


(1)
Veblen offre du capitalisme financier, qu'il voit émerger, la conception d'un régime économique fondé sur de nouvelles pratiques commerciales, financières et bancaires qui s'emparent de la production et nous éloignent du capitalisme de Ricardo et Marx. Quand la finance soumet l'industrie, il faut comprendre comment les représentations collectives aliénantes sont autant d'images agissant sur la société.
Veblen est un savant iconoclaste, un briseur de cette économie des images, secret de la nouvelle forme que prend le capitalisme au début du XXe siècle. Une forme qui, depuis lors, a connu bien des avatars déclinés à l'envi grâce aux multiples progrès techniques, mais une forme qui, pour l'essentiel, demeure un principe toujours organisateur du capitalisme.
À cet égard, les dispositifs monétaires et financiers ne peuvent être compris sans prêter attention à l'empire que les vested interests exercent sur le système économique. Veblen soutient que le Système de la Réserve fédérale est, par excellence, une émanation de ces intérêts établis, véritable machine à produire de l'illusion de façon à opérer des transferts de richesses au profit de la perpétuation d'un pouvoir de classe.

(1)
Le journaliste et rédacteur en chef du magazine Éléments François Bousquet vient nous dresser le portrait d'un intellectuel atypique et finalement peu connu dans nos contrées, en l’occurrence Thorstein Veblen (1857-1929). Économiste et sociologue américain, il a fait de l'ostentation le prisme de son analyse sociale.
Le prétexte à cette "redécouverte" (Guillaume Faye en son temps en avait fait déjà une présentation précieuse) est la publication aux éditions Pierre-Guillaume de Roux de Théorie de l'entreprise d'affaire, d'ailleurs préfacé par François Bousquet.
Émission de "La méridienne", animée par Pascal Lassalle.


(0)
Chaos climatique potentiellement irréversible, dégradation chimique du milieu naturel, atteintes à la biodiversité, la préoccupation écologique a été clairement et publiquement affirmée depuis les années 60-70. Pourtant, les mesures politiques qui permettraient de prévenir cette crise écologique pour nos sociétés restent hors de portée, pourquoi ?
Selon Hervé kempf, l’analyse seule de la situation écologique est insuffisante pour identifier les mécanismes de blocages fondés dans nos sociétés par les rapports de pouvoir (politiques et économiques) et organisés selon les cercles caractéristiques d’une oligarchie dont il décrit certains comportements.