La Terreur. Avec Jean-Clément Martin sur France Inter.


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30.11.2010

"Les têtes tombaient comme des ardoises." (Fouquier-Tinville, accusateur public du Tribunal Révolutionnaire)
C'était en septembre 1793. Plus de quatre ans après la prise de la Bastille, la Révolution française basculait dans l'horreur.
Alors que la France était menacée à l'extérieur par la guerre contre les plus grandes puissances européennes, et à l'intérieur par l'insurrection de plusieurs départements, les députés de la Convention décidaient de prendre des mesures d'exception. Après avoir suspendu la Constitution de la 1ère République jusqu'à la paix, confié la réalité du pouvoir à un Comité de Salut Public dominé par les éléments les plus durs de la Révolution, et créé un Tribunal révolutionnaire, ils votaient une loi incroyable : la loi des suspects.
Proposée à la Convention par Robespierre et Saint Just le 17 septembre 1793, elle allait permettre pendant dix mois, de guillotiner des milliers d'hommes et de femmes suspectés d'être des adversaires de la Révolution.
Patrice Gélinet revient sur cet épisode en compagnie de Jean-Clément Martin, dans le cadre de l'émission "2000 ans d'histoire".

La République est-elle en train de mourir ? Avec Régis Debray chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


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07.01.1989

Sans discours ni trompettes, les ennemis de la République ont pris le pouvoir dans la société.
Au premier rang, l'Argent et l'Image. Leur alliance a remplacé celle du Trône et de l'Autel. Aggravant l'opulence par la notoriété, redoublant l'inégalité des revenus par celle de la considération publique, elle s'attaque aux fondements de l'orgueil républicain : le désintéressement et l'anonymat, qui subordonnent appétits et vanités à l'intérêt général.
La République n'est pas un régime politique parmi d'autres. C'est un idéal et un combat. Elle requiert non seulement des lois mais une foi, non seulement des services sociaux mais des institutions distinctes dont la première de toutes est l'Ecole, non seulement des usagers ou des consommateurs mais des citoyens... Et quand le ressort se casse, la chose publique bringuebale.
Le plaidoyer de Régis Debray se voudrait à la fois histoire d'un relâchement et appel au ressaisissement. Alain Finkielkraut lui donne la réplique.

Le peuple dans la Révolution française. Avec Florence Gauthier sur Radio Aligre.


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2016

Le peuple a-t-il une capacité d’organisation et d’action politique ? Par les temps qui courent, on pourrait en douter (apathie généralisée face aux affaires de corruption, aux privations de liberté et l'état d'urgence généralisé) mais la réponse est belle et bien : oui !
Dans cette série d'émissions, Florence Gauthier nous expliquer la place et le rôle du mouvement populaire dans la Révolution française, de 1789 à 1795.
On a souvent tendance à présenter la Révolution française en se focalisant sur les assemblées révolutionnaires et l'oeuvre des hommes politiques de premier plan, juristes et philosophes pour la plupart. On en oublie malheureusement l'acteur central : le peuple. Un rappel salutaire pour nous réarmer sur les plans intellectuel et politique.

Robespierre, un nouveau regard. Avec Hervé Leuwers à l'Université de Toutes Les Cultures à Rouen.


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18.02.2015

Robespierre, c'est la Révolution, son souffle épique, et son soufre aussi. L'homme est chargé de tous les maux et couvert de tous les éloges avant même son élection au Comité de salut public, en juillet 1793.
Aujourd'hui, beaucoup lui associent la Terreur et les massacres de Vendée ; d'autres soulignent son combat pour le suffrage universel, sa dénonciation de la peine de mort et de l'esclavage, sa défense d'un pays menacé, son rêve d'une république qui offre à tous une égale dignité.
Comment dépasser ce paradoxe ? Hervé Leuwers se lance sur les traces de l'enfant d'Arras devenu mythe, en véritable historien, bousculant les présupposés, analysant des sources jusqu'à aujourd'hui inédites, creusant les archives pour faire jaillir le portrait d'un juriste et homme de lettres, d'un orateur hors pair, d'un politique intransigeant et désintéressé.
Un homme d'état, certes, comme la France en a peu connu dans son histoire, mais aussi une personnalité complexe, dérangeante, et pourtant souvent généreuse. Nous sommes invités à redécouvrir un homme d'exception qui fascine dans le monde entier.

