

(0)
"Si le nez de Cléopâtre eût été plus court, toute la face du monde aurait changé", disait Pascal...
C'est en compagnie de l'historien Pierre Singaravélou que nous nous intéressons à l'uchronie ou à l'Histoire telle qu'elle aurait pu être. En effet, cette forme d'imaginaire est un aliment essentiel de l'Histoire quand on la pense et quand on l'écrit. Il ne s'agit rien moins que de changer un fait reconnu, qu'il soit majeur ou petit, et de se figurer ce qui serait arrivé dans le cas où il ne serait pas survenu.
Une tentation est souvent de considérer cette activité intellectuelle comme un simple divertissement, comme un amusement sans grande portée. Pourtant, de tout temps, elle a pris une dimension bien plus large pouvant conduire à des réflexions fécondes sur les relations du hasard et de la nécessité, sur la liberté des hommes, à chaque moment, parmi l'efflorescence des possibles qui ont disparu aussitôt, sur l'entrelacs, enfin, entre la suite des événements de surface et les forces profondes qui sont au travail dans la longue durée.
Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.


(0)
Lorsque les auteurs de steampunk imaginent des mondes alternatifs où la vapeur et le charbon se sont imposés comme énergies, ils mettent en place une esthétique mais aussi une technologie alternative.
Quelles sont ces superbes machines ? Ne pourrions-nous rêver de les voir rouler, travailler ou voler ? Qu’est-ce qui nous fascine dans la machine à vapeur ?


(0)
En France, l’approche contrefactuelle ("What If History") prête à sourire. Ignorée par les historiens professionnels, elle est assimilée à un genre littéraire "mineur" : l’uchronie.
Elle a pourtant donné lieu depuis les années 1990, dans le monde universitaire anglo-saxon, à un domaine de recherche à part entière, avec ses débats épistémologiques et ses colloques internationaux.
Est ici présenté la démarche contrefactuelle visant à imaginer ce qu'aurait été l'histoire sans Marx et sans Freud.
Cette approche permet ainsi de questionner de manière originale les problèmes de la causalité, du rôle de l’imagination, de l’écriture et des usages politiques de l’histoire.
La conférence est délivrée dans le cadre du séminaire "Usages et enjeux du raisonnement contrefactuel en histoire et dans les sciences sociales."