Russie : vers une nouvelle guerre froide ? Avec Jean-Robert Raviot à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales.


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10.12.2016

Depuis la disparition de l'URSS en 1991, la Russie s'efforce de reconstruire une doctrine de politique étrangère marquée par l'affirmation de l'indépendance stratégique et le retour d'une forte volonté de puissance.
Mais la vision du monde qui anime les dirigeants russes s'oppose à celle qui a pris corps en Occident et la nouvelle guerre froide, plus que le prolongement de l'ancienne, est une autre forme d'antagonisme entre la Russie et l'Occident dans un monde désormais globalisé.
Comment la Russie redéfinit-elle les limites géographiques de sa souveraineté ? Comment son retour sur la scène moyen-orientale se manifeste-t-il ? Par quels moyens affirme-t-elle sa puissance dans le cyberespace ? Sous quelles formes le soit power russe se déploie-t-il ?

Vassili Grossman, les manuscrits ne brûlent pas. Avec Luba Jurgenson, Alexis Berelowitch, François Bonnet, Pierre Daix et Tzvetan Todorov sur France Culture.


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16.09.2001

"Pour qu'existe le socialisme dans un seul pays, il fallait priver les paysans du droit de semer et de vendre librement, et Staline n'hésita pas : il liquida des millions de paysans. Notre Hitler s'aperçut que des ennemis entravaient la marche de notre mouvement national et socialiste, et il décida de liquider des millions de Juifs."
Ce passage du roman Vie et destin de Vassili Grossman stupéfie les censeurs soviétiques de 1960. Rapporter les propos d'un dignitaire nazi qui démontre à un responsable bolchévique la gémellité de leurs régimes respectifs, cela dépasse l'entendement... Ce roman, s'il doit être édité un jour, ne le sera que dans 300 ans - tel est le verdict des plus hautes autorités qui ordonnent la confiscation du manuscrit. Une affaire insensée dont s'est rendu coupable un auteur considéré, jusque-là, comme un écrivain responsable !
Quel rapport y a-t-il en effet entre le Vassili Grossman auteur de Vie et destin et le Vassili Grossamn né en 1905, ancien ingénieur dans une mine puis dans une usine de crayons, bon écrivain soviétique, béni par Gorki, capable depuis 1934 de réussites dans des genres aussi différents que les récits sur la guerre civile, les romans "industriels", l'épopée ouvriériste, le théâtre, les reportages de guerre et même la fresque historique sur la bataille de Stalingrad intitulée Pour une juste cause ?
Vassili Grossman est un "cas". Vingt ans après, Vie et destin, le roman maudit conçu comme la deuxième partie de Pour une juste cause, passe clandestinement en occident pour être publié en russe, en 1980, à Lausanne, à l'Age d'Homme. Très peu de temps après, il paraît en français, devient un best-seller international avant d'être édité en 1988, en URSS, en plein Pérestroïka. Belle revanche pour un auteur mort désespéré en 1964. Une fois de plus c'est Mikhaïl Boulgakov qui a raison : "les manuscrits ne brûlent pas". En Russie du moins.
La vie et l'oeuvre de cet "écrivain russe du destin juif", selon la belle expression de Simon Markish, permettront encore longtemps de comprendre le XXe siècle et ses horreurs. Mais sa "leçon des ténèbres" n'est pas qu'un chant funèbre comme en témoignent les carnets d'Ikonnikov de Vie et destin, le roman posthume Tout passe ou la nouvelle La Madonne sixtine... Autant que la beauté qui, selon Dostoïevski, devait sauver le monde, la bonté, nous dit Grossman, peut elle aussi accomplir ce miracle...

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Michel Parfenov.

Eclatement et reconstruction de la Russie depuis 1991. Avec Jean-Robert Raviot pour la Revue Conflits.


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04.2019

Le professeur de civilisation russe Jean-Robert Raviot retrace les causes de l'effondrement de l'URSS en 1991, choc géopolitique majeur, et la décennie noire des années 1990.
Après les tentatives de réforme des années 1980, l'URSS s'est effondrée sous le coup de son échec économique et du réveil des nationalités.
Le traumatisme des années 1990 explique en partie la politique russe d'aujourd'hui et la volonté de renouveau impérial.

Un entretien mené par Jean-Baptiste Noé.

Afghanistan, Irak : vers la fin du modèle occidental de la guerre ? Avec Georges-Henri Bricet des Vallons, Mériadec Raffray et François-Xavier Sidos aux Chroniques de la Vieille Europe sur Radio Courtoisie.


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04.06.2010

Comment comprendre les évolutions récentes des formes de la guerre, comme la présence de plus en plus marquée de sociétés privées sur les théâtres d'opérations ?
L'étude de deux conflits majeurs -l'URSS et la guerre d'Afghanistan (1979-1989) et les Etats-Unis et la seconde guerre d'Irak (2003-2011)- permet de mieux comprendre les dynamiques profondes qui modifient les nouvelles pratiques de la guerre.

Les nations sous l'empire. Avec Emmanuel Todd sur la RTS.


