André Chénier (1762-1794). Avec Arlette Farge, Raymond Jean, Daniel Arasse et Françoise Kermina sur France Culture.


(0)
80 Vues
0 commentaire
09.06.1994

Dans un XVIIIe siècle qui ne s'est généralement pas illustré par ses dons poétiques, André Chénier, à la suite des nouveaux élégiaques dont particulièrement Évariste de Parny, est celui qui marque de la façon la plus éclatante la renaissance de la tradition poétique française. Largement inspiré de la poésie ancienne et surtout de l'antique poésie grecque, André Chénier sait en renouveler largement les thèmes dans le même temps qu'il y introduit un sens du rythme de la musique qui rendent vite son oeuvre incomparable.
Contrairement à son image de légende, Chénier ne s'est pourtant pas contenté de révinventer la poésie bucolique et sentimentale. Plongé dans l'histoire de son temps, il prend très vite parti en faveur de la Révolution française. Acteur de celle-ci, fervent Républicain, il condamne pourtant les excès de la terreur et se range délibérément du côté des Républicains modérés. C'est ainsi qu'il écrit une ode à Charlotte Corday après l'assassinat de Marat, le chef des enragés, et qu'il se retrouve en prison, appelé à comparaître devant le tribunal révolutionnaire qui le condamne à mort. Chénier sera guillotiné deux jours à peine avant la chute de Robespierre.
Il reste aujourd'hui une oeuvre qui demeure en grande partie à redécouvrir, particulièrement sa poésie révolutionnaire qui, au-delà de la Jeune captive, développe dans les "Iambes" les thèmes de la fraternité et de la tolérance universelle...

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Marie-Christine Navarro.

La Terreur. Avec Jean-Clément Martin, Loris Chavanette et Philippe Pichot-Bravard sur Radio Courtoisie.


(0)
160 Vues
0 commentaire
13.09.2017

Comment comprendre et interpréter la Terreur du point de vue historique ?
C'est avec trois historiens de la Révolution française aux opinions assez différentes que nous sommes invités à démonter les mécanismes qui ont fait d'une invention politique opportuniste une réalité historique avérée dont le sens protéiforme se glisse au service d'intérêts de toutes sortes.
Un débat passionnant et nécessaire !

Émission du "Libre journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Révolution d'octobre et Révolution française : mythes et réalité historique. Avec Annie Lacroix-Riz pour le mouvement Essence du temps.


(0)
175 Vues
0 commentaire
26.08.2017

A l’occasion du centenaire de la Révolution d’octobre, Annie Lacroix-Riz, historienne, nous parle des deux révolutions les plus importantes de l’histoire.
Peut-on rétablir la vérité historique sur ces évènements entourés de mythes mensongers ? La Terreur est-elle inhérente à la démarche des révolutionnaires ? Pourquoi se déclenche-t-elle après les révolutions ? Quel est le rôle de la terreur contre-révolutionnaire et de l’intervention étrangère ? Quel est le nombre de leurs victimes ?

Qu'est ce que la Terreur ? Avec Jean-Clément Martin pour Les voix de l'histoire.


(0)
172 Vues
0 commentaire
11.2017

C'est à l'occasion de la sortie de son livre La Terreur. Vérités et légendes (Editions Perrin) que l'historien de la Révolution française Jean-Clément Martin revient sur l'histoire cette notion et démonte les mécanismes qui ont fait d'une invention politique opportuniste une réalité historique avérée dont le sens protéiforme se glisse au service d'intérêts de toutes sortes : politique, religieux, philosophique, esthétique...
Loin des interprétation maximaliste ou téléologique, une mise au point passionnante et nécessaire, car prudente et sourcée !

La République, son histoire, sa religion. Avec Youssef Hindi et Marion Sigaut pour E&R à Grenoble.


(0)
141 Vues
0 commentaire
17.03.2017

L’Europe et la France traversent une zone de fortes turbulences historiques, signe d'une crise profonde revêtant des apparences politique, économique et sociale, mais dont la cause première est religieuse.
En historien des religions, Youssef Hindi analyse la formation, l’évolution et l'éventuelle fin de la République. Il est accompagné de Marion Sigaut qui détaille l'histoire de cette même République.
On découvrira alors comment et qui a forgé cette religion de la République, la laïcité, qui fut mise en place dès le lendemain de la Révolution par les jacobins et leurs successeurs républicains du XIXe siècle afin d’asseoir définitivement le nouveau régime.

