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Elle est née en 1918 dans la douleur et l'urgence de la pire des guerres civiles ; elle a été choyée et complice du régime de Staline, mais aussi sa victime, voyant ses meilleurs chefs torturés et fusillés ; elle a su renouveler la pensée militaire et s'est donnée les plus gros moyens jamais réunis. Et pourtant, l'Armée rouge a failli mourir sous les coups de plus agile et plus expérimenté qu'elle, la Wehrmacht. Elle a réussi à surmonter des défaites inouïes, se reprendre, contre-attaquer et détruire son ennemi, mais à un coût abominable. On lui doit en bonne part la victoire de 1945 et... l'asservissement des peuples d'Europe de l'Est.
Jean Lopez raconte le parcours de l'institution militaire la plus originale du XXe siècle. L'armée de Poutine se portant héritière de l'Armée rouge, il y a urgence à comprendre son fonctionnement, ses tares, ses faiblesses et... sa capacité à rebondir !
Une émission animée par Christophe Dickès.


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Plus de 100 ans après il est temps de poser un autre regard sur la Révolution russe de 1917 en prenant le contre-pied des récits simplificateurs léninistes et anarchistes et de l'historiographie bourgeoise et contre-révolutionnaire, en s'appuyant notamment sur l'histoire sociale qu'en a proposé Marc Ferro dans La révolution de 1917 (Albin Michel, 1997).
C'est d'abord par un panorama de la situation politique, sociale et économique de la Russie avant la révolution de Février qu'il faut commencer pour ensuite analyser la formation du triple pouvoir et les aspirations des différents groupes sociaux. La crise du régime issu de Février et les tensions grandissantes jusqu'aux journées de juillet sont également explorées.
Finalement, il faut comprendre le putsch avorté de Kornilov comme un tournant contre-révolutionnaire et retracer enfin la dynamique insurrectionnelle menant à la révolution d'Octobre.
C'est l'occasion d'une réflexion sur le caractère démocratique ou putschiste du processus révolutionnaire dans son ensemble afin de réfléchir sur les enseignements de 1917.
Émission "Sortir du capitalisme".


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Lors du procès de Moscou de janvier 1937, Guéorgui Piatakov, vice-ministre de l'Industrie lourde soviétique de 1932 à août 1936, a reconnu avoir pris en secret un avion à Berlin en décembre 1935, avec l'aide des hitlériens au pouvoir, pour atterrir quelques heures plus tard en Norvège et rencontrer tout aussi secrètement Trotsky dont il prétendait être, depuis la seconde moitié de 1931, un partisan caché et une "taupe" habile, solidement établie au plus haut niveau de l'appareil économique de l'Union soviétique stalinienne.
Piatakov a-t-il dit la vérité sur les événements de décembre 1935, ou était-ce là le fruit d'une horrible machination du pouvoir soviétique à propos d'un prétendu voyage et d'un entretien avec Trotsky n'ayant jamais eu lieu ? Sommes-nous en présence d'un sinistre complot contre non seulement l'innocent Piatakov mais aussi Karl Radek, un autre accusé au procès de janvier 1937, et surtout Trotsky, faussement accusé, par contumace, d'être devenu un "laquais de Hitler" ?
En réalité, c'est à partir de sources et de documents anti-staliniens incontestables, à commencer par les archives de Trotsky à Harvard, qu'est apparue récemment une série de révélations retentissantes qui prouvent de manière concluante la collaboration directe entre les nazis au pouvoir et Trotsky. En particulier, et à l'encontre des théories encore en vigueur sur l'impossibilité pratique du vol, il est maintenant certain qu'en décembre 1935, Piatakov s'est bien envolé avec l'aide des fascistes allemands pour une rencontre clandestine avec Trotsky, avec qui il eut une confrontation dramatique, précisément sur la question d'une alliance tactique avec les nazis.
Les livres d'histoire sur les années 1930 et 1940 devraient donc être largement réécrits, ce qui ne peut avoir que des répercussions évidentes sur la gauche contemporaine...


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Pour ce 89ème numéro de "L’Heure la plus sombre", Vincent Lapierre reçoit Félix Niesche et Alain Soral à propos de la Révolution bolchévique.
- 00'00 : introduction
- 00'55 : la Révolution russe est-elle un complot juif ?
- 07'50 : la figure de Lénine
- 13'00 : Lénine et Trotski financés par Wall Street ?
- 17'35 : les causes intrinsèques de la Révolution russe
- 26'20 : qui sont les bolchéviques ?
- 40'10 : le marxisme est-il un prolongement de l’eschatologie juive ?
- 44'45 : la Révolution d'octobre, sujet actuel ?
- 46'50 : les événements de juillet et août 1917
- 50'00 : l'opposition Staline/Trotski
- 52'27 : arrivée d'Alain Soral
- 52'50 : Soral sur Staline


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Né comme courant d'opposition opportuniste à la dégenérescence de l'Internationale communiste et la contre-révolution stalinienne, le trotskysme est passé définitivement du côté de la classe dominante avec son soutien au camp "démocratique" lors de la deuxième guerre mondiale impérialiste. Sa nature fondamentalement anti-ouvrière n'a fait que se confirmer depuis, notamment depuis Mai 68 en France et le ralliement quasi-systématique de ses cadres au camp libéral-libertaire ou néo-conservateur.


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Lev Davidovitch Bronstein, dit Trotski, a dérouté ceux qui ont d'abord découvert le communisme soviétique à travers l'image des dirigeants du Kremlin de l'URSS finissante, entre 1953 et 1989.
Charmeur, cultivé, cosmopolite, inclassable, il courait les aventures comme en se jouant. Sans lui -issu de possédants, très à l'aise- , les bolcheviques n'auraient pas pris le pouvoir en novembre 1917 à Petrograd. Ni gagné l'effroyable guerre civile de 1918 à 1922, pendant laquelle Trotski fera massacrer des « Blancs », des « Rouges » déviants et tant d'autres.
Convaincu de son écrasante supériorité sur les autres chefs rouges, les méprisant, sûr de succéder à Lénine, Trotski se transformera en oiseau hypnotisé par un serpent quand Staline se dressera face à lui.
Éliminé de l'URSS, réduit à des jeux politiques de bac à sable dans l'émigration, errant d'un pays à l'autre, sa mort violente au Mexique en fait le martyr légendaire du communisme mondialiste. Le voici victime par excellence. Et cela lui vaut des disciples sculptés à son image: individualistes forcenés, intransigeants, à la poursuite d'un but unique, la société totalitaire globale.