Mondialisme : vers la guerre ! Avec Pierre Hillard pour E&R à Lille.


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27.04.2019

Les objectifs du géopolitologue Pierre Hillard sont de deux ordres. D'abord, présenter les pièces d'archives de première main qui sont indispensables à connaître et à préserver afin de comprendre les fondamentaux à l'origine du mondialisme. Ce dernier, courant religieux et philosophique, a un impact sur l'évolution des sociétés poussant celles-ci à se réagencer pour aboutir à la mise en forme d'une organisation planétaire politique, économique et religieuse appelée nouvel ordre mondial.
Ensuite, apporter un liant autour de ces pièces en les présentant sur le temps long. Partant de l'Ancien Testament annonçant le principe de l'Incarnation afin de contrebalancer le péché originel du jardin d'Éden, le processus se déroule parallèlement à un combat inverse voulant lui maintenir la situation initiale. Le Nouveau Testament est le résultat d'une victoire spirituelle mais aussi avec des répercussions d'ordre politique rétablissant une transcendance. Cependant, celle-ci est remise en cause par le mondialisme cherchant à éteindre cette victoire afin d'imposer un autre modèle religieux et philosophique propre à plaire au "Prince de ce monde".
C'est tout l'enjeu des travaux de Pierre Hillard que d'expliquer les tenants et les aboutissants de cette longue histoire.

L'absolu. Avec Stéphane Barsacq sur Radio Courtoisie.


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17.12.2018

L'écrivain, éditeur et journaliste Stéphane Barsacq publie Mystica, un ensemble de pensées, d'aphorismes et de réflexions diverses qui visent à cerner au plus près certains états d'âme : l'amour, la grâce, la joie.
Dans cette quête d'une parole qui soit salutaire, tient la balance entre le Non et le Oui, le silence et le verbe, le cri et la musique : une réponse à ceux qui ont fait de "la mort de Dieu" un Dieu de la mort.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

Vous avez dit : saint-simonisme ? Avec Pierre Musso sur France Inter.


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26.03.2018

En 1825, un homme meurt à Paris. Il avait été comte de Saint-Simon et avait congédié ses titres ; la richesse l'avait quitté, seuls quelques amis l'avaient accompagné dans ses dernières années. Mais il laissait une œuvre scientifique et politique d'une dimension inouïe, semée d'intuitions de génie.
Peu après, en tirant parti du microclimat de liberté né de la révolution de 1830, ses disciples, les saint-simoniens, vont labourer le chaos de ses livres, créer une école de pensée et même une église et faire se lever d'imprévisibles moissons.
Si à nos yeux, il y a une idée-force qui émerge de leur groupe, passablement disparate, c'est la conviction que le monde nouveau sera traversé par la circulation. Les solides compteront moins que les fluides. Le monde sera maillé de réseaux, matériels et immatériels. Michel Chevalier, penseur de premier plan de l'école saint-simonienne, a ainsi conçu dès 1832 un "Système de la Méditerranée" : "Mare nostrum", bordée de golfes féconds est appelée au laboratoire de l'association Orient-Occident. Dès 1834, le Père Enfantin, qui, dans l'église saint-simonienne, fait figure de messie, s'installe pour sa part en Egypte : le projet de canal de Suez lui doit beaucoup.
En matière politique, les saint-simoniens ne croient plus aux pyramides hiérarchiques anciennes. La politique aura dorénavant pour fonction de rendre possibles tous les genres de production car c'est autour de la production que la société se restructurera.
On voit combien ce langage de la circulation et de la production est actuel. Le saint-simonisme, souvent rangé au magasin des bizarreries utopiques attendait à bas bruit le moment "disruptif" où nous sommes pour être enfin réinterprété.
On a entendu récemment Gérard Collomb dire qu'à Lyon, il n'a pas été socialiste mais saint-simonien et Emmanuel Macron candidat à l'Elysée reconnaître une filiation. Mais quand Saint-Simon voulait faire basculer le pouvoir vers la classe industrielle, il plaçait au cœur de celle-ci les travailleurs qui, faisant tout, n'avaient pourtant rien et en venaient à penser que leur travail était inutile. Le saint-simonisme était bien davantage qu'un technocratisme à destination des entrepreneurs...

Émission "La Marche de l'histoire", animée par Jean Lebrun.

Jung et la gnose. Avec Françoise Bonardel pour la Grande Loge Nationale Française.


