandise et la valeur.
Mais comment les individus vivent-ils la société marchande ? Quel type de subjectivité le capitalisme produit-il ? Pour le comprendre, il faut rouvrir le dialogue avec la tradition psychanalytique, de Freud à Erich Fromm ou Christopher Lasch. Et renoncer à l’idée, forgée par la Raison moderne, que le "sujet" est un individu libre et autonome. En réalité, ce dernier est le fruit de l’intériorisation des contraintes créées par le capitalisme, et aujourd’hui le réceptacle d’une combinaison létale entre narcissisme et fétichisme de la marchandise.
Le sujet fétichiste-narcissique ne tolère plus aucune frustration et conçoit le monde comme un moyen sans fin voué à l’illimitation et la démesure. Cette perte de sens et cette négation des limites débouchent sur ce qu’Anselm Jappe appelle la "pulsion de mort du capitalisme" : un déchaînement de violences extrêmes, de tueries de masse et de meurtres "gratuits" qui précipite le monde des hommes vers sa chute.
Dans ce contexte, les tenants de l’émancipation sociale doivent urgemment dépasser la simple indignation contre les tares du présent – qui est souvent le masque d’une nostalgie pour des stades antérieurs du capitalisme – et prendre acte d’une véritable "mutation anthropologique" ayant tous les atours d’une dynamique régressive.

Ce qui n'a pas de prix. Avec Annie Le Brun à la Librairie Tropiques.


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22.06.2018

C'est la guerre, une guerre qui se déroule sur tous les fronts et qui s'intensifie depuis qu'elle est désormais menée contre tout ce dont il paraissait impossible d'extraire de la valeur. S'ensuit un nouvel enlaidissement du monde. Car, avant même le rêve ou la passion, le premier ennemi aura été la beauté vive, celle dont chacun a connu les pouvoirs d'éblouissement et qui, pas plus que l'éclair, ne se laisse assujettir.
Y aura considérablement aidé la collusion de la finance et d'un certain art contemporain, à l'origine d'une entreprise de neutralisation visant à installer une domination sans réplique. Et comme, dans le même temps, la marchandisation de tout recours à une esthétisation généralisée pour camoufler le fonctionnement catastrophique d'un monde allant à sa perte, il est évident que beauté et laideur constituent un enjeu politique.
Jusqu'à quand consentirons-nous à ne pas voir combien la violence de l'argent travaille à liquider notre nuit sensible, pour nous faire oublier l’essentiel, la quête éperdue de ce qui n'a pas de prix ?