Théorie critique du bolchevisme. Avec René Berthier sur Radio Libertaire.


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2017

À l’occasion du centenaire de la Révolution bolchévique, René Berthier, auteur d'Octobre 1917. Le Thermidor de la Révolution russe, nous propose une théorie critique du bolchévisme comme idéologie et comme politique.
Cet événement d’une ampleur jamais vue allait bouleverser le monde et orienter durablement le destin de la classe ouvrière internationale. Il appartient maintenant aux historiens de le restituer dans toute sa complexité en montrant l’extraordinaire vitalité et diversité des expériences que les acteurs de cette révolution ont tenté de mettre en place.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Le projet Blumkine. Avec Christian Salmon à la Librairie Ombres Blanches.


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03.10.2017

Il y a plus de trente ans, Christian Salmon renonçait au projet d'écrire la vie d'une légende oubliée de la Révolution russe : Iakov Blumkine, terroriste, tchékiste, poète, stratège militaire, agent secret, exécuté à l'âge de vingt-neuf ans sur ordre de Staline.
Les années ont passé jusqu'à ce que l'auteur découvre à l'occasion d'un déménagement une malle contenant les archives du "projet Blumkine" : des manuscrits, des documents, de rares photographies, et des souvenirs personnels.
Il décide alors de reprendre le "projet Blumkine" pour proposer un récit biographique inclassable, à l'image de ce personnage pris dans les reflets de sa légende : l'enfant romantique d'Odessa, l'assassin de l'ambassadeur d'Allemagne en 1918, le poète qui fréquente Isadora Duncan et l'avant-garde artistique du début des années 1920, le guerrier et le stratège qui reconquièrent la Mongolie, l'agent du NKVD en Palestine, le secrétaire de Trotski... L'auteur entreprend un voyage sur les pas de ce jeune homme qui prétendait avoir eu neuf vies et qui avait tout "d'un amant authentique de la poésie et d'un tueur-né". Un voyage qui le mène d'Odessa à Moscou, d'Istanbul jusqu'aux plateaux du Tibet.
Mais les événements se télescopent : la vie du héros rencontre celle de l'auteur, l'Histoire percute les soubresauts du présent. Le "projet Blumkine" change alors de nature, il déborde de son cadre, la chronologie est pulvérisée, le biographe est à la peine. Un autre voyage commence...

Alexandre Soljenitsyne (1918-2008). Avec Chantal Delsol au Collège des Bernardins.


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07.06.2017

Le dissident russe passé du goulag à la célébrité fut l’un des artisans de la chute du Mur, en racontant dans les détails ce qui se passait dans l’antre du diable.
Ce à quoi va nous intéresser la philosophe Chantal Delsol ici, c’est la pensée philosophique et politique dont se réclame l’auteur – celle d’avant la révolution, pour ainsi dire ressuscitée, et ce que signifie cette résurrection pour la Russie et pour le monde.

Une conférence de l’Observatoire de la modernité.

Polémologie et géopolitique : notes de lecture, par Michel Drac.


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2018

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'emploie ici à dégager les lignes de forces des affrontements internationaux contemporains.
Les divers acteurs, les tendances lourdes et la structuration des conflits diplomatiques, des jeux d'influence et des conflits armés sont étudiés avec plusieurs notes de lecture sur des ouvrages consacrés à ces questions.

Une Histoire de la révolution hongroise. Avec Henri-Christian Giraud sur Radio Notre-Dame.


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06.12.2016

Le 23 octobre 1956, le sang coule à Budapest. Un peuple de 10 millions d'habitants en défie un autre de 220 millions qui possède la plus forte armée du monde : l'URSS, le pays aux cent divisions. Armés de "cocktails Molotov", étudiants, ouvriers, femmes et tout jeunes enfants, affrontent les chars de l'Armée rouge. Au prix d'un héroïsme inouï, qui bouleverse les correspondants de presse du monde entier, ils en détruisent plusieurs centaines.
La révolution hongroise qui s'est poursuivie en résistance passive aux conséquences inhumaines pour la population, a fait des milliers de morts et de blessés et poussé 200'000 Hongrois à l'exode. Elle a aussi provoqué en Occident une crise de conscience qui a ouvert les yeux à plus d'un admirateur de la "grande lueur à l'Est". Cette autre révolution d'Octobre, fondée sur le retour de la nation, ruinait l'aura de la "mère des révolutions" porteuse du rêve policier et sanglant de l'internationalisme prolétarien.
À cette insurrection, il n'aura manqué ni la trahison la plus vile (qui a laissé une tache sur l'honneur de la légendaire armée rouge), ni l'obscure manoeuvre des États-Unis d'Amérique qui, derrière le paravent de l'indignation, ont délibérément instrumentalisé cette tragédie, via l'ONU, pour en faire le test de leur volonté de coexistence pacifique.
Henri-Christian Girand nous dévoile les multiples aspects de cette "Révolution antitotalitaire", qui sonnait en réalité le glas de l'empire soviétique et du communisme.

Émission "Le Grand Témoin", animée par Louis Daufresne.

L'écologie réelle : une histoire soviétique et cubaine. Avec Guillaume Suing à la Librairie Tropiques.