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15.03.2018

Carl Gustav Jung n'est certes pas le seule penseur du XXe siècle à s'être intéressé à la gnose et aux gnostiques. On pense notamment à Simone Weil, Raymond Abellio, Hans Jonas et Eric Voegelin.
Mais c'est en psychologue des profondeurs qu'il a interrogé les textes anciens et envisagé un possible renouveau de cette attitude existentielle jugée hérétique par les premiers auteurs chrétiens. L'exploration de l'inconscient témoigne en effet d'un désir intemporel de "gnose", autant dire d'une connaissance qui oriente et qui sauve.
Que Jung ait été, ou non, "gnostique" à titre personnel importe moins que cette exigence intérieure, qui demeure celle de l'homme contemporain.

Précisions et développements : Michel Drac répond aux questions d'Alban Dousset.


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08.2019

L'analyste politique et prospectiviste Michel Drac répond aux questions et aux demandes de précison d'Alban Dousset, fin lecteur et auditeur attentif.

Sommaire :
 - 0'00'00 : qu'avez-vous pensé de ma réponse à votre vidéo ?
 - 0'07'07 : comment articulez-vous la nécessité de vulgarisation et la nécessité de rigueur méthodique ? Où en êtes-vous de votre idée de développer un processus de gestion/validation collective des idées ?
 - 0'14'59 : vous dites que "le matérialisme bourgeois n'a rien à proposer au-delà du narcissisme" (p183 dans Essais). Pourtant, dans Triangulation, vous décrivez de nombreux courants spirituels gravitant autour du mondialisme et du matérialisme bourgeois. Doit-on voir dans ce constat une évolution de votre part ?
 - 0'21:30 : dans La question raciale, vous opposez aux "racialistes extrémistes", des "antiracialistes extrémistes", en prenant comme exemple le massacre des peaux rouges, le génocide rwandais ou l'épuration des paysans ukrainiens. On pourrait quand même procéder à une objection : ces massacres socio-ethniques, n'ont pas comme fondement principal et explicite, la motivation raciale ou humaniste.
 - 0'30'12 : dans La question raciale, vous déclarez (p327 dans Essais) : "le comportement suicidaire que nous observons chez nombre de nos contemporains européens traduit de leur part une volonté inconsciente de mourir à cette "paléo-humanité" prétechnologique pour que naisse en eux une "néo-humanité" adaptée à l'ère nouvelle." Ne s'agit-il que de cela ? Le recul de la démographie n'a-t-il pas d'autres explications ?
 - 0'32'22 : dans une courte vidéo qui circule sur YouTube, Pierre Hillard résume votre point de vue spirituel qui serait, selon lui, "du côté de la loi", tandis que lui serait du côté de "l'amour". En référence à une conversation (entre lui et vous) dans laquelle vous auriez déclaré "dans l'Ancien Testament, il y a la loi, dans le Nouveau Testament, il y a l'amour, et moi je suis resté fidèle à la loi". Quelle est votre réaction à ce sujet ?
 - 0'36'28 : les contours de la notion de satanisme sont finalement assez variables selon les individus et les religions. Bien que vous soyez chrétien, vous intégrez à votre grille de lecture morale la notion de volonté de puissance chère à Nietzsche. Pourriez-vous esquisser, une définition complète et personnelle de ce que recouvre selon vous la notion de satanisme ?
 - 0'43'00 : au sujet du RIC, vous semblez penser que le peuple manque de maturité pour exploiter un tel outil. Sans faire du RIC un moyen "réel" pour le peuple de s'autogouverner, ne peut-on pas voir ce dispositif comme un moyen pour le peuple de réaliser la "démopédie" que vous appelez de vos vœux ?
 - 0'54'36 : quels sont, selon vous, les facteurs de toutes natures, structurants, favorisant tel ou tel système politique ?
 - 0'56'58 : la vision que vous donnez des communautés primitives, héritée de Pierre Clastre, fait la part belle aux violences et aux inégalités. Avez-vous consulté les travaux d'Emmanuel Todd relatifs aux familles nucléaires "primordiales"  ou les descriptions des démocraties primitives (pouvoir politique presque totalement décentralisé) évoquées par Pierre Clastre  lui-même  ?
 - 1'00'13 : avez-vous lu la critique de François Héran de la thèse de Stephen Smith de La ruée vers l'Europe dont il a fait une note de lecture ? Si oui, qu'en pensez-vous ?
 - 1'06'17 : dans votre vidéo consacrée à Zbigniew Brzezinski, vous formulez l'idée que la géopolitique globale serait une perspective surdéterminante. Plus loin, vous reconnaissez une forme de "soumission au dollar" du stratège géopolitique. La perspective surdéterminante ne serait-elle pas la jonction/articulation entre les monnaies et la géopolitique (plutôt que la "seule" géopolitique) puisqu'elle détermine nettement les autres choix géopolitiques/stratégiques ?
 - 1'07'05 : dans La ponérologie politique, vous évoquez des aspects réversibles et non réversibles propres à l'idéologie dominante. De manière très intéressante, vous énumérez certains aspects réversibles. Seriez-vous capable de mentionner les aspects les moins réversibles, les plus structurants, de l'idéologie dominante ?
 - 1'08'42 : si votre objectif est l'acquisition et la diffusion de connaissances, comment pourriez-vous mobiliser de manière efficace la ressource que constitue l'intérêt de votre public ?

