Polémologie et géopolitique : notes de lecture, par Michel Drac.


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2018

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'emploie ici à dégager les lignes de forces des affrontements internationaux contemporains.
Les divers acteurs, les tendances lourdes et la structuration des conflits diplomatiques, des jeux d'influence et des conflits armés sont étudiés avec plusieurs notes de lecture sur des ouvrages consacrés à ces questions.

Terrorisme, crime contre l'humanité : tribunal de l'histoire. Avec Damien Viguier pour E&R à Dijon.


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17.12.2017

Le droit européen avait admis que l’une des prérogatives de l’État souverain était celle de faire la guerre, le ius belli. Pour encadrer ce droit, s’y était ajouté le droit de la guerre, le ius in bello, qui séparait les militaires des civils. Ainsi, les choses étaient claires : un soldat pouvait tuer un ennemi sans être un assassin, mais il devait épargner les femmes, les vieillards et les enfants, respecter les prisonniers du camp adverse et obéir aux ordres.
Mais l’utopie de la paix éternelle dans un monde globalisé a renversé ce que le droit avait tenté de mettre comme sagesse dans la barbarie humaine. Aujourd’hui la guerre conduite selon la loi de la guerre est devenue crime de guerre, alors que le terrorisme, c’est-à-dire l’introduction des civils dans la guerre, brouillant la séparation qui tendait à protéger les populations, est érigé en résistance dès lors que les "instances internationales" reconnaissent à ses auteurs de mener une "guerre juste". Les populations encouragées à se soulever ne sont plus protégées, mais au contraire placées au centre du conflit.
Et alors que la guerre traditionnelle d’État à État a été mise hors la loi, c’est paradoxalement en reconnaissant l’organisation terroriste comme État que la communauté internationale va réintégrer dans le droit des terroristes qui devraient être jugés, selon l’ordre ancien, en criminels.
À l’inverse, la lutte contre le terrorisme, désignée par les instances internationales comme "crime contre l’humanité" lorsque cela va dans le sens de leur projet, va alors servir d’alibi pour renforcer le droit international, outil du nouvel ordre mondial, dans un mouvement cyclique et dialectique : "Par un renversement total, c’est le droit international qui est devenu un instrument du terrorisme."

Dans la trajectoire de Marx et de Debord. Avec Francis Cousin pour E&R à Nantes.


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16.06.2018

Contre toutes les falsifications du spectacle marchand, Francis Cousin nous propose ici, en deux temps, de comprendre l'actualité radicale de la grève sauvage historique de 1968 et de saisir les enjeux contemporains du terrorisme étatique de la crise de l'économie politique.
Un jalon de conscience vraie surnageant dans l'océan des fausses représentations du fétichisme de la marchandise...

Les guerres, le capitalisme et la stratégie du chaos. Avec Michel Collon à Montpellier.


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03.05.2018

Dans la guerre de l’information, les mensonges sur les faits réels entretiennent la peur et la guerre froide au profit des USA et de ses multinationales. Ils permettent la continuation des prédations et la croissance de leurs profits.
Michel Collon nous donne des clés pour comprendre cette stratégie impérialiste des pays puissants pour contrôler le monde :
 – les guerres du pétrole et du gaz pour contenir les puissances rivales
 – l'importance de l'Océan indien pour contrôler les routes maritimes vers la Chine
 – l'alliance discrète avec des terroristes bien utiles
 – la manipulation des conflits sociaux et religieux
Bref, "diviser pour régner". Une stratégie qui mène le monde au bord de l'abîme.
Pour résister, il faut d’abord comprendre.

Le projet Blumkine. Avec Christian Salmon à la Librairie Ombres Blanches.


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03.10.2017

Il y a plus de trente ans, Christian Salmon renonçait au projet d'écrire la vie d'une légende oubliée de la Révolution russe : Iakov Blumkine, terroriste, tchékiste, poète, stratège militaire, agent secret, exécuté à l'âge de vingt-neuf ans sur ordre de Staline.
Les années ont passé jusqu'à ce que l'auteur découvre à l'occasion d'un déménagement une malle contenant les archives du "projet Blumkine" : des manuscrits, des documents, de rares photographies, et des souvenirs personnels.
Il décide alors de reprendre le "projet Blumkine" pour proposer un récit biographique inclassable, à l'image de ce personnage pris dans les reflets de sa légende : l'enfant romantique d'Odessa, l'assassin de l'ambassadeur d'Allemagne en 1918, le poète qui fréquente Isadora Duncan et l'avant-garde artistique du début des années 1920, le guerrier et le stratège qui reconquièrent la Mongolie, l'agent du NKVD en Palestine, le secrétaire de Trotski... L'auteur entreprend un voyage sur les pas de ce jeune homme qui prétendait avoir eu neuf vies et qui avait tout "d'un amant authentique de la poésie et d'un tueur-né". Un voyage qui le mène d'Odessa à Moscou, d'Istanbul jusqu'aux plateaux du Tibet.
Mais les événements se télescopent : la vie du héros rencontre celle de l'auteur, l'Histoire percute les soubresauts du présent. Le "projet Blumkine" change alors de nature, il déborde de son cadre, la chronologie est pulvérisée, le biographe est à la peine. Un autre voyage commence...

Débat sur l'islam. Avec Alexandre Del Valle et Gerbert Rambaud au Cercle Aristote.


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23.04.2018

Gerbert Rambaud, historien et avocat, nous présente, dans un premier temps, ses réflexions sur les rapports historiques que le territoire français a entretenus avec la religion musulmane.
Dans un second temps, le géopoliticien Alexandre Del Valle nous propose de réfléchir aux problèmes concrets que pose l'islam conquérant aux sociétés occidentales en général et à la France en particulier.
Saurons-nous relever le défi ?

Le Pakistan à l'épreuve de la multipolarité. Avec Sébastien Sénépart au Cercle Jean Bodin.


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20.04.2018

Puissance prolifératrice, partenaire économique essentiel de la marche vers l'ouest chinoise, allié des Etats-Unis dans leur "guerre contre le terrorisme" jusqu'aux récentes déclarations de double jeu de la Maison blanche en décembre 2017, soutien de nombreuses factions politico-militaires en Afghanistan, rival de l'Inde avec laquelle elle est toujours en conflit au Cachemire, le Pakistan est à la croisée des chemins et incarne aujourd'hui plus que jamais un risque géopolitique majeur.

Le terrorisme à la lumière de la Théorie du partisan de Carl Schmitt. Avec Emmanuel Pasquier au Lycée Pothier à Orleans.


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28.03.2017

De nombreux rapprochements ont été faits entre le terrorisme dans le monde contemporain et la Théorie du partisan de Carl Schmitt.
Il s'agit donc de relire cette théorie en la restituant dans son contexte propre et dans le cadre de la théorie schmittienne des grands espaces, afin d'évaluer ce qui peut nous éclairer aujourd'hui et ce qui relève d'une projection anachronique.

Une conférence qui a lien dans le cadre des Rendez-vous philosophiques d'Orléans–Tours, sur la thèmatique "Etranges étrangers".