Antoine Blondin à voix nue, sur France Culture.


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1988

En 1988, Antoine Blondin acceptait de se raconter : rendez-vous était pris dans un café pour l'occasion. Evidemment dans un café, car comme l'on sait, Blondin vivait, buvait et écrivait dans les cafés. Les dérives éthylique de cet auteur, également brillant journaliste, ont d'ailleurs donné naissance à une mythologie germanopratine de leveurs de coude.
Il se livre ici au travail de la mémoire, mais aussi à celui de l'oubli. Quelqu'un de rare, Antoine Blondin. Quelqu'un de Bien. L'écouter, c'est déjà commencer à le lire.

Une émission conduite par Pierre Assouline.

Le dandysme philosophico-littéraire. Avec Daniel Salvatore Schiffer à l'Académie Royale de Belgique.


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10.2010

Le dandysme : une notion beaucoup plus profonde et articulée, tant sur le plan philosophique que littéraire, que ce qu’il y paraît à première vue. C’est cette thématique Daniel Salvatore Schiffer va nous aider à mieux cerner tout au long de ces deux cours-conférences.
Ces leçons, aux confins de la philosophie, de l’art et de la littérature, se basent sur la réflexion, à travers quelques-uns de leurs concepts-clés, de deux des penseurs majeurs du XIXe siècle, Friedrich Nietzsche et Sören Kierkegaard, pour analyser, dans un deuxième temps, la manière dont deux des plus grands écrivains de ce même siècle, Charles Baudelaire et Oscar Wilde, ont appliqué, au sein de leur œuvre poético-littéraire, ces notions philosophiques.
La figure du "philosophe-artiste", tout d’abord. Elle jalonne l’œuvre de Nietzsche. De lui connaît-on surtout la critique des valeurs judéo-chrétiennes : ce qu’il appelle la "transmutation des valeurs". Avec, comme corollaire, l’avènement de ce qu’il qualifie le "surhomme". C’est ce type de "surhomme" qui se révèle être la préfiguration du "philosophe-artiste" : être à l’intelligence, comme à la sensibilité, évoluant constamment, en une sorte de synthèse existentielle, aux limites, justement, de la philosophie et de l’art.
L’esthétique de Kierkegaard, ensuite. Elle constitue le premier des trois stades, au sein de sa "dialectique qualitative", du développement humain : les stades esthétique, éthique et religieux. Il est fait également allusion du thème de la séduction, pivot existentiel et conceptuel de son "stade esthétique".
Ainsi examinenons-nous, ensuite, la manière dont deux des plus grands écrivains du XIXe siècle - Charles Baudelaire, en France, et Oscar Wilde, en Angleterre -, chantres du dandysme, ont appliqué, consciemment ou non, ces importants concepts nietzschéen et kierkegaardien au sein de ces deux chefs-d’œuvre de la littérature universelle que sont Le Peintre de la vie moderne de Baudelaire, et Le Portrait de Dorian Gray de Wilde. Car c’est dans ces deux œuvres, principalement, que l’on voit apparaître le plus clairement la figure du "dandy", dont le philosophe-artiste nietzschéen ainsi que le "séducteur" kierkegaardien sont les archétypes philosophiques.

Le trompette de l'apocalypse : centenaire de Léon Bloy (1917-2017). Avec Pierre Glaudes, Emmanuel Godo et François L’Yvonnet chez François Angelier à Mauvais Genres sur France Culture.


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09.12.2017

"Ma trompette, à moi, est jumelle et pourvue de deux embouchures, déclarait Bloy, l'une pour le haro, l'autre pour l'hosanna", une double vocalité qu'explore Mauvais Genres, en prêtant l'oreille aux méditations mystiques et aux nostalgies paradisiaques de Bloy et en mesurant la violence incantatoire et dévastatrice de son écriture.
Un siècle après sa mort, l'onde de choc est plus que jamais sensible d'une œuvre vouée à l'adoration et à l'exécration, celle d'un "pèlerin de l'absolu", d'un "mendiant ingrat" et surtout d'un écrivain qui fascina tout autant Jünger que Borges.