Sexualité et (ou) Nirvana. Avec Françoise Bonardel et Daniel Odier sur France Culture.


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03.01.2019

Nos sociétés deviennent de plus en plus transparentes en ce qui concerne les réalités sexuelles. La recherche de sens, elle, continue d'être un besoin nécessitant d'être assouvi. Ces deux préoccupations fondamentales de l'Homme sont-elles des planètes différentes ?
C'est pour en discuter que sont reçus Françoise Bonardel, philosophe des religions et essayiste française, et Daniel Odier, poète et grand connaisseur du tantrisme. Les deux invités nous permettent d'aborder les grands courants spirituels orientaux tels l'hindouisme, le bouddhisme et surtout le tantrisme kashmirien pour lequel une sexualité maîtrisée peut aider à l'épanouissement de l'être et à son éveil.

Émission "Matières à penser", animée par René Frydman.

La gnose et les gnostiques. Avec Roland Hureaux au Cercle Aristote.


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01.07.2019

La gnose constitue un des phénomènes les plus fascinants de l'histoire des idées. Elle est apparue sous le Haut-Empire romain (Ier-IIe siècle), période brillante et inquiète, qui voit aussi l'essor du christianisme. Les gnostiques, Basilide, Valentin, Marcion, prêchent des doctrines étranges se présentant comme une connaissance secrète (gnose) que Jésus-Christ aurait transmise à ses proches. Christianisme philosophique ou sulfureuse contrefaçon ? Sagesse élevée ou charlatanisme ? Religion sui generis ou maladie infantile du christianisme ? Ultime expression de la philosophie grecque ou anticipation de l'existentialisme ? Vecteur d'influences juives ou au contraire rejet du judaïsme ? La gnose garde une partie de son mystère.
Née en Orient (Syrie, Égypte), répandue à Rome, dénoncée par les Pères de l'Église (saint Irénée, Tertullien), elle connaît peut-être son sommet aux confins de l'Empire perse avec Mani (IIIe siècle) dont la doctrine, le manichéisme, se répand jusqu'en Chine et pourrait avoir inspiré le bouddhisme.
Depuis la fin des cathares (XIVe siècle), dernier avatar de la gnose européenne, celle-ci se survit par des traditions initiatiques (franc-maçonnerie, théosophie), des lignées de maîtres spirituels qui s'en réclament et des influences diffuses sur la littérature, particulièrement romantique, la musique, la philosophie. Par son rejet radical du monde réel ou sa volonté d'émanciper l'esprit des contraintes de la condition charnelle, le mode de pensée gnostique imprègne à bien des égards la culture contemporaine.
Sur un sujet complexe et controversé, Roland Hureaux nous présente, dans une perspective historique, une synthèse claire, vivante et équilibrée.

Jung et la gnose. Avec Françoise Bonardel sur Radio Courtoisie.


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09.04.2018

Médecin de l'âme et homme de culture, Carl Gustav Jung (1875-1961) s'est intéressé à la gnose dès les années 1910 alors qu'il effectuait des recherches sur les mythologies, mystères et croyances populaires. Son intuition lui disait que cette littérature étrange et difficile détenait un trésor d'images symboliques dont il lui fallait comprendre la signification.
Peu après confronté à une crise intérieure (1913) dont il fit le récit dans Le Livre Rouge, Jung en vint à considérer les gnostiques comme les premiers explorateurs de l'inconscient, découvrant le monde des archétypes qui leur inspira leurs visions et leurs mythes. Comme les alchimistes plus tard, ces visionnaires l'ont souvent guidé dans l'élaboration de la psychologie analytique, "gnostique" en ce qu'elle restitue une plénitude de sens à la vie désorientée de l'homme contemporain.
Jugées hérétiques par les premiers auteurs chrétiens, les gnoses dont l'origine est incertaine laissaient libre cours à l'imagination créatrice et avaient du salut une vision aussi proche des initiations antiques que du christianisme. Valorisant la découverte de soi à travers l'expérience personnelle du divin, leur enseignement ne pouvait laisser Jung indifférent.
Fut-il lui-même "gnostique" comme l'en accusèrent Martin Buber et certains théologiens chrétiens ? S'il le fut, c'est à sa manière : afin de répondre aux exigences spirituelles de son temps désireux de "savoir" plutôt que de croire.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.