Robespierre, la fabrication d'un monstre. Avec Jean-Clément Martin pour l'association Thucydide à Paris.


(0)
123 Vues
0 commentaire
18.01.2017

Et si Robespierre n’était ni un monstre sanguinaire ni un révolutionnaire idéal ?
Celui-ci a en effet partagé avec beaucoup de ses pairs et de ses rivaux une enfance difficile, une adolescence studieuse et une réussite sociale, mondaine et littéraire précoce. Et s'il a rapidement été mêlé aux luttes politiques et joui d’une popularité indéniable, il n'a jamais pu s’imposer et n’a accédé que tardivement à des responsabilités. Lorsqu’enfin, il affirme une ligne politique et qu’il apparaît comme le chef de file d’un groupe capable de prendre le pouvoir, ses adversaires le discréditent et l’abattent. Et c’est après sa mort qu’ils le présentent comme un tyran, un terroriste et un doctrinaire, imposant cette image que nous discutons depuis deux siècles. Si la vie de l’homme-Robespierre est brutalement interrompue en juillet 1794, celle du personnage-Robespierre se prolonge et se façonne jusqu’en 1795, donnant ainsi les limites de l’étude.
A l’occasion de la publication de son dernier ouvrage consacré à cette figure controversée, Jean-Clément Martin nous présente un travail dont "la valeur et l’originalité est le refus revendiqué de toute approche psychologisante, de tout affect et de tout sensationnalisme".
Un point de vue renouvelé sur la Révolution française.

La Terreur. Avec Jean-Clément Martin sur France Inter.


(0)
265 Vues
0 commentaire
30.11.2010

"Les têtes tombaient comme des ardoises." (Fouquier-Tinville, accusateur public du Tribunal Révolutionnaire)
C'était en septembre 1793. Plus de quatre ans après la prise de la Bastille, la Révolution française basculait dans l'horreur.
Alors que la France était menacée à l'extérieur par la guerre contre les plus grandes puissances européennes, et à l'intérieur par l'insurrection de plusieurs départements, les députés de la Convention décidaient de prendre des mesures d'exception. Après avoir suspendu la Constitution de la 1ère République jusqu'à la paix, confié la réalité du pouvoir à un Comité de Salut Public dominé par les éléments les plus durs de la Révolution, et créé un Tribunal révolutionnaire, ils votaient une loi incroyable : la loi des suspects.
Proposée à la Convention par Robespierre et Saint Just le 17 septembre 1793, elle allait permettre pendant dix mois, de guillotiner des milliers d'hommes et de femmes suspectés d'être des adversaires de la Révolution.
Patrice Gélinet revient sur cet épisode en compagnie de Jean-Clément Martin, dans le cadre de l'émission "2000 ans d'histoire".

La République est-elle en train de mourir ? Avec Régis Debray chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


(0)
361 Vues
0 commentaire
07.01.1989

Sans discours ni trompettes, les ennemis de la République ont pris le pouvoir dans la société.
Au premier rang, l'Argent et l'Image. Leur alliance a remplacé celle du Trône et de l'Autel. Aggravant l'opulence par la notoriété, redoublant l'inégalité des revenus par celle de la considération publique, elle s'attaque aux fondements de l'orgueil républicain : le désintéressement et l'anonymat, qui subordonnent appétits et vanités à l'intérêt général.
La République n'est pas un régime politique parmi d'autres. C'est un idéal et un combat. Elle requiert non seulement des lois mais une foi, non seulement des services sociaux mais des institutions distinctes dont la première de toutes est l'Ecole, non seulement des usagers ou des consommateurs mais des citoyens... Et quand le ressort se casse, la chose publique bringuebale.
Le plaidoyer de Régis Debray se voudrait à la fois histoire d'un relâchement et appel au ressaisissement. Alain Finkielkraut lui donne la réplique.