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26.06.1990

Alors que l'URSS vient de s'effondrer et que l'Allemagne est en pleine réunification, le politologue et historien Emmanuel Todd est interrogé sur la résurgence des identités nationales.
Ce sentiment national renaît dans certains pays ex-communistes, d'où la crainte des Occidentaux d'assister à la résurgence de nationalismes exacerbés et violents, notamment en Allemagne, avec la réunification de la RFA et de la RDA. Ces craintes sont-elles fondées ?

Émission "Les grandes peurs de l'an 90", animée par Eric Burnand.

Alexandre Soljénitsyne. Avec François Bousquet et Christian Brosio sur Radio Courtoisie.


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14.08.2008

"Toute ma vie, j'ai couru comme dans un marathon", disait Soljénitsyne. C'était un athlète et un moujik. Ses livres ont été comme un coup de tonnerre. Ils ont produit une onde de choc plus grande encore que le rapport Khrouchtchev.
Tout était surdimensionné chez Soljenitsyne : les livres, la stature, le fardeau, la russité, le public. Tout, sauf une chose : le refus qu'il a adressé au mensonge.
Car cette dissidence est commune à tous les hommes. Elle se trouve en dépôt en chacun de nous. Comme une graine. À charge pour les uns et les autres de la cultiver.

Émission du "Libre Journal" de Claude Giraud.

L'Opération Bagration. Avec Jean Lopez pour Les Clionautes.


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19.06.2019

À l'été 1944, au cours de l'opération Bagration, l'Armée rouge détruit le Groupe d'armées Centre allemand, celui-là même qui s'était approché à 30km de Moscou deux ans et demi auparavant. Avec 28 divisions détruites, le Reich encaisse sa pire défaite, qui est aussi la plus lourde de toute l'histoire militaire allemande.
Le plan de l’opération Bagration est diaboliquement habile et recèle bien des surprises, stratégiques et tactiques. Les conséquences politiques de l’opération ont été gigantesques. L'attentat contre Hitler, l'insurrection de Varsovie lui sont directement liés.
Jean Lopez analyse en détail le lien qu'entretiennent Bagration et Overlord, le débarquement en Normandie. Il montre comment l'une est la condition du succès de l'autre et comment leur concomitance lance le premier vrai combat de la Guerre froide.

Une conférence organisée en collaboration avec le Mémorial du débarquement et de la libération de Provence du Mont Faron à Toulon.

Les communes ukrainiennes en 1919-1920. Avec Eric Aunoble pour Table Rase à Lyon.


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15.11.2017

Chose méconnue, en Ukraine entre 1919 et 1920, les paysans les plus pauvres se sont organisés en communes exigeant le communisme tout de suite. Et cela avec le soutien du parti Bolchevik !
S'organisant dans les propriétés de la grande bourgeoisie foncière, les communes surprennent par leur avant-gardisme social, même si ce n'était pas toujours réellement appliqué. Les femmes et les jeunes y avaient les mêmes droits que les hommes, les tâches ménagères et d'entretiens étaient partagés par tous et les décisions étaient collectives. Ces communes montraient alors toute la capacité créative de la classe ouvrière.
C'est cette aventure que nous conte Eric Aunoble, aventure qui ne dura que quelques mois avant d'être renversée par les contre-révolutions. Tout d'abord la blanche, celle des partisans du Tsar, qui écrasèrent par la force et le meurtre les communards. Puis par les paysans "moyens" et koulaks qui reprochaient aux communes d'avoir des terres supplémentaires, pour finir par être délaissée par le parti Bolchevik, qui préféra mettre en avant les Sovkhozes, moins impopulaires.

Questions après la conférence :
 - 1'10'34 : pouvez-vous revenir sur la commune de 3 personnes ?
 - 1'12'28 : est-ce les communistes ou les communes qui vont impulser les réquisitions ?
 - 1'14'36 : est-ce qu'il y a des coordinations de communes ?
 - 1'16'20 : est-ce qu'il y a eu des résistances lors de la réquisition des terres ?
 - 1'17'49 : les anciens propriétaires terriens vont-ils revenir plus tard ?
 - 1'18'25 : les grands propriétaires terriens ont-ils fuit vers l'Europe de l'Ouest ?
 - 1'21'17 : qu'est-il advenu des communes après la victoire de l'armée rouge ?
 - 1'24'20 : que sont devenus les grands domaines qui étaient des communes après 1919-1920 ?
 - 1'26'05 : quels sont les différences entre les soviets et les communes ?
 - 1'31'06 : les assemblées de plusieurs heures sont-elles habituelles dans les communes ?
 - 1'33'32 : pourquoi les communes ont-elles durées aussi peu de temps ?
 - 1'36'52 : pouvez-vous revenir sur l'antisémitisme en Ukraine dans ces années ?
 - 1'43'22 : quel fut le rôle du BUND ?
 - 1'48'06 : est-ce qu'il y avait des différences entre les communes du Sud de l'Ukraine et celles du Nord ?
 - 1'53'49 : pouvez-vous revenir sur la réception actuelle de la révolution en Russie et en Ukraine ?