Le droit naturel. Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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23.04.2010

A-t-on le droit de dire qu'une loi est injuste ?
Ce qui est injuste est tranché par la justice qui le fait en s’appuyant sur l’édifice des lois, qui sont elles-mêmes validées si elles ont été édictées en suivant les procédures du système juridique en vigueur. Si une décision est conforme à la loi et si la loi a été adoptée sans faute de procédure et si elle est conforme à la constitution, alors la décision est juste. Qu’est-ce qui justifie un acte de droit ? Le droit. Le droit réussit l’exploit du baron de Munchhausen qui réussit à se sortir du marécage en tirant lui-même sur ses propres botte !
Retour critique sur la doctrine dominante de notre époque avec Denis Collin, doctrine qui ne se conçoit pas comme découlant d’une morale ou d’idées religieuses, mais comme le produit de procédures neutres organisant les rapports sociaux.

PS: la qualité audio de l'enregistrement est médiocre.

Le capital ou le travail mort. Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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10.03.2017

En tant qu’il est la soumission du travail vivant au travail mort, le capital est éminemment mortifère. Marx le dit : il détruit les deux sources de la richesse, la terre et le travail. Le seul horizon qu’il laisse est celui d’une planète dévastée par la voracité du capital qui ne connaît pas d’autre loi que l’accumulation pour l’accumulation et, en même temps, il annonce l’obsolescence de l’homme – ce que nous disent à leur manière tous ceux qui nous invitent à entrer dans le "post-humain".
C'est en se plaçant de ce point vue fondamental, celui de la structure de la société contemporaine, que l'on peut tenter de répondre aux querelles actuelles sur le travail et la prétendue fin du travail.

Peut-on parler de conflit des civilisations ? Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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18.11.2016

Les tenants de la mondialisation capitaliste et les marxistes orthodoxes s'accordent sur un point : la vision économiste des rapports sociaux. Les religions, cultures et cilivsations n'auraient aucune logique propre et ne seraient que les produits de l'évolution de la structure économique.
À l'opposé de cette grille de lecture, il semble tout autant erroné de faire du conflit des civilisations un facteur autonome, surdéterminant la marche du monde.
Quelle est le schème explicatif adéquant ? Il nous faut, dans ce domaine comme dans tous les autres, une approche "dialectique", c’est-à-dire articulant les différents niveaux et les différentes formes de conflits.

La common decency ou décence ordinaire : esquisse d'un autre socialisme. Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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16.09.2016

Il s'agit d'explorer, dans cette conférence, la signification et les conséquences de l’idée de "common decency" empruntée à Orwell. La réactivation de cette idée pourrait nous offrir une nouvelle dynamique de transformation sociale, radicalement différente des tendances traditionnelles du socialisme et du communisme révolutionnaires.
L'idée n'est pas de faire ici l’exégèse du socialisme orwellien, mais, en, partant d’Orwell, d’essayer de tracer quelques lignes pour un autre socialisme, un socialisme des hommes ordinaires et non de proposer le retour à une utopie définitivement enterrée.

L'agonie de la démocratie ? Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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20.01.2012

En novembre 1989, avec la chute du mur de Berlin, certains commentateurs ont annoncé le triomphe définitif de la démocratie et du même coup "la fin de l'histoire".
Deux décennies plus tard, des gouvernements régulièrement élus sont déchus et doivent démissionner sous la pression des institutions financières. La prétendue "gouvernance mondiale", feuille de vigne qui cache à peine les agences de notations et les institutions financières, semble détenir le pouvoir réel, le peuple n'étant convié qu'à des défilés de mode pour choisir le candidat le plus "sexy" pour mener la politique de Standard & Poors, Moodies ou Fitch...
Pendant ce temps, les moyens de contrôle, de surveillance et d'espionnage de la vie privée des citoyens ne cessent de s'étendre, réalisant les sombres prévisions de George Orwell dans son fameux "1984".
Ainsi l'apogée de la démocratie annoncée en 1989 pourrait bien n'avoir été que son chant du cygne.
Pourtant, ce qui se passe dans le monde arabe nous montre, au travers des convulsions, que l'aspiration à la démocratie reste le grand moteur de l'histoire moderne.

La révolution allemande (1918-1923). Avec Vincent Présumey à l'Université Populaire d'Évreux.


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22.04.2016

La révolution avortée de 1918 en Allemagne est un moment déterminant pour le destin futur du continent européen.
Vincent Présumey nous livre le récit détaillé de ces années révolutionnaires. Son interprétation, où les personnages et orientations de Paul Lévi et de Karl Radek tiennent une très grande place, se distingue des commentaires dominants en démontrant que la révolution allemande, prolétarienne et démocratique, républicaine et socialiste, aurait pu s'accomplir jusqu'à la fin de l'année 1923. L'analyse de ce qui n'est pas advenu est capitale, sachant que nous avons eu à la place Hitler et Staline.
Une conférence qui nous offre une meilleure compréhension d'un événement majeur, et cependant largement occulté, de l'histoire européenne

La justice sociale. Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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11.03.2016

Fondateur de la société du Mont Pélerin et grand prêtre du "néo-libéralisme", Friedrich Hayek a réussi à imposer ses vues dans le domaine de la philosophie morale : il répétait que "le concept de justice sociale est nécessairement vide et dénué de sens" (dans Droit, Législation et Liberté, 1973).
Et c'est ainsi que la "justice sociale" a déserté le champ du discours politique. C'est tout un pan de la pensée philosophique, d'Aristote à John Rawls et passant par Thomas d'Aquin, Rousseau, Kant et Hegel qui a été mis hors-circuit.
Au moment où les inégalités explosent, où les protections arrachées par les travailleurs au cours de luttes séculaires sont balayées par les "réformes" d'un capitalisme devenu absolu, il est impératif de revisiter la pensée de la justice sociale, car il n'y a aucune liberté là où les droits et la dignité des plus pauvres sont bafouées.

Communauté, société, communautarisme. Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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01.2016

Il y a aujourd'hui une posture souvent adoptée qui voudrait qu'une bonne partie des maux de notre pays viendraient du "communautarisme". Celui-ci fragmenterait la nation et mettrait en cause le "vivre ensemble", encore une des ces expressions figées dont on ne sait plus bien ce qu’elles veulent dire mais servent d’argument dans la discussion publique. Il s’agit, nous dit-on, de retisser "le lien social", de "refaire société". Bref, il faudrait défendre la société contre le communautarisme...
Mais qu'en est-il vraiment ? Il semble bien qu’il y ait beaucoup de confusion dans tout ce discours relayé abondamment par les médias.
Dans cette conférence, Denis Collin nous apporte un peu de lumière en travaillant sur ces concepts et en introduisant de la distinction là où il y a surtout de l’indistinction.
Enfin, il essaiera de nous montrer pourquoi il n’y a pas forcément de mal à se dire "communautariste" au sens où Costanzo Preve faisait l’Éloge du communautarisme (éditions Krisis, 2012).