À quoi sert la littérature ? Avec Juan Asensio et Patrice Jean pour l'Université Réelle à Montpellier.


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05.05.2018

Une question vertigineuse à laquelle tentent de répondre le romancier et professeur de français Patrice Jean qui vient de publier L'Homme surnuméraire aux éditions Rue Fromentin, et Juan Asensio, critique littéraire, contributeur pour de nombreuses revues et créateur du blog Stalker dans lequel il entreprend la "dissection du cadavre de la littérature".
Les grands auteurs convoqués, l'échange peut commencer et la colère, sainte et froide, s'exprimer.

Littérature et essais marquants. Avec Adrien Abauzit et Romain Guérin chez Daniel Conversano sur Vive l'Europe.


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10.2017

C'est ensemble qu'Adrien Abauzit, avocat et conférencier, et Romain Guérin, poète, nous font partager leur amour de la grande littérature française.
Ces romans, bien évidemment, mais aussi ces essais, nombreux et d'une qualité toujours irréprochable, doivent nous pousser à lire et à nous réapproprier l'héritage culturel et spirituel qui est le notre.

Emil Cioran (1911-1995). Avec Bruno de Cessole au Collège des Bernardins.


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09.11.2016

Ecrivain roumain, désespéré et désespérant, installé à Paris depuis sa jeunesse et défenseur du fascisme, Emil Cioran nous laisse une œuvre abondante dans une langue magnifique, marquée par l’esthétisme, la solitude et le scandale.
C'est Bruno de Cessole, romancier et critique littéraire, journaliste au Figaro, à l'Express et au Point, qui nous dresse le portrait de cet homme singulier, réfractaire à l'esprit du temps, et de son oeuvre, tout à la fois tragique et joyeuse.

Une conférence de l’Observatoire de la modernité.

Louis-Ferdinand Céline. Avec Philippe Muray et Michel Piccoli sur France Culture.


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05.1986

Ces "pages arrachées" au Voyage au bout de la nuit ont été composées par l’écrivain Philippe Muray en 1986.
Durant plusieurs semaines, il a invité des comédiens mais aussi des écrivains à livrer aux auditeurs de larges extraits du roman le plus célèbre de Louis-Ferdinand Céline.
Dans cette émission, les épisodes 1 et 4 de cette série sont retransmis, tous deux lus par Michel Piccoli.

Sebald, Lévi-Strauss et les contre-allées de l'Histoire. Avec Emmanuelle Loyer au Centre Culturel International de Cerisy.


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05.09.2014

Au cours de ces quinze dernières années, W.G. Sebald est devenu l'un des auteurs majeurs de la fin du XXe siècle, mondialement traduit. Son entreprise littéraire est une tentative de saisir l'évanescence des traces pour les transformer en un phrasé résistant à l’oubli. Et comme nous le rappelle Emmanuelle Loyer, Claude Lévi-Strauss est l'une des références explicitement citées par Sebald.
Quand bien même elle n'existerait pas, la déambulation rêveuse dans un monde saccagé d'un narrateur sebaldien, en proie aux doutes, à la dépression et parfois à la torpeur, la précision de l'onomastique naturaliste, le souci de l'Histoire et l'attention géographique au paysage rappellent le protocole littéraire de Tristes Tropiques en particulier.
À travers ce rapprochement, Emmanuelle Loyer attire l'attention, entre autres, sur un des horizons du travail littéraire de Sebald, également à l'œuvre sur le plan de la poétique savante chez Lévi-Strauss : une commune nostalgie à l'égard des "Belles Lettres", un régime de vérité où littérature et sciences sont indistinctes avant que le XIXe siècle ne produise un découpage des savoirs qui fut aussi un découplage.