Peut-on réécrire l'histoire de la Révolution française ? Avec Jean-Clément Martin au Musée Carnavalet.


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20.10.2015

La Révolution n'a pas été la réalisation d'un seul projet, incarné par un seul groupe, mais la rencontre de projets réformateurs et utopiques concurrents, dans un pays fragmenté par de fortes identités régionales, religieuses et politiques. Cette conférence invite à une nouvelle lecture des années 1770 à 1802 autour de quatre grands moments qui ont donné à la France cette histoire à la fois chaotique et exceptionnelle.
La révolution par le haut, initiée par Louis XV et maladroitement reprise par Louis XVI, échoue sur le coup de force magistral de 1789. S'ouvre alors cette "révolution-régénération" attendue par la quasi-totalité des français, dernière des révolutions du monde atlantique. La véritable révolution commence en 1792, conduite par des hommes qui inventent de nouvelles règles de vie. La violence, qui échappe au contrôle de l'Etat, permet la victoire nationale mais ruine l'unité du pays. Après l'élimination de Robespierre, la stabilisation recherchée par des groupes rivaux réussit à souder la nation mais bute sur des révolutions de palais jusqu'à confier l'Etat à un général charismatique.
C'est en rendant compte de cette complexité que Jean-Clément Martin nous montre comment la France et au-delà le monde entrent dans la modernité.

La raison sensible dans l'Histoire : 1792. Avec Sophie Wahnich à la Librairie Tropiques.


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20.11.2012

En France, est répandue depuis plus de 40 ans une histoire réactionnaire de la Révolution propagée des ouvrages "savants" aux manuels des écoliers. Ce déni, instrumentalisé par l'oligarchie qui l'a promu, s'accompagne d'une "haine de soi" qui suscite la perplexité goguenarde des historiens du monde entier.
Les conséquences grotesques de cette propension au "devoir de mémoire" patrimonial revendiqué contre l'intelligibilité du développement historique ont pourtant fini par disqualifier ces scolastes aux yeux de celles et ceux qui entendent faire de l'histoire quelque chose du présent, qui y cherchent une source généalogique de savoir et de sens.
Le magnifique travail de Sophie Wahnich atteste qu'une nouvelle génération d'historiens à donc su de ce passé récent "faire table rase", et nous restituer la portée sociale fondatrice et universelle de la Révolution, en révélant l'imposture des apories que 40 années de refoulement avaient postulé entre "sentiment et raison", "violence et progrès", "individu et collectivité".
En nous réappropriant, avec Sophie Wahnich, ce moment de notre histoire où l'être social de la Nation a réussi a s'exprimer, et pour toujours être entendu du monde entier, nous pouvons de nouveau en faire quelque chose, aujourd'hui, en ces temps obscurs de relativisme généralisé et de concurrence libre et non faussée, pour... en sortir !

Henri Guillemin et la Révolution française : le moment Robespierre. Colloque à Paris.


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26.10.2013

L'étude de la teneur philosophique et politique du moment Robespierre de la Révolution française, en s'appuyant sur l'oeuvre et l'engagement de Henri Guillemin, vise à s’inscrire dans le cadre du débat sur les valeurs de la république, notamment sur ce que signifient aujourd’hui la Révolution française et les travaux de la première République. 
On retrouve les interventions suviantes :
 - Étienne Chouard : Henri Guillemin explique Robespierre et le gouvernement prétendument représentatif - de façon générale, la problématique de la représentation politique
 - Florence Gauthier : Robespierre, théoricien et acteur d’une république démocratique et sociale.
 - Marc Belissa : Robespierre et la religion dans l'historiographie (1794-2012)
 - Yannick Bosc : Robespierre ou la Terreur des droits de l'homme.
 - Olivier Blanc : l'argent de la Terreur: les augmentations de patrimoine des élus de l'an II.
 - Serge Deruette : le problème Robespierre, celui de son héritage... ou celui de ses héritiers (de la difficulté actuelle à assumer l'héritage révolutionnaire dont Robespierre est le représentant, et des raisons idéologiques, sociales, politiques de cette difficulté)
 - Patrick Berthier : la genèse du livre de Henri Guillemin sur Robespierre "Robespierre, mystique et politique"
 - Patrick Rödel : animation de la table ronde finale sur le thème "Henri Guillemin et la philosophie de l'histoire".