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06.04.2018

Des premières aires naturelles protégées (zapovedniki) en 1918 jusqu'au plus grand plan d'agroforesterie au monde en 1948, avant que Nikita Khrouchtchev ne s'aligne sur le modèle intensif américain dans les années soixante, c'est toute une écologie soviétique qui fut jadis raillée par les premiers zélateurs occidentaux de l'agriculture "chimique".
Cette "préhistoire dogmatique", pourtant riche d’enseignements pour l'époque actuelle, est aujourd'hui totalement passée sous silence, y compris dans le discours écologiste contemporain, "décroissant", volontiers malthusianiste, et concrètement incapable de participer au renversement du seul véritable responsable de la destruction barbare de notre environnement : le capital.
De même, les efforts de l'écosocialisme, très en vogue aujourd'hui, pour tenter une nouvelle "rénovation" du marxisme, s'accompagnent d'une étrange omertà sur l'indiscutable avant-garde cubaine en matière d'agro-écologie. Sans doute par aversion pour une question indissociable de la protection de l'environnement, à Cuba comme ailleurs : celle de la souveraineté nationale.
On l'aura compris, Guillaume Suing, agrégé de biologie et spécialiste de l'histoire de la biologie, nous montre que sur la question de l'écologie et du marxisme, tout est à revoir.

Le Poutinisme : évolution d'un système politique. Avec Jean-Robert Raviot au Cercle Jean Bodin.


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06.04.2018

Le terme Poutinisme pourrait être défini comme une pratique et une praxis du pouvoir, il constitue l’infrastructure du système politique existant actuellement en Russie et se manifeste par la centralisation du pouvoir autour de Vladimir Poutine. Le Poutinisme est également un métadiscours narratif de légitimation du pouvoir du chef de l’Etat et de son action.
Le Poutinisme puise ses racines dans la perestroïka, dans le choc du démantèlement de l’URSS et dans les politiques de réformes économiques menées pendant les années 1990, une période perçue par les Russes comme un affaiblissement sans précédent de la Russie, autant en interne que sur la scène internationale. Dès le début de la décennie 2000, le chef du Kremlin a fixé un objectif : replacer la Russie au centre du jeu mondial et reconstruire un État qui soit une puissance prospère qui compte dans le monde globalisé. C’est la naissance du Poutinisme. Il peut ainsi être perçu comme l’esprit de revanche des défenseurs de l’État contre l’emprise ploutocratique sur le pouvoir politique et les secteurs stratégiques de l’économie russe, contre le risque d’éclatement de la Fédération de Russie et contre l’affaissement de la Russie sur le plan international, c’est une réaction qui bénéficie d’un grand soutien populaire.
Jean-Robert Raviot, professeur de civilisation russe contemporaine et spécialiste de la politique intérieure russe, nous fait la généalogie du Poutinisme, parle de ses caractéristiques, de son fonctionnement et s’interroge sur la pérennité de ce système après Poutine.

INDEX CHRONOLOGIQUE :
 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'02'40 : Généalogie du Poutinisme : la crise des années 80-90
     - La perestroïka et le délitement de l’Etat
     - Eclatement de l’URSS et reconfiguration géopolitique
     - Thérapie de choc ultralibérale
     - Indétermination institutionnelle et captation du pouvoir par des clans de ploutocrates, les gouverneurs des régions et les mafias
     - Chute démographique et baisse de l’espérance de vie
 - 0'14'45 : Importance de la stabilité dans le discours de légitimation poutinien
 - 0'16'25 : Extension de l’OTAN vers les frontières, manœuvres de conversion occidentaliste et d’affaiblissement de la Russie par l’occident
 - 0'25'50 : Intervention de l’OTAN au Kosovo et prise de conscience russe de l’hégémonisme occidental
 - 0'29'25 : Perception que l’alignement sur l’occident est un facteur d’affaiblissement interne et externe
 - 0'31'00 : Crise de succession, arrivée de Poutine au pouvoir et allégeance des élites
 - 0'36'15 : Naissance et caractéristiques du Poutinisme
     - Rétablissement de la verticale du pouvoir (reprise en main de l’Etat, des institutions et reconstruction d’une chaine de commandement).
     - Fabrication d’un consensus majoritaire autour du pouvoir
     - Néo-Etatisme à la russe : politique économique et sociale fondée sur un retour de l’Etat (mise sous tutelle de secteurs économique par l’Etat)
 - 0'41'15 : Risque d’éclatement de la Russie et défense de son unité territoriale
 - 0'49'12 : Prétorianisme et pérennité du consensus majoritaire
     - Avènement d’un leadership charismatique de Poutine
     - Patriotisme
     - Politique extérieure
 - 1'00'8 : Reprise en main étatique des secteurs stratégiques de l’économie russe
     - Affaire Khodorkovski comme facteur déclencheur du néo-étatisme à la Russe
     - Résistance de la Russie à la globalisation néolibérale
     - Début de la campagne médiatique russophobe en occident
     - Sanctions économiques et difficultés d’élaboration d’une stratégie de croissance
     - Corruption

Back to the USSR : le communisme soviétique comme voie autonome vers le capitalisme. Avec Anselm Jappe à Barcelone.


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02.03.2018

L'histoire de l'URSS peut aujourd'hui être comprise comme une "modernisation de rattrapage", c'est-à-dire l'introduction violente des mécanismes de base de la production de valeur dans un pays arriéré qui autrement n'aurait jamais pu devenir une partie autonome du marché mondial. Ce mode de production n'aura été qu'une variante de la société mondiale de la marchandise,
Car si l'URSS n'était pas "socialiste", cela n'était pas dû seulement à la dictature d'une couche de bureaucrates, comme l'affirmait la gauche anti-stalinienne. La véritable raison en était que les catégories centrales du capitalisme – marchandise, valeur, travail, argent – n'y étaient pas du tout abolies. On prétendait seulement les gérer "mieux", au "service des travailleurs".
Et lorsque l'URSS s'est effondrée, ce n'est pas une "alternative" au système capitaliste qui a disparu, mais le "maillon le plus faible" de ce système même.